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Rat d’hôtel sans fil    Marc Olanié
10/11/2005 

Très intéressante expérience, que celle… d’une amie de notre confrère
d’Infoworld. Cette personne, « road warrior » de son état, s’est amusée à «
sniffer », sans déployer de véritables outils de hacking, les mots de passe
circulant sur les réseaux sans fil des hôtels. Des hôtels qui, faut-il le
remarquer, utilisent le plus souvent des hubs plus que des commutateurs,
autrement dit des concentrateurs qui laissent passer l’intégralité du trafic
sur l’ensemble des brins raccordés au boîtier. En une nuit, rapporte notre
confrère, notre sniffeuse amatrice a récupéré 118 mots de passe, dont la
plupart acheminés en clair dans des trames html html (dans 50% des cas). Les
autres mots de passes se faisaient transporter avec indolence au rythme des
SMTP, POP3, IMAP (40%) ou de moyens un peu plus exotiques et pas tellement plus
sécurisés (FTP, ICQ, SNMP, SIP, Telnet dans 19% des cas). Rien que du classique
donc, la forte proportion de html étant, estime l’auteur, liée à l’usage
croissant d’interfaces « webmail ». SSL serait-il ignoré par les habitués des
chaînes Hilton et les coureurs de Best Western ? Non, explique la « copine du
journaliste spécialiste des questions de sécurité ». Non, mais il est fréquent
que les implémentations SSL soit déficientes. Le « cadenas » en bas d’écran ne
veut quasiment rien dire. Pis encore, cette clientèle hôtelière est également
grande consommatrice d’accès distants, accès en grande partie non protégés par
des mots de passe. Que faire pour éviter une situation aussi critique ? Notre
confrère répond sans ambage « sniffez vos propres connexions ».. facile à dire.
Car, à moins de se déplacer avec deux portables, il n’est pas toujours pratique
de faire fonctionner un sniffer en mode promiscuité sur la même carte qui
assure la liaison réseau. Test donc à pratiquer au bureau, dans des conditions
de fonctionnement idéales.


Combien de VRP, combien de voyageurs auront une chance de lire et comprendre
cet article ? Fort peu, il faut croire. Combien de pirates tomberont dessus ou
se le communiqueront ? Une armée, à n’en pas douter. Dans moins d’un an,
gageons qu’il se passera sous le manteau un équivalent hacker du Gault et
Millaud. « Hôtel Hilfordshire, Monaco, Chambre impeccable, service d’étage
royal, baronne insupportable, 200 machines hackables en permanence, gain moyen
possible situé au-delà de 800 $ la minute »


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