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Terre information magazine N° 168 de octobre 2005

[EMAIL PROTECTED] AU CENTAC
A l'occasion d'un exercice au Centre d'entraînement au combat (CENTAC),
[EMAIL PROTECTED], développé par Giat Industries, a été testé dans des 
conditions
réelles d'utilisation en accompagnant le détachement de maintenance
d'Olivet chargé du maintien en condition de 15 chars Leclerc. Muni d'un
gilet et de lunettes fonctionnant comme une micro caméra, le personnel en
difficulté peut désormais être guidé grâce au retour écran par un expert
qui se trouve en base arrière. Cette expérience originale a permis
d'établir de véritables télédiagnostics par liaison satellite associant à
la fois la maintenance du client EMAT à l'assistance de Giat Industries.

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PROGRAMME MELCHIOR
Le 30 juin 2005, la Délégation générale pour l'armement (DGA) a notifié à
la société Thalès le marché de réalisation du programme Moyen d'élongation
pour les communications haute fréquence interarmées et OTAN en réseau
(MELCHIOR), système HF tactique de nouvelle génération des armées. Ce
programme est destiné à doter les forces spéciales et les unités des trois
armées d'une composante essentielle de communication tactique, projetable
en toutes circonstances. Fin 2010, plus de 1 200 stations MELCHIOR seront
produites et toutes les stations HF CARTHAGE et MATILDE seront mises au
standard, formant ainsi un parc de près de
2 000 stations MELCHIOR.

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L'Ecole Interarmées du renseignement et des études linguistiques
« Savoir pour prévoir afin de pouvoir »

L'Ecole interarmées du renseignement et des études linguistiques (EIREL),
située à Strasbourg, fête cette année son vingtième anniversaire. Cet
organisme, rattaché à la Direction du renseignement militaire (DRM) depuis
1992, est le centre national de formation du renseignement interarmées.
TIM a poussé les portes de cette belle école pour vous en livrer quelques
secrets...

L'EIREL a pour vocation de former aux métiers du renseignement d'intérêt
militaire les officiers et sous-officiers de l'armée de Terre1, de l'armée
de l'Air, de la Marine et de la Gendarmerie, mais il dispense aussi
l'apprentissage des langues intéressant la Défense. L'école reçoit ainsi
entre 2 500 et 3 000 stagiaires par an pour une centaine de stages
répartis en 300 sessions. L'EIREL offre également depuis quelques années
des formations aux cadres militaires appartenant à des armées étrangères.
Ainsi la formation est scindée en deux divisions, la division
renseignement et la division langues :

   · la division renseignement forme les militaires à la doctrine du
renseignement et aux méthodes de recherche, de sélection et d'analyse de
l'information : Renseignement d'origine humaine (ROHUM), renseignement
d'origine électromagnétique (ROEM), et aujourd'hui renseignement à partir
des Sources    ouvertes sur Internet (SOINT). Des stages de formation au
BICES (Battlefield information collection and exploitation), système
militaire de l'OTAN, sont également organisés, des stagiaires originaires
de plus de 15 pays y ont déjà participé. Autre mission pour la division
renseignement : la formation d'adaptation à certains emplois tels que ceux
d'attachés de défense ou d'observateurs à l'ONU, avant leur départ en
poste ou en mission.

   · La division langues organise des stages de longue durée en langues
serbo-croate, albanaise, russe et arabe, langues liées à l'évolution de la
situation internationale. Sont formés ici et de manière intensive des
linguistes techniques ou généralistes destinés à servir dans les
différents métiers du renseignement, notamment en tant que linguiste
d'écoute. Des cours de perfectionnement uniquement à vocation
opérationnelle et de courte durée sont également assurés dans les langues
étrangères usuelles et à vocation opérationnelle (anglais, allemand,
portugais, espagnol), au profit de cadres provenant d'horizons divers,
qu'ils soient d'active ou de réserve.

Multiples missions donc pour l'EIREL qui profite de ses 20 ans pour encore
adapter les formations qu'elle dispense, parallèlement aux besoins en
perpétuelle évolution des métiers du renseignement : « 20 ans c'est
une étape, l'EIREL est une jeune fille qui se met en ordre de bataille
pour répondre aux défis nouveaux en matière de formation interarmées.
Aujourd'hui, les cadres occupent de plus en plus souvent des postes au
sein des états-majors multinationaux permanents (OTAN, Union
Européenne...) ou temporaires (OPEX), et l'enjeu est de réussir à
développer des formations interarmées qui permettront à nos officiers et
sous-officiers insérés d'être immédiatement efficaces », explique le
général François Gonnet, commandant l'école.

Le centre de formation de demain

Ainsi, l'objectif clairement défini pour le 1er juillet 2006 est de
transformer l'EIREL en un Centre de formation au renseignement interarmées
(CFRIA). Ce centre national devrait concentrer ses activités sur sa
mission principale et prioritaire : la formation du personnel appelé à
servir au sein de la chaîne renseignement d'un état-major de force
interarmées et multinational permanent ou temporaire, qu'il soit de niveau
stratégique ou opératif. Toujours lié au renseignement, le CFRIA
poursuivra la formation des linguistes pour satisfaire les besoins
opérationnels définis par l'Etat-major des armées (EMA) et développera sa
capacité à dispenser un enseignement bilingue français-anglais.

L'EIREL, fière et forte de ses 20 ans d'existence, est toujours tournée
vers l'avenir.

                           LTN Angélique THERON
                     · Photos : ADJ Olivier DUBOIS
1) Entre 2005 et 2006, transfert progressif des formations renseignement
au profit de l'armée de Terre au Centre d'enseignement et d'études du
renseignement (CEERAT) à Saumur, dans le cadre du protocole DRM/armée de
Terre.


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La formation des officiers RENS en première partie de carrière

Depuis sa création en 2002, le Centre d'Enseignement et d'Etudes du
Renseignement de l'Armée de Terre (CEERAT) s'est donné comme objectif de
participer à l'amélioration du fonctionnement de la chaîne renseignement
de l'armée de Terre, notamment en "professionnalisant" les métiers de la
fonction renseignement (RENS), par le biais d'un panel de formations
rénovées.

Tout en achevant sa montée en puissance, le CEERAT a concentré son effort
sur le fonctionnement des bureaux RENS des états-majors des forces. Un
nouveau dispositif de qualifications et de formations renseignement a donc
vu le jour au profit des cadres.

Les officiers bénéficient désormais d'une formation tout au long de leur
carrière dans le domaine du renseignement. Cette formation est adaptée au
poste et au niveau de responsabilité de chacun.

Les jeunes officiers appelés à servir dans des unités du renseignement, de
la géographie ou des forces spéciales suivent à l'issue de leur formation
d'application spécifique à leur arme, un stage commun d'initiation au
renseignement de deux mois puis un stage de spécialité de trois mois,
avant de rejoindre leur unité d'affectation.

Cette période d'initiation au renseignement se compose de deux volets :

· de mars à mai, les jeunes officiers provenant de l'EAI (1), de l'EAABC
(2), de l'ESAT (3) et de l'EAA (4) effectuent un tronc commun RENS au
CEERAT durant lequel ils acquièrent les savoir-faire, mais surtout les
savoir-être relatifs à leur métier. Ce tronc commun permet de les
acculturer et de les préparer à leur premier emploi. Un premier stage a
été réalisé en 2005.

· à l'issue de ce tronc commun, les officiers suivent, sous la
responsabilité du CEERAT, une formation spécifique à leur futur métier
durant trois mois, dans différents centres de formation délégués (i.e.
appartenant à l'armée de Terre) ou associés (i.e. ne relevant pas de
l'armée de Terre).

Une fois pressentis ou désignés pour commander une unité élémentaire RENS,
les capitaines viennent suivre le cours des futurs commandants d'unité
(CFCU) qui s'articule autour de deux mois de tronc commun RENS et
administratif au CEERAT, puis un module de spécialisation, oscillant entre
2 et 5 semaines, au sein des unités ou de centres d'instruction
spécialisés.

L'objectif du volet RENS est de préparer les futurs commandants d'unité à
commander un détachement capteur ou un détachement de liaison.

Quant au module administratif, réalisé en partenariat avec l'EAABC, il
vise à donner les connaissances nécessaires au commandement d'une unité
élémentaire (exercice de l'autorité, gestion des ressources humaines,
maintenance des matériels, réglementation, etc.)

Le premier stage CFCU renseignement est conduit par le CEERAT depuis le 31
août 2005.

                                   CoFAT/ CEERAT
1) Ecole d'application de l'infanterie, pour les lieutenants ayant choisi
le 1er RPIMa et le 13e RDP.
2) Ecole d'application de l'arme blindée cavalerie, pour ceux ayant choisi
le 1er RPIMa, le 13e RDP, le 2e RH ou un EEI.
3) Ecole supérieure et d'application de l'arme des transmissions, pour les
jeunes officiers ayant choisi des unités de renseignement d'origine
électromagnétique et de guerre électromagnétique (44e RT, 54e RT et 785e
CIE GE).
4) Ecole d'application de l'artillerie, pour les officiers ayant choisi le
61e RA et les futurs géographes du 28e GG.

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Sécurité des Systèmes d'Information et de Communications (SSIC)

Cette filière recouvre les fonctions permettant de mettre en oeuvre les
procédures et de déployer les équipements destinés à assurer la sécurité
des systèmes d'information et de télécommunications : SSI, chiffre et
protection contre les signaux compromettants.

Il n'y existe pas de niveau BSAT pour cette filière.

Les principales missions du sous-officier titulaire du BSTAT SSIC
      - mettre en oeuvre des mesures de protection,
      - préconiser des mesures de protection,
      - réaliser des audits de sécurité.

Le contenu du BSTAT

Le BSTAT SSIC présentera dans un premier temps une introduction générale
au vaste domaine de la sécurité informatique, que ce soit sur le plan
technique ou sur le plan de l'environnement général, incluant les
nouvelles menaces, l'évolution des risques et des enjeux.

Dans un deuxième temps, le BSTAT SSIC traitera de quelques moyens
permettant d'organiser la sécurité du Système d'information dans un
organisme de l'armée de Terre, des aspects de management inhérents ainsi
que des difficultés rencontrées. Enfin dans un troisième temps le BSTAT
SSIC s'ouvrira sur des démarches pratiques qui permettent de souligner
quelques approches opérationnelles et efficaces pour apporter des réponses
concrètes aux problématiques de la sécurité du système d'information.




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