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Cossi, la vigie des syst�mes d'information de l'�tat
Par Thomas Rousseau
ZDNet France
11 d�cembre 2006

S�curit� - Les syst�mes d�information des �tats sont de plus en plus souvent la proie de pirates informatiques. Pour les contrer, la France a cr�� le Cossi, une structure de surveillance unique en Europe, charg�e d'�valuer les menaces et de donner l�alerte.

La piraterie informatique colle � l'actualit�. Quelques jours apr�s l'adoption de la loi sur la p�nalisation du d�ni du g�nocide arm�nien par l'Assembl�e nationale, le 12 octobre dernier, des pirates turcs passaient � l'action. Plusieurs sites de mairies et d'universit�s fran�aises, ainsi que le site d�di� au g�nocide arm�nien de 1915, �taient victimes de "d�facement": le contenu de leur page d'accueil avait �t� modifi�e.

Chaque crise de politique internationale entra�ne ce type de r�action. Actuellement, c'est le cas des conflits qui secouent le Proche-Orient (Liban-Isra�l) et l'Asie (Cor�e du Nord). Ces derni�res semaines, des sites isra�liens et fran�ais comme celui des Nations unies ont �t� victimes d'attaques similaires.

Face � ces menaces, des �tats ont adopt� diff�rentes mesures. Depuis octobre 2003, la France a mis en place le Centre op�rationnel de la s�curit� des syst�mes d'information (Cossi). Plac� sous les ordres de la Direction centrale de la s�curit� des syst�mes d'information (DCSSI) (1), il a pour mission d'�valuer les menaces pesant sur les syst�mes d'information, de donner l'alerte et de d�velopper les capacit�s � les anticiper et les contrer.

Une veille 24h/24

�Nous sommes le seul centre op�rationnel de veille 24h/24, sept jours sur sept, en Europe, pr�cise Philippe Brandt, chef du COSSI. D'autres pays suivent cet exemple. Singapour en a lanc� un cet �t�, et les Allemands et les Cor�ens du Sud songent aussi � cr�er une entit� �quivalente.�

Compos� de vingt-quatre personnes, quasiment toutes ing�nieurs en informatique, le COSSI veille sur les r�seaux et les syst�mes d'information de l'�tat et des services publics; soit plus de 500 sites internet officiels surveill�s toutes les heures. Son objectif est de v�rifier notamment qu'ils n'ont pas �t� �d�figur�s�. Selon le centre, il y aurait environ 4.000 actes de d�facement par an en France (statistiques ne concernant que les sites en .fr).

�Nous avons de plus en plus d'incidents et des attaques de plus en plus sophistiqu�es. Il y a toutefois encore tr�s peu d'attaques majeures. L'important est de hi�rarchiser les impacts. Par exemple, le blocage d'une application majeure comme celle des cartes grises doit �tre rapidement g�r�, indique Philippe Brandt.

La multiplication des rootkits (2) et des PC zombies, qui brouillent les pistes, rend plus difficile la d�tection des attaques, leurs m�canismes et leurs impacts sur les r�seaux surveill�s. Mais le COSSI n'est pas charg� de traquer l'attaquant, cette mission �tant r�serv�e � d'autres services gouvernementaux.

Des r�seaux t�l�coms vis�s?

Pour suivre l'�volution des techniques d'attaque, l'organisme a install� diff�rentes sondes sur la Toile. D'autres outils d�velopp�s en interne d�tectent, en temps r�el, les flux de donn�es sur les sites afin de rep�rer les comportements anormaux et lancer une alerte. Le COSSI informe �galement l'ensemble des minist�res d�s qu'une vuln�rabilit� ou un proof-of-concept (prototype d'un code malveillant en quelque sorte) est d�couvert. Les informaticiens du centre s'empressent alors de tester son impact.

�Avant on comptait cinq jours entre la d�couverte d'une vuln�rabilit� et son exploitation, maintenant c'est quelques jours, voire quelques heures�, assure le chef du centre.

Outre la surveillance des sites, cette structure a aussi une mission de pr�vention. Elle aide les minist�res � mettre en place des protections et organise des exercices th�oriques et r�els tous les ans. Un travail de longue haleine. �Nous traitons encore beaucoup de vuln�rabilit�s qui ne sont pas corrig�es par les administrations alors que les patchs existent�, constate un des responsables de la DCSSI.

Au service de l'�tat, les diff�rents d�partements de la DCSSI peuvent aussi intervenir aupr�s d'entreprises priv�es qui en font la demande. Ce fut le cas il y a quelques mois avec des op�rateurs de t�l�coms, qui avaient fait appel � leurs comp�tences pour mieux appr�hender des incidents tr�s s�rieux rep�r�s sur leurs r�seaux.

(1) Institu�e par d�cret le 31 juillet 2001, elle est plac�e sous l'autorit� du Secr�taire g�n�ral de la D�fense nationale, donc du Premier ministre. (2) Programmes malveillants qui se nichent au plus profond du syst�me d'exploitation, en cachant leur pr�sence et activit�.

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