http://www.reponseatout.com/article.php3?id_article=391

Je veux devenir agent secret !
Par Philippe Kallenbrunn
Le quotidien des espions n�a rien de celui de James Bond ! Les m�tiers du
renseignement demandent bien plus de cervelle que de muscle, une culture
solide et des capacit�s d�analyse d�velopp�es. Le � m�tier � vous tente ?
Voici les cl�s qui en entrouvrent les portes.
Inutile de se leurrer, ne devient pas James Bond qui veut ! En r�alit�, seuls
les membres du c�l�bre � Service Action � de la DGSE ont l�apparence de 007 :
fausses identit�s, m�thodes peu orthodoxes, dans un danger quasi permanent.
Hors de ce microcosme, le renseignement demeure un m�tier intellectuel,
palpitant certes, mais qui conduit rarement � traverser la brousse � la
machette et � s�duire les filles. En France, les agents secrets officient dans
trois services : la DGSE, la DST et la DMR.

La Direction g�n�rale de la s�curit� ext�rieure (DGSE)

Plac�e sous l�autorit� du minist�re de la D�fense, elle prot�ge, de
l�ext�rieur, le territoire national, ses int�r�ts dans le monde et ses
ressortissants. La DGSE est organis�e autour de grandes zones g�ographiques et
de probl�matiques s�curitaires : criminalit� organis�e, contre-espionnage et
surtout contre-terrorisme. Ce dernier volet repr�sente 20 � 30 % de ses
interceptions. Elle fournit ses informations, glan�es par des recherches et
des actions clandestines, aux plus hautes autorit�s de l�Etat. Les membres de
la DGSE, en charge d�espionner les autres pays, sont tenus � la plus totale
confidentialit�, y compris au sein de leur propre famille.

Comment on y entre ?
Les espions sont des fonctionnaires recrut�s par voie de concours
correspondant aux trois cat�gories de la fonction publique classique (A, B et
C). Le concours le plus important est celui de d�l�gu� de la D�fense nationale
(cat. A). Il comporte trois sp�cialit�s : analyste, traducteur et ing�nieur.
La DGSE emploie plus de 4 000 personnes dont environ 60 % de civils recrut�s
via ces concours. Les concours menant � la DGSE sont � top secret � sauf pour
les initi�s ! On y acc�de par cooptation ou bien en sachant lire entre les
lignes des petites annonces d�un grand quotidien. On peut aussi �tre approchapr�s une formation d��lite, Sciences Po par exemple, parce qu�on y m�ne des
travaux sur un domaine sensible. Autre particularit� : apr�s les �preuves
classiques, les candidats sont soumis � une enqu�te tr�s pouss�e et des
�preuves inhabituelles. Plus de mille questions auxquelles il faut r�pondre toute vitesse, sans h�siter. � Etes-vous investie d�une mission divine ? �, �
Croyez-vous en Dieu ? �, � Avez-vous des probl�mes intestinaux ? �, � Que
pensez-vous de votre m�re ? � etc. Quant aux � honorables correspondants �,
ils sont de simples informateurs, parfois r�mun�r�s, et reconnus pour leur
expertise, qui exercent par ailleurs une profession classique.

La Direction de la surveillance du territoire (DST)

Cr��e en 1944 pour � lutter contre les activit�s d�espionnage et contre
l�ing�rence des puissances �trang�res sur les territoires relevant de la
souverainet� fran�aise �, la DST est aujourd�hui rattach�e au minist�re de
l�Int�rieur. Elle a subi, d�s la fin des ann�es soixante-dix, une importante
�volution li�e � l�apparition de deux ph�nom�nes. D�un c�t�, le glissement des
activit�s d�espionnage du secteur militaire vers les domaines �conomiques,
scientifiques et techniques ; de l�autre, l�apparition, puis la
diversification, de la menace terroriste. La DST se pr�sente aujourd�hui comme
un service de s�curit� int�rieure, dont la fonction essentielle consiste suivre l��volution diversifi�e et incertaine des formes de menaces.

Comment on y entre ?
1 500 policiers environ officient � la DST, pour moiti� � Paris et pour moitien province. Commissaires, lieutenants et, de plus en plus, gardiens de la
paix. Leurs missions : contre-espionnage, contre-terrorisme, d�fense de notre
patrimoine scientifique et �conomique. Ils effectuent un travail de police
particuli�rement gratifiant, lorsqu�ils d�jouent les attentats par exemple.
Leurs moyens : les filatures, les interrogatoires, les arrestations...
Aujourd�hui, il faut en principe faire ses armes au moins deux ans en police
de proximit� avant d�arriver � la DST. La paie oscille entre 1 200 e nets
mensuels environ pour un �l�ve gardien de la paix � 1 500e pour un commissaire
d�butant. Les �tudiants en finance ou en gestion ou qui poss�dent un solide
bagage scientifique sont recherch�s. Les pros du piratage informatique ont
�galement une carte � jouer. S�ils n�ont rien commis de r�pr�hensible, la DST
peut les d�tecter et leur ouvrir la porte.

La Direction du renseignement militaire (DRM)

La DRM a �t� cr��e en 1992 pour regrouper l�ensemble des services de
renseignement militaire fran�ais, jusque-l� dispers�s au sein des diff�rents
�tats-majors. Compos�e de militaires des trois arm�es, de la gendarmerie, de
la d�l�gation g�n�rale pour l�armement ainsi que de civils, la DRM est un
outil � la disposition du chef d��tat-major des arm�es, sous les ordres duquel
elle est plac�e.

Comment on y entre ?
Pour les militaires, la s�lection est s�v�re, mais les diff�rentes arm�es
proposent des concours d�officiers de renseignement avec diff�rentes options :
guerre �lectronique pour l�arm�e de terre, relations internationales pour la
marine et interpr�teur analyste photos pour l�arm�e de l�air, ces as capables
de d�crypter les images transmises par les satellites ou les drones. Les
engagements sont de deux ans minimum, la solde identique � celles des autres
services : elle d�marre � environ 1 050 e bruts mensuels pour les
sous-officiers, et 1 400e pour les officiers, hors primes. C�t� civils, la
motivation est tout autant de rigueur : un candidat sur cent en moyenne est
re�u au concours d�attach� administratif. Mais les besoins sont r�els et le
nombre de postes devrait s�accro�tre. Certains concours m�nent directement la DRM, d�autres donnent acc�s aux services du minist�re, puis �ventuellement
aux m�tiers du renseignement. Les salaires restent identiques � ceux des
autres minist�res : officiellement, les administrateurs civils, �narques,
d�butent � 1 500e nets mensuels, les attach�s, titulaires au minimum de la
licence, � 1 350e.

Pratique
Minist�re de la D�fense : 01 42 19 30 11 ou www.defense.gouv.fr
Direction de la Surveillance du Territoire : 7, rue N�laton, 75015 Paris
(t�l. : 01 45 77 95 82) Minist�re de l�Int�rieur : 01 40 07 60 60 ou
www.interieur.gouv.fr Sur Internet :
www.dgse.org et www.intelligenceonline.com

A lire :
Arm�es d�aujourd�hui, D�l�gation � l�information et � la communication de la
D�fense, n� 276 (d�cembre 2002-janvier 2003)

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