Bonjour Michael,
bonjour à tous,

Le 19 avr. 2018 à 16:54, Miçhael Parchet <[email protected]> a écrit :

> Merci infiniment je regarderai comment mettre ça en pratique à l’occasion


En pratique, la difficulté à laquelle tu vas être confronté, c’est que tes 
interlocuteurs n’auront pas de clé et n’auront pas non plus beaucoup de 
motivation pour en générer une. J’en ai fait l’expérience à plusieurs reprises, 
y compris avec des avocats, profession qui pourrait vouloir échanger des 
documents sur autre chose que des cartes postales, s’il en est. Peine perdue !

Tant que le destinataire ne te communique pas sa clé, tu ne peux chiffrer 
d’e-mail à son intention. La décision d’envoyer un email chiffré ne dépend donc 
pas de l’émetteur, comme l’intuition le laisserait penser, mais du 
destinataire, qui n’apporte généralement à l’affaire aucune bonne volonté (il 
voit plutôt ce type de requête comme une obscure contrainte).

Les architectures PKI réussissent donc l’exploit de démembrer la responsabilité 
d’un côté et le pouvoir de l'autre, la responsabilité appartenant à l’émetteur 
qui s’inquiète de protéger ses données, et le pouvoir de le faire étant réservé 
au destinataire, qui lui s’en fiche un peu. Ce système auto-bloquant est la 
première cause pour laquelle personne ne chiffre jamais ses emails.

Bye.

Frédéric.

PS: j’ai ajouté un accord du pluriel dans le titre.
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