http://www.vnunet.fr/actualite/securite/protections/20060215013

Les Etats-Unis tirent le bilan de l'opération Cyber Storm
La simulation de cyber-attaque a permis d'évaluer la préparation des  
infrastructures américaines face à une telle menace.

Robert Jaques (VNUnet.com), VNUnet.fr 16.02.2006

Le Département américain de la Sécurité intérieure (DSI) a mené à son  
terme son exercice de sécurité IT baptisé Cyber Storm, mené sous l'égide  
du gouvernement (voir édition du 6 février 2006). L'objectif de ce test  
était d'évaluer la réaction, la coordination et les mécanismes de  
rétablissement de 115 institutions locales, nationales, internationales et  
privées face à une simulation de cyber-attaque à grande échelle.

"La sécurité numérique est un élément crucial de la protection de  
l'infrastructure de notre nation car les systèmes d'information sont liés  
à de nombreux aspects de notre économie et de notre société", a déclaré  
George Foresman, sous-secrétaire du DSI chargé de la capacité  
opérationnelle. "Une bonne préparation à une attaque numérique implique  
une coopération et une coordination à tous les niveaux du gouvernement et  
du secteur privé. Cyber Storm représente donc une excellente opportunité  
de nous préparer à une telle offensive et d'améliorer notre gestion du  
risque."

Une simple simulation sans effets réels

L'exercice a consisté à simuler une attaque très élaborée à travers une  
série de scénarios dirigés contre des infrastructures critiques. L'un de  
ces scénarios était notamment une intrusion dans le système informatique  
d'une compagnie d'énergie, causant de nombreux dysfonctionnements du  
réseau électrique. Selon George Foresman, le but était d'une part de  
souligner le niveau d'interconnexion entre la sécurité numérique et  
l'infrastructure physique, d'autre part d'entraîner les secteurs publics  
et privés à communiquer et à se coordonner.

Le DSI a insisté sur le fait que l'exercice n'était qu'une simulation et  
que, par conséquent, "aucun effet, interférence ou dommage réel sur une  
infrastructure physique n'avait été causé". L'institution gouvernementale  
a ajouté que, bien que basé sur une situation hypothétique, ce test ne  
constituait pas une prévision d'une future attaque terroriste. Parmi les  
participants à l'opération Cyber Storm figuraient des organismes du  
secteur public, du secteur privé (sociétés de transport, d'énergie, IT et  
télécoms) et des gouvernements partenaires.

(Traduction d'un article de VNUnet.com en date du 15 février 2006)


http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2006/02/20060213-102700.html

«Cyber-attaque» simulée
La sécurité nationale américaine met à l'épreuve les infrastructures  
informatiques
Canoë  d'après CNET News
13/02/2006 10h27                

Le gouvernement américain vient de terminer sa première simulation  
d’attaque informatique à grande échelle, avec l’objectif d’évaluer la  
capacité du pays à faire face à de telles menaces, a déclaré vendredi le  
Department of Homeland Security (sécurité nationale).

Cet exercice d’une durée d’une semaine, appelé Cyber Storm, a été mis sur  
pied conjointement par le département de la sécurité informatique  
nationale et 115 partenaires des secteurs public et privé. L’opération  
servait à modéliser la coordination nécessaire entre le gouvernement et  
l’industrie pour répondre à des intrusions d’envergure affectant les  
secteurs de l’énergie, des technologies de l’information, des  
télécommunications et du transport.

Il reste à déterminer si l’exercice s’est avéré un succès. Le département  
de la sécurité nationale prévoit compiler les réponses de tous les  
participants et publier un rapport final cet été, traçant le bilan du  
rendement de Cyber Storm.

Le «centre de contrôle» principal de la simulation était situé aux bureaux  
des services secrets américains à Washington, D.C. Sept départements du  
gouvernement américain ont participé à l’exercice, notamment la Justice,  
le Commerce, la Défense et le Trésor, ainsi que l’armée, la CIA, la  
National Security Agency (NSA), le FBI et la American Red Cross. Dans le  
secteur privé, Intel, Microsoft, Symantec, McAfee et VeriSign ont apporté  
leur soutien. Des représentants des gouvernements du Royaume-Uni, de  
l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada étaient également  
impliqués.





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