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Clearstream :Missile sur la DST
Le 07/06/2006 à 0 h 00 - par FFrédéric Ploquin
Le directeur du contre-espionnage français est dans le collimateur de la
justice.
La DST risque de regretter longtemps d’avoir mis les deux mains dans
l’affaire Clearstream. La plainte pour faux déposée devant la justice en
fin de semaine dernière vise en effet nommément le directeur du
contre-espionnage français, Pierre Bousquet de Florian, considéré comme
proche de l’Elysée en général et de Jacques Chirac en particulier. Elle
émane du patron de la société d’intelligence économique i2F, Henri Seveno,
mis en cause dans la seule note transmise spontanément par la DST à la
justice, au terme de laquelle il passe pour une dangereuse barbouze
susceptible d’avoir « déployé des moyens techniques » (écoutes,
filatures...) dans le cadre de cette affaire. Or à cette date, plaide
l’avocat de Seveno, Bousquet de Florian savait que ces allégations ne
tenaient pas la route…
Ancien policier reconverti dans le conseil aux entreprises, Seveno en
appelle à la chronologie des faits. Le 5 juillet 2004, le directeur de la
DST reçoit de son ministre de tutelle, Dominique de Villepin, l’ordre
d’enquêter sur l’affaire Clearstream. Le 15 octobre suivant, Nicolas
Sarkozy, devenu ministre des finances, accuse la DST d’avoir passé sous
silence les conclusions de son enquête, qui l’innocente et parle de
manipulation. Une semaine plus tard, « la DST s’exécute et rédige une note
qui dédouane Monsieur Sarkozy » et pointe le doigt vers la « lutte de
clans » au sein de l’avionneur EADS. Le 28 novembre, relève le plaignant,
Sarkozy devient président de l’UMP. Onze jours plus tard, la DST récidive
avec la fameuse note mettant en cause Seveno et deux autres « agents
privés de recherche », lesquels ne sont mentionnés dans aucune des dix
autres « notes blanches », comme on l’apprendra lors de leur
déclassification, en avril 2005. Commentaire de l’avocat du plaignant :
« Monsieur Seveno est fondé à s’interroger sur ce qui semble être un choix
d’opportunité d’un patron de service de renseignement qui mêle le
renseignement et la désinformation, générant ainsi un imbroglio à travers
lequel l’intérêt de l’Etat disparaît au profit d’intérêts stratégiques et
personnels ».
En attendant que les juges ne plongent leur nez dans les méthodes du
contre-espionnage, voilà un nouvel épisode qui ne devrait pas déplaire à
Nicolas Sarkozy : Bousquet de Florian est le dernier patron de la police
en fonction qu’il n’a pas lui-même nommé !
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