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Clearstream
Imad Lahoud se cherche un parapluie

par Renaud LECADRE
QUOTIDIEN : samedi 29 avril 2006

Imad Lahoud a sorti vendredi un petit bout de son nez : une conférence
de presse improvisée chez son avocat, Me Olivier Pardo, dix minutes
montre en main, pour dire qu'il n'a pas manipulé un quelconque
fichier. Pour le reste, il se réfugie derrière le secret Défense.
Electron libre de l'affaire Clearstream, il est à la recherche d'un
parapluie. Petit-cousin du président libanais Emile Lahoud, gendre
d'un ancien conseiller de Chirac à Matignon, François Heilbronner,
Imad Lahoud a plusieurs casquettes dont l'accumulation pourrait
dessiner le portrait-robot du corbeau : génie de l'informatique,
financier en charge de fortunes moyen-orientales, pigiste de la DGSE
finalement recruté par EADS... A partir d'un listing de la clientèle
bancaire de Clearstream, dont personne en remet en cause
l'authenticité, il aurait tenté de faire apparaître le nom de
quelques personnalités. Mais si Imad Lahoud peut être soupçonné
d'être l'auteur intellectuel d'un fichier parallèle, rien ne prouve
qu'il a été l'auteur matériel du fichier bidon envoyé par le
corbeau. Hier, Me Pardo tenait surtout à préciser que sa mission
après de la DGSE, au premier semestre 2003, avait été prolongée
jusqu'à la mi-2004 à la demande de Michèle Alliot-Marie et du
général Rondot. Comprendre : le corbeau pourrait être membre des
services. Au printemps 2005, Imad Lahoud s'était plaint des menaces
d'un ancien agent de la DST recasé chez Airbus qui lui intimait
l'ordre de dénoncer Jean-Louis Gergorin (qui l'a recruté chez EADS)
comme étant le corbeau. Sa plainte a été enterrée par le parquet de
Paris. Pas celle de Sarkozy...

http://www.liberation.fr/page.php?Article=378406

Imad Lahoud nie être «le corbeau»

L'expert informatique qui avait travaillé à la DGSE a affirmé
vendredi par la voix de son avocat qu'il n'était «pas l'auteur des
manipulations» ni «le corbeau» qui a notamment mis en cause des
personnalités, dont Nicolas Sarkozy, dans le dossier Clearstream.

par E.R.
LIBERATION.FR : vendredi 28 avril 2006 - 18:29

L'informaticien Imad Lahoud a affirmé vendredi par la voix de son
avocat qu'il n'était «pas l'auteur des manipulations» ni «le
corbeau» qui a notamment mis en cause des personnalités, dont Nicolas
Sarkozy.
Lors d'une conférence de presse à Paris en présence de Imad Lahoud,
Maître Olivier Pardo a déclaré que son client, «dans le cadre de
ses missions pour la DGSE (Direction générale de la sécurité
extérieure), n'a ni manipulé, ni trafiqué, ni travesti aucun
fichier».
La justice cherche à identifier un mystérieux corbeau qui a
faussement accusé des personnalités, dont Nicolas Sarkozy, d'avoir
des comptes secrets à l'étranger, via la société financière
Clearstream. Expert informatique qui a collaboré avec la DGSE «pour
des missions ponctuelles sur la traque du financement du terrorisme
international» de février 2003 à juin 2004, Imad Lahoud a alors
travaillé au côté du général Philippe Rondot, chargé à cette
époque de la coordination des services de renseignements et des
opérations spéciales au ministère de la Défense. C'est lui qui est
entré en possession des fichiers de Clearstream en mars 2003, plus
d'un an avant la campagne de lettres anonymes. Deux listings lui ont
été remis par Denis Robert, qui les avait mentionnés dans ses livres
(parus en 2001 et 2002, ndlr) consacrés à la banque luxembourgeoise.
De fait, il est apparu comme un possible suspect dans cette affaire.
«Depuis plus d'un an, mon nom a été cité comme l'auteur ou ayant
participé à une manipulation. J'entends aujourd'hui faire les
rectifications nécessaires et ce, sans compromettre le secret de la
défense et dans le souci de laisser la procédure judiciaire se
dérouler normalement», a-t-il déclaré vendredi , ajoutant qu'il
«réservait toute autre déclaration à la justice française».
Me Pardo n'a pas donné davantage de précisions sur les missions
d'Imad Lahoud qui «sont couvertes par le secret-défense». «Il n'a
remis ni à la DGSE ni au général Rondot des fichiers manipulés,
trafiqués ou travestis», a ajouté Me Pardo assurant que «le travail
effectué de février 2003 à juin 2004 était un travail sérieux au
seul service de la sécurité nationale».
À partir de la fin juin 2004, Imad Lahoud a rejoint le centre de
recherches d'EADS dont il est aujourd'hui le directeur scientifique.


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