http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=539
DCN
Test décisif pour le SeaKeeper de DCN et Thales
27/09/2005
Le tout nouveau système autonome de chasse aux mines s’est une fois de
plus illustré au cours d’essais menés en fin de semaine dernière à Toulon,
sur le site de Brégaillon. Après avoir été remarqué fin juin par les
officiers américains lors de l’exercice Homeland Defense à Corpus Christi,
au Texas (*), c’est devant les représentants de la Marine nationale, des
douanes et de marines étrangères que le SeaKeeper a été mis à l’épreuve.
Pour ce test, le système devait prouver ses capacités à être déployé dans
un port civil, sans moyens dédié et dans un délai extrêmement court. Avant
le déploiement de l’engin, les plongeurs démineurs avaient dissimulé trois
mines de différents types. Selon DCN , le pari est réussi. Le SeaKeeper
aurait en effet débusqué les trois mines en moins de deux heures !
Souplesse d'emploi inégalée
Le SeaKeeper se compose d’un drone semi-submersible remorquant un sonar à
balayage latéral (portée 2 X 150 mètres), capable de détecter et de
classifier les mines. Son système de conduite comprend des moyens de
communication radio, une télécommande, des instruments de navigation et de
traitement des données sonar. Le poste de commande, amovible, peut être
installé sur un navire, comme ce fut le cas au Brégaillon où le shelter a
été fixé sur un remorqueur. Les essais réalisés jusqu’ici ont démontré que
la solution d’un drone semi-submersible garantissait une excellente
stabilité du poisson remorqué, même par mer agitée. Conçu pour la
sauvegarde des approches maritimes, le SeaKeeper pourrait être choisi par
le ministère de la Défense pour remplacer les moyens de surveillance du
goulet de Brest. C'est là que se trouve l’île Longue, base des sous-marins
stratégiques français. Les essais de Toulon étaient en tous cas les
ultimes démonstrations avant le choix final.
Long de 8,3 mètres pour une hauteur de 11 mètres, le SeaKeeper pèse près
de 7 tonnes. Capable de plonger à 200 mètres, il dispose d’une autonomie
de 16 à 74 heures selon sa vitesse, qui peut atteindre 12 nœuds. Cette
célérité le rend cinq fois plus rapide qu’un chasseur de mines
traditionnel. L’ensemble du système, conteneurisé, est aérotransportable.
(*) Voir notre article du 6 juillet