Le Thu, 2 Jul 2015 19:11:30 +0200, Michael Parchet <[email protected]> a écrit :
> Il y a aussi l'école qui est responsable de ne pas formater les > esprits de nous enfants à tel ou tel outil mais de les inviter à > utiliser des outils et divers et variés. Par exemple, il n'existe pas > que Linux ni Mac mais aussi FreeBSD. Bonjour, L'école est fondamentalement responsable. L'un de ses devoirs est de présenter de multiples solutions comme linux, FreeBSD, mais aussi excusez-moi mac et windows. Or, la volonté de diminuer les coûts implique souvent une réponse simple des services techniques : on ne supporte (aux deux sens du terme :-) que Windows. Pour le reste, c'est à votre charge en temps de travail et en coûts éventuels. Et cela est valable dans certains cantons pour des systèmes libres comme pour des macs. Pour les promoteurs du libre c'est très lourd en temps de travail bénévole, mais on peut récupérer de vieux matériels, survivre et se dire que c'est pour la bonne cause. Par contre, dans ce cadre, acheter des macs juste pour présenter de la différence, est une illusion. Du côté des enseignants, une anecdote qui présente assez bien la situation. Un de mes collègue enseignant : "Moi, je ne veux pas installer linux, car je veux quelque chose qui fonctionne. C'est difficile à installer et il faut tout réapprendre". Je passe sur les arguments que j'ai donné alors pour le faire réfléchir. En fin de compte, pour changer de sujet, je lui ai demandé alors quel téléphone il avait et ce fut une apologie des bienfaits ... d'Android. Du côté des élèves (pour le peu qui ont des cours avec des outils libres), il y a très peu de problèmes, vraiment très peu. Très rarement, mais parfois, un "j'aime pas linux" se conclut par la question finale posée à mon collègue à laquelle la réponse est finalement presque toujours ... Android. Du côté de la formation des enseignants qui prennent en charge les quelques cours d'informatique qui existent à l'école, il faut reconnaître que peu de cours parlent des logiciels libres. Dans sa formation pour les enseignants de l'option complémentaire d'informatique au lycée, l'EPFL, par exemple, même si elle utilise des logiciels libre et en fait (voir le robot Thymio), n'en a jamais parlé en tant que tel sur un cursus de deux ans. Ce n'est donc clairement pas une priorité pour eux. Pour conclure, oui l'école est fondamentalement responsable. Mais plus que cela, elle est responsable d'un monumental déficit de connaissances en informatique, chez les élèves et chez les enseignants. Je n'ose mentionner ici le ratio entre le nombre d'heures de cours pour la formation en allemand et celui en informatique du côté des élèves ou entre le nombre cours de formation en gestion des élèves et ceux pour informer sur les logiciels libres du côté des enseignants, ratio qui expliquerait certainement bien des choses. Actuellement, l'informatique n'est pas une discipline à l'école. Peu de cours à l'école secondaire, pas d'option spécifique au lycée et encore moins des heures pour tous. Dans certains lycée, un élève peut faire tout son cursus sans jamais avoir de cours en informatique quelle qu'ils soient. Meilleures salutations. -- Vincent Guyot Enseignant (physique) Lycée Blaise Cendrars [email protected] www.cvgg.org -- .''`. : :' : `. `' `- Debian GNU/Linux -- The power of freedom _______________________________________________ gull mailing list [email protected] http://forum.linux-gull.ch/mailman/listinfo/gull
