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Clearstream, à son tour, partie civile

Challenges.fr | 21.04.2006 | 13:11

Clearstream a annoncé, jeudi 20 avril dans un communiqué, "se
constituer partie civile dans l'affaire dite du corbeau", arguant de
"l'important préjudice d'image subi par la société".

La chambre de compensation luxembourgeoise a, ainsi, déploré des
"amalgames répétés sans aucun fondement", et tenu à rappeler
qu'elle "ne fait l'objet d'aucune accusation".

Et de préciser "qu'elle a pleinement collaboré à l'enquête
ouverte par la justice française à la suite de ces dénonciations
anonymes."
A l'origine de "l'affaire Clearstream", des informations -sous forme de
lettres anonymes et d'un CD-Rom envoyés au juge Renaud van Ruymbecke
en juin 2004-, selon lesquelles plusieurs dirigeants et hommes
politiques, dont les quatre hommes, détenaient des comptes à la
chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream destinés à
héberger des commissions occultes perçues grâce à des ventes
d'armes à l'étranger.

Les archives de la Défense perquisitionnées

La veille, les archives du ministère de la Défense étaient
perquisitionnées.

Et après Nicolas Sarkozy qui a déposé plainte fin janvier, et
Dominique Strauss-Kahn mardi, c'était au tour de Jean-Pierre
Chevènement et d'Alain Madelin, un peu plus tôt dans la journée, de
se constituer partie civile.

"J'ai demandé il y a trois semaines ou un mois à mon avocat,
Jean-Marc Fedida, de se constituer partie civile dans ce dossier",
avait indiqué le député UMP d'Ille-et-Vilaine.

"J'ai donné instruction en ce sens à mon avocat, Me Marielle
Boulier", avait, pour sa part, expliqué Jean-Pierre Chevènement,
"pour avoir accès au dossier" et "demander des dommages et
intérêts".

Commissions occultes perçues sur des ventes d'armes?

Nicolas Sarkozy avait, alors, reproché à Dominique de Villepin, à
l'époque au ministère de l'Intérieur, de n'avoir pas rendues
publiques des conclusions de la Direction de la surveillance du
territoire (DST), qui évoquaient des informations montées de toute
pièce.

Ces dernières semaines, les juges d'instruction Henry Pons et
Jean-Marie d'Huy, chargés de l'enquête pour "dénonciation
calomnieuse", ont perquisitionné le siège de la Direction générale
de la sécurité extérieure (DGSE), la maison de campagne du général
Rondot, ancien des services secrets et celle d'Alain Juillet,
ex-numéro 2 de la DGSE. Les deux magistrats ont, même, été jusqu'à
fouiller, jeudi, le bureau de Michèle Alliot-Marie, la ministre de la
Défense.

EADS également partie civile

La semaine passée, le groupe d'aéronautique et de défense avait
annoncé se porter partie civile. Il estimait avoir "le plus grand
intérêt" à l'identification des auteurs de ces dénonciations, "qui
portent atteinte à la bonne marche de ses activités" et "à son
image". "Ceci ressort des faits qui y sont dénoncés et de l'identité
des personnes qui y sont mentionnées, certaines étant cadres
dirigeants du groupe EADS", arguait le groupe.

Il avait souligné que les lettres anonymes ont eu pour conséquence la
mise en cause de la probité d'EADS et celle de certains de ses
dirigeants "dans un contexte économique extrêmement concurrentiel" et
de "porter atteinte gravement à son image".


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