http://solutions.journaldunet.com/actualite/depeche/28/114088/securite_le_robot-vigile_arrive_mais_on_est_loin_de_robocop.shtml

Sécurité: le robot-vigile arrive, mais on est loin de Robocop

Mercredi 23 novembre 2005, 09h16
Les 150.000 agents de sécurité français vont prochainement
découvrir leurs nouveaux collègues, version "high tech":
infatigables, toujours sur la brèche et jamais susceptibles d'aller se
griller une cigarette en douce, des robots vont venir renforcer les
effectifs d'un grand groupe international de surveillance.

Mais promis, pas question de d'échanger l'homme pour la machine.

"Le robot ne remplacera pas l'homme. Il restera en support de la
prestation humaine", assure Daniel Warfman, chef de projet au sein du
groupe anglo-danois Groupe 4 Securicor, lors d'une présentation mardi
en marge du salon Milipol du Bourget (Seine-Saint-Denis).

Mosro, avec son allure de gros bâton de rouge à lèvres sur
roulettes, est conçu pour la surveillance intérieure. Pesant 25
kilogrammes, il est capable de patrouiller pendant quatorze heures
d'affilée à une vitesse de 4 kilomètres/heure. Il peut même prendre
l'ascenseur tout seul, pour peu que celui-ci ait été équipé d'un
transpondeur, ce qui lui permet s'assurer la surveillance d'un
bâtiment sur plusieurs niveaux.

Son grand frère Ofro, plus gros, plus rapide et monté sur chenilles,
est destiné à la surveillance extérieure, des ports, aéroports,
sites industriels et militaires.

Développés par la société berlinoise Robowatch Technologies, les
deux engins peuvent être équipés, en fonction des besoins du client,
de quelque 200 capteurs différents, explique à l'AFP Norman Kornagel,
un des responsables commerciaux de Robowatch. Les engins sont ainsi
totalement modulables.

Un robot chargé de surveiller un centre commercial pourra ainsi être
équipé d'une caméra infrarouge qui lui permettra de découvrir un
cambrioleur caché derrière un mur et totalement invisible pour son
collègue humain. D'autres de ces engins seront mis en oeuvre l'an
prochain lors de la Coupe du Monde de football en Allemagne pour
"renifler" d'éventuelles bombes chimiques.

Pour M. Warfman, l'usage du robot se justifie en cas de tâches
pénibles, répétitives, qui entraînent une érosion de la vigilance.
Les fonctionnaires de police qui font de la vidéosurveillance sont
relevés toutes les deux heures, rappelle-t-il. Leur usage s'impose
aussi dans des milieux hostiles pour l'homme. Ou dans des usines
pharmaceutiques, agroalimentaires ou électroniques où on évite
d'introduire germes et poussières.

Autre avantage pour les entreprises craignant l'espionnage: le robot,
dépourvu de "bras", n'est pas susceptible d'aller fouiller dans les
tiroirs à la recherche de secrets industriels.

Attention, l'heure de Robocop n'est pas pour autant arrivée. Ces
engins, s'ils sont dotés d'un radar qui leur permet de détecter toute
présence dans un cercle de 3.000 m2, "ne sont pas équipés pour
intervenir" contre d'éventuels délinquants, assure M. Warfman.

Confrontés à un intrus, les robots s'arrêtent, lancent un harmonieux
"Achtung !" (la version française est promise pour bientôt) et
appellent leur superviseur.


http://www.20minutes.fr/journal/france/article.php?ida=65371

Fibre sécuritaire au salon Milipol
Mercredi 23 novembre 2005

Nouveaux uniformes militaires, gant moulé avec protection NRBC
(nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique), nouvelles
fibres pour gilets pare-balles ou tissus haute ténacité... Cette
année, le textile de protection tient une grande place dans les
travées de Milipol, le salon professionnel de la sécurité
intérieure des Etats qui se tient au Bourget (Seine-Saint-Denis)
jusqu'à vendredi. Le must ? Un gilet « intelligent » présenté
par Paul Boyer, l'un des principaux équipementiers de la police
française. « Doté d'une mini-caméra et d'une caméra
infrarouge, il permet de se déplacer dans des contextes difficiles,
tout en gardant les mains libres », explique-t-on sur le stand. Il est
directement relié à un poste de commandement (PC), qui peut ainsi «
suivre » la personne sur le terrain. Il ne s'agit que d'un
prototype.

Mais Milipol, ce sont avant tout des armes. Présenté en
avant-première il y a deux ans, le Taser, « flingue électrique »
qui paralyse sa proie, revient cette année tout auréolé de ses
premiers résultats. « Il équipe désormais trois brigades
anticriminalité (BAC) en France : celle de Lyon, celle des Yvelines et
celle de Paris. Récemment, la BAC de Lyon l'a utilisé pour
neutraliser un homme qui menaçait de sauter du haut d'un édifice.
»

Les drones tactiques et les systèmes de renseignement au sens large
occupent aussi une importante place cette année. Plus anecdotique, le
salon présente également la future moto de la police et de la
gendarmerie. Une... Yamaha. Finie l'époque de BMW, qui équipait les
brigades françaises depuis plus de trente ans. Mickaël Bosredon


http://www.futura-sciences.com/news-salon-milipol-supermarche-james-bond_7650.php

Salon Milipol : le supermarché de James Bond ?
Futura-Sciences, le 24/11/2005 à 16h41


Une caméra miniature dissimulée dans un banal paquet de cigarettes,
une valise en plastique ABS résistant aux conditions extrêmes et
presque indestructible, un drone dirigeable autonome - sous la forme
d'un catamaran des airs (voir notre dossier ) - dédié à la
surveillance et à la détection des mines, un robot-vigile pouvant
être équipé de 200 capteurs différents, tels qu'une caméra
infrarouge et un nez renifleur de bombes chimiques.

Sommes-nous en train de visiter le supermarché de James Bond ? Non !
Nous arpentons seulement les allées du Salon mondial de la sécurité
intérieure des Etats Milipol, qui se tient du 22 au 25 Novembre au
Bourget.

La quatorzième édition du Salon mondial de la sécurité intérieure
des Etats se tient du 22 au 25 Novembre au Bourget
La quatorzième édition du Salon mondial de la sécurité intérieure
des Etats
se tient du 22 au 25 Novembre au Bourget

Une nouvelle carte d'identité biométrique... Mais payante...

Identité nationale électronique sécurisée, ou INES pour les intimes
: tel est le nom de code de la future carte d'identité biométrique
dont la France compte se doter à partir de 2006. Et ce afin de pouvoir
identifier un citoyen par reconnaissance palmaire et faciale, mais
surtout dans le but de suivre les recommandations de l'Union
européenne et d'accéder aux desiderata américains en matière de
lutte contre le terrorisme.

Cette nouvelle carte d'identité contiendra une puce électronique,
située au dessus de la photo traditionnelle, qui stockera à la fois
les empreintes digitales et la photo numérisée de son propriétaire.
A l'occasion de sa visite sur le salon Milipol, Dominique de Villepin
a déclaré que, dans un futur proche, l'iris de l'œil pourrait
être également utilisé comme identifiant biométrique.

Cette nouvelle carte d'identité, dont la fabrication débutera en
2006, devrait être obligatoire d'ici cinq ans, et se généraliser
progressivement aux cartes Vitale, passeports, permis de conduire et
cartes de séjour.

Le prix ? Le gouvernement estime le coût du système INES à 205
millions d'euros par an. La société Zéphyr Technologies, présente
sur le salon, avance un tarif de 50 euros par exemplaire, mais précise
qu'il dépendra du volume de cartes émises. En tous cas, le ministre
a fait savoir qu'elle serait payante : selon lui, « c'est le prix
de la sécurité ».

Après la photographie et les empreintes digitales numérisées L'iris
de l'oeil bientôt sur notre carte d'identité ?
Après la photographie et les empreintes digitales numérisées,
L'iris de l'oeil bientôt sur notre carte d'identité ?

De nouveaux robots de surveillance

La société Robowatch Technologies, qui tenait un stand sur le salon
Milipol, a mis au point plusieurs modèles de robots de surveillance,
pour l'intérieur comme pour l'extérieur.

MOSRO, le vigile de demain ?

Il pèse 25 kilogrammes, a une autonomie de 14 heures, se déplace à
la vitesse de quatre kilomètres à l'heure et peut même emprunter
les ascenseurs. MOSRO, le vigile du futur, a été conçu pour la
surveillance intérieure, et est déjà utilisé par de nombreuses
compagnies dans le monde.

Les tâches accomplies par ce robot peuvent être multiples, en
fonction du lieu et du contexte de son utilisation. A cet effet, près
de 200 capteurs différents sont proposés aux clients. Les principaux
composants du système sont les suivants :

# Des caméras de surveillance ;

# Des sonars d'une portée de dix mètres et des capteurs
infrarouges, utilisés pour la navigation du robot ;

# Des capteurs infrarouges passifs, d'une portée approximative de 12
mètres, pouvant détecter à 360 degrés les émissions de chaleur
d'un corps en mouvement ;

# Des détecteurs de gaz et de fumée ;

# Un système de reconnaissance palmaire.


Toutes les données qu'il recueille sont transmises à ses «
collègues » humains par LAN, ISDN, DSL, GPRS...

Le robot Mosro en
Le robot Mosro en "faction" dans un centre commercial
(Crédits : Robowatch Technologies)

Le terrain de jeu préféré de MOSRO reste les grands espaces
intérieurs :

# Les stades (des robots MOSRO seront probablement utilisés lors de la
prochaine coupe du monde de football, en Allemagne) ;

# Les industries (notamment dans les industries pharmaceutiques ou les
pièces blanches) ;

# Les entrepôts, pour la surveillance des stocks et la détection des
départs de feu.


OFRO, le grand frère

Son grand frère OFRO, équipé de chenilles, pèse 50 kilogrammes et
se déplace à une vitesse de 7,2 kilomètres à l'heure. Il a été
conçu pour œuvrer à l'extérieur, par exemple dans les aéroports
ou sur des bases militaires.

OFRO+detect, une évolution du modèle de base, peut « renifler »
l'air ambiant, déterminer le type et la concentration des gaz
toxiques présents dans un endroit donné, ou détecter la présence de
substances radioactives. Et ce, sans mettre de vie humaine en danger.

Le robot vigile OFRO est le grand frère de MOSRO Il est dédié à la
surveillance dans les espaces extérieurs (Crédits : Robowatch
Technologies)
Le robot vigile OFRO est le grand frère de MOSRO
Il est dédié à la surveillance des espaces extérieurs
(Crédits : Robowatch Technologies)

La quatorzième édition du salon Milipol, organisé alternativement
par la France et le Qatar depuis 1996, fermera ses portes demain.
Accessible uniquement aux professionnels de la sécurité, il rassemble
plus de 750 entreprises issues d'une quarantaine de pays, et réunit
les meilleurs équipements de sécurité. Si une telle ostentation
d'armes et de matériel militaire peut froisser - la délégation russe
y a présenté plus de 100 modèles d'armes et d'équipements spéciaux
- le salon Milipol reste une mine de trouvailles et d'innovations
technologiques.

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