On Sat, Apr 09, 2005 at 01:42:47AM +0200, Julien K�nzi wrote:
> alternatives. Cela dit, si on est patient et qu'on a du temps, on peut ne
> garder que la base de Windows (ce qui permet de tourner les programmes
Tout en �tant conscient des risques de cette approche � long terme, il
faut n�anmoins constater que:
- la plupart des fabricants ne supportent que des BIOS
propri�taires, Intel et Micrsoft
le support GNU/Linux est en g�n�ral minimal s'il existe
- le logiciel libre, s'il veut r�ellement offrir une libert� de choix
� l'utilisateur, aujourd'hui, doit s'arr�ter au syst�me
d'exploitation (il n'existe pas de plateforme mat�rielle
informatique libre: uniquement un choix parmi des plateformes
propri�taires).
On doit donc faire de toute mani�re des compromis dans la
philosophie du libre. La question est simplement � quelle
couche!
En bref, aujourd'hui un PC ou un Mac ou une station Sun sous GNU/Linux
(ou BSD) n'offrent pas forc�ment plus de libert� r�elle qu'un PC sous
Microsoft Windows, sinon le droit de changer de plateforme propri�taire
et celui d'apprendre, de modifier et redistribuer les modifications
apport�es au syst�me: ce qui pour l'OS n'apporte pas grand chose � 95%
des utilisateurs. Il est clair que pour des applications de niche,
l'ouverture de l'OS voire du mat�riel est essentiel.
Si par-dessus on ne met *que* des applications libres, alors finalement
on peut aussi migrer sur d'autres plateformes mat�rielles propri�taires
et d'autres syst�mes d'exploitation libres et propri�taires. Et donc,
pour les utilisateurs finaux, garder une certaine libert� de choix et
une couverture de risque.
En bref ma recommandation:
la premi�re priorit� est de s'assurer que les applications que l'on
utilise (desquelles on *d�pend*) sont LIBRES
lorsque l'on s'est d�barrass� de toutes les applications
propri�taires (ce qui aujourd'hui peut parfois comprendre des services
en ligne propri�taires!), on peut consid�rer passer � un syst�me
d'exploitation libre (GNU/Linux, *BSD)
on peut l�g�rement autoriser temporairement une application
propri�taire si une alternative libre *assez compatible*
(formats exportables p.ex.) est disponible.
en derni�re �tape, il faut �viter les pilotes propri�taires pour le
mat�riel (mais sauf dans de rares applications comme p.ex. la vid�o
haute performance on ne d�pend pas vraiment de ses pilotes pour le
v�ritable travail: on peut en changer).
et enfin utiliser un BIOS libre ... et compter sur la concurrence
propri�taire pour le mat�riel lui-m�me (processeurs p.ex.). (*)
(*) au moins le jeu d'instruction est document� (presque) compl�tement.
Personnellement, j'utilise GNU/Linux uniquement, sans pilotes
propri�taires (ah si! modem interne Lucent qu'heureusement je n'utilise
pas tr�s souvent car j'utilise l'infrarouge sur mon t�l�phone portable
... propri�taire ... argh). Mais c'est parce que je suis un technicien.
J'ai `forc�' quelques amis et quelques proches � utiliser GNU/Linux avec le
simple argument que je ne sais pas maintenir autre chose. En g�n�ral,
avec un syst�me bien simplifi� et bien g�r�, ils en sont ravis.
J'ai un client avec un syst�me client/serveur X11 car le client a
beaucoup insist�. Cela fonctionne bien dans l'ensemble, mais
l'entreprise a des besoins tr�s sp�cifiques bien couverts par les
logiciels scientifiques de GNU/Linux et n'h�site pas � d�velopper du
code Perl en interne pour boucher les trous. Par contre ils leur restent
une grosse application propri�taire math�matique ainsi que des pilotes
propri�taires pour du mat�riel d'acquisition de donn�es (d'ailleurs
obligation de tourner une libc4 car plus de support par le fabricant).
Je participe � divers projets dans des Ecoles sur ce th�me
�galement (comparaisons de fonctionnalit�).
Mais en r�gle g�n�rale je pr�f�re un client sous Microsoft Windows avec
Thunderbird, Firefox, Gimp et Open Office plut�t qu'un client sous
GNU/Linux avec VMware, Microsoft Office, et autres.
> Comparer Windows � un produit comme Debian qui a un cycle de d�veloppement
> ind�pendant du march� et des modes, c'est de la concurrence d�loyale ;-)
Pas vraiment, vu que Debian correspond � un besoin. Un jour ou l'autre,
Microsoft comprendra qu'ils ont int�r�t, pour le march� serveur, � ne
pas changer trop de choses chaque ann�e, quitte � faire *payer* le fait
de ne pas changer trop de choses. Un peu ce que Red Hat Enterprise fait
aujourd'hui (et Debian depuis toujours, plus par perfectionnisme il
est vrai que r�el plan de roll-out).
Citons par exemple une grande banque allemande qui a achet� une vieille
version de OS/2 et a continu� � la faire maintenir ind�pendamment: le
co�t d'installation d'OS/2 Warp �tant prohibitif � leur yeux.
> Pour ajouter mon grain de sel : ce qui me d�range avec MS, c'est quand ils
> essayent de faire accepter leurs produits � des utilisateurs ne connaissant
> pas les alternatives ou les dangers des logiciels propri�taires. De m�me que
En fait, le probl�me avec Microsoft, c'est qu'ils ont commenc� comme
vendeur de salade sur le march�, et aujourd'hui ils sont les uniques
cr�ateurs de salade du monde entier, uniques distributeurs et uniques
conseillers. En bref ils ont le r�le d'IBM sans les comp�tences,
et en particulier sans le personnel n�cessaire.
Ou quand ils traitent des probl�mes s�rieux (s�curit�, fonctionnalit�,
complexit�, qualit�) comme des probl�mes de relations publiques.
Ou quand ils sous-traitent � tout va emp�chant toute tra�abilit� du code
m�me pour eux-m�mes.
Ben la comparaison avec les OGMs tient la route on dirait :)
> PS : On peut nommer Microsoft en toutes lettres, ou par l'abr�viation MS, le
> nom de cette entreprise ne faisant certainement pas r�agir Echelon.
pis en plus �a peut me d�signer.
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