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Robotique et électronique pour le soldat du futur Caroline de Malet et Charles Savoie 16 juin 2006, (Rubrique L'actualité économique) Cela ressemble à des gadgets, mais ce n'en sont pas. Les ingénieurs planchent sur de nouvelles armes intégrées qui optimisent les capacités humaines. Petit inventaire. n Grenade espionne Spybowl. Elle se dégoupille pour être activée mais n'explose pas. La Spybowl, balle optronique conçue pour les zones confinées dangereuses, telles que grottes ou bâtiments clos, évite de faire courir des risques inutiles au fantassin. Il lui suffit de faire rouler cette balle noire guère plus grosse qu'une boule de bowling vers le site à observer. Dotée d'une heure d'autonomie, elle joue le rôle d'éclaireur. Grâce à un écran intégré dans un bracelet, le combattant obtient une vision à 360 degrés du site jusqu'à 100 mètres de distance en terrain ouvert et 30 mètres à l'intérieur des bâtiments. La Spybowl est en effet équipée de quatre caméras miniatures, pour permettre une vision omnidirectionnelle, et d'une radio haute fréquence pour la transmission des données. «Le challenge a été l'intégration des chocs», explique Yann Tréhen, architecte du système Felin à la DGA. D'où le blindage en aluminium pour protéger les caméras, le tout recouvert d'une enveloppe de caoutchouc. Des applications civiles de ce produit mis au point par la PME nîmoise Exavision sont envisageables à l'avenir, pour les pompiers, dans l'industrie, notamment nucléaire, ou dans les situations d'urgence où le temps est compté. Son coût de revient : 300 euros, lorsqu'il sera fabriqué en série. n Robots multifonctions MiniRoc. Une des angoisses des soldats, c'est le combat débarqué en milieu urbain. La gamme de trois robots MiniRoc a vocation à venir en appui des forces armées dans ce cas de figure. Chacun de ces trois drones a des fonctionnalités différentes. Le minirobot, léger (à peine plus de 2 kg), discret, disposant d'une faible autonomie, permet l'inspection de pièces voisines ou de lieux confinés, comme une bouche d'égout, en retransmettant des images. Un peu plus volumineux (26 kg, 67 cm de long), le robot éclaireur est capable de monter des marches et de tirer des fumigènes, de capter des odeurs ou détecter des produits chimiques. Plus imposant, le robot d'extérieur long d'un 1,50 m et pesant 160 kg à vide, peut jouer, lui, le rôle de sentinelle, en faisant des rondes jusqu'à cinq heures d'affilée. Il peut même ponctuellement avoir une fonction d'appui feu. Actuellement au stade de démonstrateurs en test, ces trois robots, qui ont été conçus par l'entreprise toulonnaise ECA, seront livrés à l'armée en 2007. n Les forces spéciales en trois dimensions. Les équipes du GIGN ou des forces spéciales peuvent désormais préparer leur assaut sur un bâtiment en l'investissant virtuellement, dans une maquette numérisée en trois dimensions. Développé par Thales, le 3DRV est un outil permettant, à partir de plans et de photographies d'un lieu, de le reproduire sur ordinateur dans les moindres détails. Puis, grâce à des lunettes spéciales, les commandos peuvent s'y déplacer à pied virtuellement ou l'aborder en hélicoptère par exemple. Les conditions climatiques ou de lumière peuvent être reproduites, avec des simulations du site dans le brouillard, la nuit, suivant l'axe du soleil... L'assaut réel se fera ensuite en terrain connu. La durée de modélisation est de deux à huit heures en fonction des détails fournis. Le logiciel a été conçu pour des utilisateurs n'ayant pas de connaissances particulières en informatique. n Voir sans être vulnérable. L'entreprise Winlight System a mis au point une technologie optique, Wincam, permettant de remplacer l'oeil humain. Leur outil permet de voir sur 360°, dans toutes les dimensions et non pas seulement selon un balayage horizontal. Une deuxième caméra permet de zoomer à l'intérieur même de l'image générale. Un simple fil électrique, par exemple, peut être repéré à plus de 60 m. Les données sont transmises à un ordinateur. La portée du Wincam permet de suivre sans difficulté un hélicoptère à 3 km. Il s'agira donc d'une sorte de «troisième oeil», pouvant être utilisé sur des tanks, des hélicoptères ou des robots. Le char, ainsi, sera mieux protégé puisqu'une ouverture pour la vue du pilote ne sera plus nécessaire. http://www.lefigaro.fr/eco/20060616.FIG000000086_la_belle_histoire_humaine_du_minidrone_cpx.html La belle histoire humaine du minidrone CPX4 A. L. G. 16 juin 2006, (Rubrique L'actualité économique) Deux étudiants ont conçu un robot volant qui se retrouve aux côtés des «grands» du salon. Où et comment un étrange engin volant fabriqué dans leur garage par deux jeunes à peine sortis d'école se retrouve sous les feux du grand salon international de l'armement terrestre ? Sur le stand de la très sérieuse Délégation générale pour l'armement (DGA), l'un des acteurs majeurs d'Eurosatory 2006. L'histoire du CPX4, un minidrone de reconnaissance, c'est celle de deux amis d'enfance réunis par une même passion, qui ont donné corps à leurs rêves. Pascal Zunino (24 ans) et Fabien Paganucci (25 ans) se sont connus à l'âge de 6 ans et n'ont cessé depuis de «bricoler» de concert. «Nous sommes complémentaires, expliquent-ils, l'un (Fabien) s'est spécialisé dans la micromécanique, l'autre (Pascal) dans l'électronique et le traitement du signal.» Les deux étudiants se passionnent pour les drones, ces engins pilotés à distance dont l'usage – civil ou militaire – devrait exploser dans les années qui viennent. Le laboratoire de l'Institut national polytechnique de Grenoble, fréquenté par Pascal, sert de base de départ. Leur premier engin roulant remporte le concours de robotique E=M6, organisé par la chaîne et la Cité des sciences. Puis, les deux amis entendent parler du concours de «minidrones» organisé par la DGA et l'Onera. «Nous avons montré à la DGA des vidéos de vols de nos premiers engins et nous avons reçu 40 000 euros pour construire un prototype», raconte Pascal Zunino. Sur le camp militaire de Mourmelon, en septembre 2005, le CPX4 des deux compères remporte le premier prix ex-aequo. Une créature de 500 grammes Ils viennent de créer leur société, Novadem. Et espèrent commercialiser leur drone d'ici à un ou deux ans. Leur «créature» a des atouts. Mû par quatre petits moteurs, le microdrone ne pèse que 500 g et emporte une petite caméra motorisée. Et, surtout, se range dans un petit cylindre que le soldat du futur pourra accrocher à son sac à dos. «Nous avons travaillé sur la simplicité et la rapidité de mise en oeuvre, explique Fabien Paganucci, sachant que l'utilisateur sera souvent dans des conditions de stress intense.» Le CPX4 s'adresse aussi bien au fantassin qui veut aller voir de l'autre côté d'une dune qu' au pompier en mission. Il peut emporter aussi un capteur pour prendre des mesures de radioactivité ou de risques toxiques. Et, dans un contexte plus serein, permettre de contrôler un ouvrage d'art. L'enjeu est double : préserver la vie des hommes et gagner du temps. Les deux jeunes loups de la robotique n'en ont pas perdu. --~--~---------~--~----~------------~-------~--~----~ You received this message because you are subscribed to the Google Groups "guerrelec" group. 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