Techniques de procr�ation assist�e : risque g�n�tique d'anomalies
(�tude) PARIS, 16 jan (AFP) - Les techniques de procr�ation assist�e
comporteraient un risque d'anomalies g�n�tiques pour les b�b�s qui en
sont issus, selon une �tude de g�n�ticiens publi�e dans le num�ro de
janvier d'un mensuel sp�cialis� britannique, le Journal of Medical
Genetics.  Les chercheurs se sont pench�s sur le cas de 149 b�b�s
affect�s du syndrome de Wiedemann-Beckwith (SWB), un syndrome de
croissance excessive pr�disposant aux tumeurs et dont la fr�quence est
de l'ordre de 1/13.700 naissances.  Ce syndrome se traduit par de gros
b�b�s, des d�fauts de fermeture de la paroi abdominale, une tendance �
l'hypoglyc�mie, une grosse langue et des anomalies des reins, ainsi
qu'un risque accru de tumeurs. Jusqu'� 10% des enfants pr�sentant ce
syndrome d�veloppent des tumeurs dans l'enfance, habituellement au
niveau r�nal (tumeur de Wilms ou n�phroblastome).  Le SWB r�sulte
d'erreurs d'expression des g�nes impliqu�s dans le d�veloppement du
foetus, situ�s sur une r�gion du chromosome 11 et soumis �
l'"empreinte parentale". Il s'agit d'un processus o� le g�ne qui
fonctionne, agit (s'exprime) diff�remment selon sa provenance,
maternelle ou paternelle. G�n�ralement, le g�ne paternel favorise les
facteurs de croissance.  Selon les chercheurs, les enfants ayant ce
syndrome seraient quatre fois plus souvent n�s � l'aide des techniques
de procr�ation assist�e telles la f�condation in vitro (FIV) ou
l'injection intracytoplasmique de sperme (ICSI), qui consiste �
injecter directement un spermatozo�de dans l'ovule.  Six des 146 b�b�s
affect�s par ce syndrome (soit 4%) �taient issus de l'assistance
m�dicale � la procr�ation, dont trois n�s par FIV et trois par l'ISCI,
compar� � 1% environ dans la population g�n�rale, selon l'�tude de
l'�quipe de Birmingham du Pr Eamon Maher et du Dr Louise Brueton.
Plus de 43.000 b�b�s sont n�s au Royaume-Uni entre 1995 et 2000 �
l'aide des techniques d'assistance � la procr�ation FIV et ISCI.
R�cemment, notent les auteurs, une "association possible" a �galement
�t� rapport�e entre l'une de ces techniques, l'ISCI, et deux cas de
syndrome d'Angelman, affectant le d�veloppement neurologique, li�es �
une d'anomalie g�n�tique comparable au niveau du chromosome 15.  "A
mesure que ces techniques de procr�ation se r�pandent, il devient de
plus en plus important de suivre les enfants qui en sont issus pour
rechercher les probl�mes g�n�tiques", sugg�rent ces sp�cialistes.

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* Fabio Sterpone                                *  
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