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José Bové : 1, USA : 0

Edition du 16/09/2006 - par Marc Olanié 

Le DHS vient de publier les résultats de l'attaque simulée CyberStorm,
laquelle mettait en scène l'Administration Fédérale Américaine menacée par une
horde de dangereux altermondialistes. Les résultats, nous apprend Infoworld,
sont catastrophiques. Les services, désemparés, ne savaient à quelle autorité
compétente se vouer. Les réseaux de communication de secours, les plans
établis par les cellules de crises, les canaux reconnus capables de diffuser
de bonnes informations en temps réel, rien de tout çà n'a pu fonctionner avec
efficacité. Pis encore, plus l'ennemi virtuel ouvrait de nouveaux fronts
d'attaque, plus cette joyeuse pagaille s'accroissait « Exercise participants
noted the overwhelming effects that multiple, simultaneous, and coordinated
incidents had on their response activities » (NdT : y'en a de partout, c'est
l'B... mon adjudant !). Il faut imaginer le tableau dantesque des Escadrons de
la Mort-Subite (Belgique) attaquant les usines de production Budweiser, tandis
que simultanément, dans une prise à revers, les Phalanges de l'Ordre Boire
(Avignonnais) arrosaient les soubassements de l'entreprise à grand jets de
Châteauneuf du Pape. Plus au nord, écrasés sous un feu roulant de Maroilles
affiné, les fonctionnaires du Food and Drug Administration s'accrochaient aux
groupuscules des tripiers-charcutiers, eux-mêmes épaulés par les terribles
commandos bougnats (vins, charbon, jambon). Une scène dont l'évocation ferait
frémir les plus courageux fils de Georges Washington. 

L'Amérique a donc succombé sous le propre poids de sa propre complexité. Les
milles et une antennes, structures, cellules mises en place par le DHS étaient
si nombreuses et si cryptiques que les principaux intéressés, tant industriels
que fonctionnaires, n'ont pu clairement trouver de relais salvateur. La
conclusion de Cyberstorm est sans appel : il faut « Clarifying roles and
responsibilities across government, and clearly articulating expectations
between public and private sectors » (NdT : Nommez-moi un Responsable de
Chambrée, ou vous m'f'rez trois jours !).

Mais est-ce bien là la véritable solution ? Peut-on sérieusement opposer une
défense structurée, organisée, réglée comme du papier musique, à une menace
chaotique, floue, polymorphe et auto-adaptative ? Les terrains sont par trop
différents. Cette même question se pose depuis les premières utilisations des
techniques de guérilla contre les armées régulières, depuis les guerres
d'Espagne Napoléoniennes jusqu'au bourbier Vietnamien. L'une des meilleures
parades constitue à infiltrer chaque cellule ennemie pour, progressivement,
remonter à la tête et décapiter l'organisation. Mais infiltrer les
altermondialistes, c'est accepter de marcher à pied, de troquer le Diet Coke
contre du cidre bouché aussi trouble qu'un passé d'avocat, de faire revenir à
petit feu et à la poêle des tripes à la mode de Caen ou un Tablier de
Sapeur... peut-être même devoir demander du « rab » de bouchées à la reine, ce
vecteur d'encéphalopathie spongiforme bovine à base de riz de veau, de
cervelle d'agneau et de quenelles au brochet. Et çà, sincèrement, c'est trop
demander à un vaillant soldat du DHS.

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