[A noter que, selon le Canard Enchainé du 3 mai, Pascal Mailhos "a été accusé de court-circuiter sa propre hiérarchie et de travailler en direct et en loucedé pour le directeur de cabinet de Villepin, Pierre Mongin. Ainsi, et à la demande de Matignon, Mailhos a systématiquement sous-estimé le nombre de participants aux manifestations anti-CPE". Nicolas Sarkozy voudrait aussi utiliser le vrai-faux rapport des RG utilisé par de Villiers afin de se débarasser du patron de la DST, Pierre de Bousquet de Fleurian. "Mais, pour l'instant, le triomphe de Sarkozy n'est pas complet. Certes, le directeur général des RG a été débarqué mais il a été aussitot promu, à la demande de Chirac, à la direction de la modernisation et de l'action territoriales. Un poste stratégique qui devrait laisser à Mailhos un accès privilégié à tousles documents politiques du ministère de l'Intérieur et lui donner la possibilité d'informer sans délai l'Elysée et Matignon. Et c'est bien là l'essentiel..."]
http://www.liberation.fr/page.php?Article=377646 Intérieur Sarkozy fait le ménage aux RG Le directeur des Renseignements généraux, sur un siège éjectable depuis les émeutes de l'automne, serait remplacé par son numéro 2. par Patricia TOURANCHEAU QUOTIDIEN : mercredi 26 avril 2006 Nicolas Sarkozy éjecte Pascal Mailhos du poste-clé de directeur central des Renseignements généraux (DCRG), l'un des deux services civils du renseignement français. Il doit être nommé directeur de la modernisation et de l'administration territoriale, ce matin, en Conseil des ministres. Ce terne préfet rejoint ainsi un fauteuil plus compatible avec son profil d'administratif. Décrié au sein de la maison RG, rompue aux chausse-trappes, pour sa «méconnaissance du terrain» et son sens limité du renseignement, Mailhos se verrait reprocher par le ministre de l'Intérieur de ne «pas savoir tenir son service» et de ne «pas avoir anticipé certains événements comme le mouvement anti-CPE». «Rien à voir». Ses jours étaient comptés depuis que sa section «dérives urbaines» avait pondu, le 23 novembre, une note sur les émeutes, discordante avec les déclarations du ministre de l'Intérieur. Ce document de la DCRG, qui avait fuité dans la presse, qualifiait la crise des banlieues «d'insurrection non organisée avec l'émergence dans le temps et l'espace d'une révolte populaire des cités, sans leader», et mettait donc en porte-à-faux Nicolas Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur répétait en effet à l'envi que ces violences urbaines n'avaient «rien de spontané» mais étaient «parfaitement organisées» par des caïds des cités. Selon l'Intérieur, cette divergence d'analyse n'aurait «rien à voir» avec l'éviction du patron des RG. Ce qui est sûr, c'est que la publication de notes que Philippe de Villiers attribue aux RG en annexe de son livre les Mosquées de Roissy est étrangère à «la délocalisation» du préfet Mailhos. Son éviction des RG était programmée depuis mi-mars. N'en déplaise au président du Mouvement pour la France ,qui y voit un «licenciement contre-feu» opéré par Sarkozy pour être lui-même «épargné quant aux explications à donner sur le fond du dossier», c'est-à-dire «les infiltrations islamistes à Roissy». Un membre du cabinet ministériel renvoie Villiers dans les cordes : «On ne peut pas reprocher à M. Mailhos d'avoir divulgué une note que les RG n'ont jamais écrite et qui comporte des erreurs grossières : les RG, eux, savent que le PKK n'est pas un parti turc mais kurde.» La raison officielle de «sa nomination» par le ministère de l'Intérieur serait donc «l'importance du poste qui exige une connaissance fine du corps préfectoral pour nommer les sous-préfets, mener à bien la réforme territoriale et organiser les élections en 2007», pour lequel «M. Mailhos paraît avoir le meilleur profil». La raison officieuse est plutôt que Pascal Mailhos n'était «pas à la hauteur» de ce haut poste du renseignement français. Certes, toujours prêt à se ranger dans les petits papiers de Sarkozy, le directeur des RG «n'avait pas grand-chose à lui servir», «pas de tuyaux», déplore un haut fonctionnaire. Il n'a «pas mis le paquet sur les trois priorités du ministre» : lutte contre le terrorisme et les «dérives urbaines» (violences et économie souterraine), anticipation et gestion des crises sociales. Ainsi, l'ampleur du mouvement contre le CPE a échappé aux RG censés renseigner au préalable le gouvernement sur les conflits et les menaces. Roué. Pascal Mailhos, pur produit de la préfectorale, avait été choisi «par défaut» en janvier 2004 pour succéder au roué Yves Bertrand qui avait réussi à se maintenir douze ans à la tête des RG sous sept ministres de l'Intérieur. Afin d'en finir avec les suspicions de coups tordus, Nicolas Sarkozy entendait le remplacer par son adjoint Bernard Squarcini, expert en terrorisme et tombeur d'Yvan Colonna (tueur présumé du préfet Erignac). L'Elysée avait refusé tout net. Pas question de donner la maison RG à un «sarkozyste». Bernard Squarcini a été envoyé préfet délégué à la sécurité de la région Provence-Côte-d'Azur. «Ils ont tellement voulu dédiaboliser et aseptiser la maison RG, pour en finir avec le sulfureux Bertrand et le prétendument sarkozyste Squarcini, qu'ils ont mis un préfet qui ne connaissait rien au renseignement», explique un haut fonctionnaire. Le nouveau directeur des RG avait commencé par «épurer» le service d'une «quinzaine d'hommes à Bertrand», vidant ainsi la DCRG «d'anciens» expérimentés dans leurs domaines. Le «manque de renseignements pointus» a fini par «indisposer l'Intérieur et même Matignon». C'est l'actuel numéro 2 des RG, Joël Bouchité, «un policier du sérail» et «opérationnel», qui devrait prendre le relais. Un ami de... Squarcini. http://www.lefigaro.fr/france/20060425.FIG000000030_le_prefet_pascal_mailhos_debarque_des_rg.html Le préfet Pascal Mailhos débarqué des RG Jean-Marc Leclerc 25 avril 2006, (Rubrique France) INFO FIGARO Le directeur central des renseignements généraux doit être remplacé demain, sur fond de tensions entre l'Élysée et le ministère de l'Intérieur. LE PRÉFET Pascal Mailhos, directeur central des renseignements généraux, doit quitter ses fonctions demain, sur décision du Conseil des ministres, pour occuper le poste de directeur de la modernisation et de l'administration territoriale au secrétariat général du ministère de l'Intérieur. Et c'est un policier qui pourrait le remplacer : Joël Bouchité, actuel numéro deux des RG. Dans le contexte de tension entre l'Élysée et le ministère de l'Intérieur, l'événement ne manquera pas de susciter des commentaires. Déjà, dans la «grande maison», certains laissent entendre que Mailhos ne tenait pas assez fermement les rênes de sa boutique. Au lendemain des violences urbaines de novembre, une note de la DCRG attribuant aux émeutiers un passé moins chargé judiciairement que ne le décrivait le ministre avait placé Nicolas Sarkozy en porte-à-faux. Le ministre n'avait guère apprécié ce qui ressemblait à un désaveu infligé par ses propres services. Face au phénomène des bandes et des voitures brûlées, les RG avaient reçu pour mission prioritaire d'anticiper sur ces violences, en infiltrant les cités, pour faire tomber les meneurs et créer l'insécurité chez les voyous. Mais le ministre, tout à son exigence de résultats, a jugé trop lent le rythme des réformes engagées par le préfet. En outre, le fait que les RG n'aient apparemment rien vu, rien entendu au sujet de la manipulation de l'affaire Clearstream mettant directement en cause Nicolas Sarkzoy, ainsi que plusieurs autres personnalités politiques de premier plan, à partir d'un document truqué, a entamé un peu plus la confiance du «premier flic de France» dans cette direction pourtant censée l'informer des mauvais coups qui se préparent. Des fuites inexpliquées Enfin, la nouvelle polémique sur les notes de la police exploitées par Philippe de Villiers dans son pamphlet sur Les mosquées de Roissy a achevé de ruiner le crédit du préfet auprès des personnalités les plus politiques de l'entourage de Sarkozy. Les RG ont beau affirmer aujourd'hui que les documents incriminés n'ont pas été produits par leurs services, le fait que des informations dont ils ont eu à connaître aient pu être exploitées à des fins politiques contre leur ministre reste difficilement explicable. Sauf à considérer qu'une taupe a agi en leur sein... ou l'un de leurs anciens responsables. Ce qui, dans un cas comme dans l'autre, témoigne, à tout le moins, d'un manque de vigilance. Le préfet Mailhos, arrivé très jeune, dès 45 ans, à la tête de cette maison des «coups tordus», n'aura guère eu le temps de laisser son empreinte. Nommé contre le candidat de Nicolas Sarkozy, il aura eu la lourde tâche de tourner la page l'ère Yves Bertrand, l'inoxydable patron à qui il succédait en janvier 2004. Dans chacun des grands services de la DCRG, Mailhos voulait rajeunir les cadres et clarifier les procédures. Mais les scandales et crocs en jambe ont eu raison de la stratégie à long terme de cet ancien officier de la Royale, peut-être trop courtois pour évoluer dans le monde impitoyable du renseignement. «Mailhos avait plus la fibre administrative que policière», résume un homme du sérail. Et il ne faut pas s'étonner dès lors qu'un policier puisse lui succéder, sauf coup de théâtre. Par ailleurs, le préfet du Lot-et-Garonne, Henri Masse, devrait hériter demain de la Direction de la sécurité civile. Le remplacement du patron de la DST, Pierre de Bousquet, n'est pas à l'ordre du jour. Nicolas Sarkozy regrette qu'ayant eu connaissance des soupçons pesant sur le corbeau de l'affaire Clearstream, il n'ait pas jugé bon d'alerter la justice au temps où Villepin était à l'Intérieur. Mais l'Élysée n'est pas prêt à lâcher cet ancien conseiller de Jacques Chirac. --~--~---------~--~----~------------~-------~--~----~ You received this message because you are subscribed to the Google Groups "guerrelec" group. To post to this group, send email to [email protected] To unsubscribe from this group, send email to [EMAIL PROTECTED] For more options, visit this group at http://groups.google.com/group/guerrelec -~----------~----~----~----~------~----~------~--~---
