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Ecoutes téléphoniques: Ericsson confirme l'existence de logiciels espions
sur le réseau grec de Vodafone
[infogrece] · Posté le 08 février 2006 à 11:15:00 CET
Après la découverte d'un vaste plan écoutes téléphoniques illégales sur le
réseau de sa filiale Vodafone Grèce, le constructeur suédois Ericsson a
confirmé mardi dans un communiqué de presse l'existence de deux logiciels,
dont l'un n'a pas été construit par la société, soutient le communiqué,
qui ajoute qu'il a été place illégalement au sein de son réseau dans des
conditions inexpliquées. Le nombre des personnes ainsi espionnées quelques
mois avant les JO d'Athènes pourrait atteindre les 500, dont le Premier
ministre et plusieurs membres du gouvernement. Les ministres de l'Ordre
public et de la Justice étaient entendus hier en commission des
Institutions et de la Transparence du Parlement grec, tandis que le PASOK
a demandé la démission de ministres concernés.
Ce jeudi, des cadres informaticiens de Vodafone seront entendus à
Maroussi, au siège de l'Autorité de protection du secret des
communications (ADAE), pour informer ses membres des données disponibles
dans l'affaire des écoutes, et expliquer quelles ont été les réactions de
l'opérateur après avoir eu connaissance des actions illégales.
Les ministres de l'Ordre public et de la Justice, MM. Voulgarakis et
Papaligouras, ont répondu, eux, mardi aux questions des députés sur
l'affaire des écoutes téléphoniques en réunion de la commission
parlementaire des Institutions et de la Transparence. Les deux ministres
ont insisté une nouvelle fois sur la justesse de la gestion de ce dossier
par le gouvernement répondant aux allégations, en particulier, du
principal parti de l'opposition, le PASOK qui s'interrogeait sur le délai
de plusieurs mois avant que le gouvernement n'annonce le scandale.
M. Papaligouras a décrit toute cette affaire d'écoutes de personnalités
hautement placées, dont le premier ministre, Costas Caramanlis, comme "un
scandale nauséabond" concernant la sécurité de la Grèce, critiquant la
position du PASOK qui, a-t-il dit, "essaie de faire apparaître plus ou
moins le gouvernement comme l'auteur, alors qu'il en est la cible
principale".
Le ministre a précisé qu'à partir de l'information transmise aux ministres
compétents en mars dernier par le directeur-conseil de Vodafone, M.
Koronias, de l'existence mystérieuse d'un sous-système de communication,
les dix mois écoulés avant l'annonce officielle de cette affaire avaient
permis un contrôle "très complexe" des communications.
Selon les informations fournies par la maison mère de Vodafone, un
deuxième logiciel placé illégalement servait, d'une part, à activer le
logiciel régulier de communications d'Ericsson, et d'autre part à effacer
toute trace de son utilisation du logiciel légal.
Pour sa part, M. Voulgarakis a réitéré que si la désactivation par
l'opérateur de téléphonie mobile du logiciel avait supprimé la possibilité
de détecter où étaient situés "les téléphones espions", les copies du
logiciel remises aux autorités judiciaires "peuvent être utilisées" et
conduire à d'autres renseignements. Le ministre a encore justifié le délai
assez long qui s'est écoulé avant que cette affaire soit rendue publique
par le fait que la Police hellénique (ELAS) avait dû examiner des milliers
de communications téléphoniques dans toute la Grèce et même à l'étranger.
Côté députés, Evanghelos Venizelos (PASOK) a parlé d'interférences entre
le gouvernement et la justice, soutenant de plus que la non-information de
l'Autorité de protection du secret des communications (ADAE) constituait
un délit pénal, Liana Kanelli (KKE) s'interrogeant sur le nombre exact des
personnes sur écoutes, M. Kouvelis (Synaspismos) demandant que soient
connues éventuellement d'autres personnalités non citées dans la liste des
46 personnes et quelque 100 portables.
A propos de la ADAE, le gouvernement a expliqué que c'est seulement à
partir de janvier 2005 que l'Autorité était en nombre suffisant pour
entreprendre cette tache, alors que M. Voulgarakis, après avoir évité la
question sur le nombre des personnes suivies, a finalement avance le
chiffre de plus de 500. Le ministre a également dévoilé une nouvelle liste
de dix personnes sous écoute, parmi lesquels l'ex et l'actuel chef de la
police nationale, respectivement MM. Nassiakos et Aggelakos, et le
directeur du service anti-terrorisme, M. Galikas.
Enfin, a propos du suicide d'un haut cadre de Vodafone un jour après la
réunion au Palais Maximou de M. Koronias avec MM. Voulgarakis et
Papaligouras en mars dernier pour informer le gouvernement de cette
affaire, le ministre de l'Ordre public a déclaré qu'après une enquête
policière systématique, il avait été conclu que ce suicide "ne pouvait pas
être lié à l'affaire des écoutes téléphoniques", le ministre de la Justice
reconnaissant pour sa part que des questions restent à présent sans
réponse. Le Parquet a entre temps rouvert l'enquête sur ce décès, le frère
du défunt devant être entendu jeudi.
Papandreou demande la démission de ministres
Le président du PASOK, Georgios Papandreou, a demandé que démissionnent
les ministres tenus pour responsables de la façon dont a été gérée
l'affaire sur les écoutes téléphoniques. En session du Conseil politique
du parti socialiste grec, M. Papandreou a estimé que de tels événements
auraient entraîné dans tout autre pays la démission de hauts responsables.
M. Papandreou s'en est pris à nouveau au gouvernement, l'accusant de
"gérer en amateur" "le feuilleton" des écoutes, malgré le fait qu'il
s'agisse d'une affaire grave dépréciant les droits des citoyens, les
institutions démocratiques et la sécurité nationale. "Costas Caramanlis,
est responsable de cette atteinte à la crédibilité de la Grèce au plan
international", a conclu M. Papandreou.
De son côté, le député de Synaspismos et ex-président du parti, Nikos
Constantopoulos, a adressé lundi une lettre à la présidente du Parlement,
Anna Psarouda-Benaki, par laquelle il demande la convocation immédiate de
la Chambre afin qu'elle soit informée sur le dossier des écoutes
téléphoniques par le Premier ministre, Costas Caramanlis, en personne.
M. Constantopoulos demande également la commutation de la commission
compétente des Institutions et de la Transparence en "commission
d'enquête", ainsi que la convocation d'un "débat parlementaire
extraordinaire spécial sur les mesures supplémentaires à prendre contre
les écoutes sur les réseaux".
Un peu plus tôt, M. Constantopoulos avait déposé une question d'actualité
au Premier ministre dénoncent dans cette affaire le "contournement" des
institutions et la "mise hors service" des autorités indépendantes de
contrôle et de protection.
Le ministre d'Etat et porte-parole du gouvernement, Théodoros
Roussopoulos, dans son point presse quotidien, a répliqué en insistant sur
la justesse de la gestion de cette affaire, et soulignant que "le
gouvernement s'était adressé à la justice, fonctionnant dans le cadre
institutionnel". Répondant plus directement à M. Papandreou, le ministre a
dit: "M. Papandreou et le PASOK, peu habitues aux procédures de la
transparence, essaient de se détourner de leurs problèmes internes en
voulant faire impression. Qu'est-ce qui les gène? Que toutes les
informations aient été rendues publiques ou que la justice exerce son rôle
sans immixtion. Sans doute, les deux".
i-GR/ANA
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