Tout d'abord merci � toutes et tous d'�tre venus si nombreux hier soir �
l'AG. Des id�es int�ressantes ont �merg�es de nos nombreuses discussions
ainsi que quelques critiques constructives.
Nous en avons pris bonnes notes et soyez assur�s que nous ferons dans la
mesure de nos moyens encore mieux cette ann�e. Le PV sera disponible tr�s
bient�t.
Vous �tes nombreux � vouloir lire les notes de St�phane Fermigier sur la
Linux-Expo � Paris. Alors les voila et bonne lecture...
Gilbert.
--
GULL - Groupe romand des Utilisateurs de Linux et de Logiciels Libre
http://www.linux-gull.ch
Bonjour a tous,
pas le temps de donner mes impressions sur Linux Expo hier, mais voici les
notes prises pendant les keynotes. Globalement, j'ai trouv� ces keynotes
assez r�ussie, et la salle �tait pleine a craquer (nombreux spectateurs
debout).
S.
IBM
On met Linux sur tous nos serveurs, y compris et surtout les mainframes. On
annonce aujourd'hui deux nouveaux mainframes d�di�s � Linux.
Egalement une gamme au niveau des appliances (serveurs d�di�s).
Oui, on ets contents de notre investissement sur Linux.
En plus, on va continuer � contribuer au niveau des technologies. IBM est
membre fondateur de l'ODSL qui s'int�resse aux telco.
L'ensemble des clients que l'on avait l'an dernier (weather.com, lawson,
Telian...) est content et en redemande. L'ensemble des telcos a investi sur
ces technos et en redemande. C'est �galement le cas de la finance, des
loisirs, de la distribution (Home Depot qui met des petits serveurs sur
l'ensemble de son infrastructure).
Telia a fait un pari: on va sur le mainframe, on va sur Linux. On associe
deux avantages: la fiabilit� du mainframe et le TCO de Linux. En France,
Aleos a fait le m�me pari. Il suffit de 90 secondes pour impl�menter
un nouveau serveur, donc on y gagne.
Dans un autre domaine, la compagine g�n�ral de g�ophysique a fait le pari du
cluster Linux.
Maintenant, une consid�ration personnelle: j'ai personnellement v�cu 3
r�volutions: le PC, TCP/IP et maintenant Linux. Il y a plusieurs �tapes: les
pionniers, les VC qui investissent, les dominants du march� qui disent "�a
marche" pas ("les papys font de la r�sistance"). Nous on a d�cid� de pas
rater le train. Tant pis pour ceux qui n'ont pas compris. Vous, les
pionniers, vous devez �tre les gardien pour �vider que les dominants du
march� n'�touffe Linux.
Maintenant, l'avenir: qui utilise le grid computing (la grille) ? (Personne
dans la salle). Qui utilise Napster ? Et ben c'est pareil [SF: faut le dire
vite.] Idm projet decrypton du t�l�thon. Autre projet: le grid du nouvel
acc�l�rateur du CERN.
Avec la grille, on est en train de vivre un nouveau step (sic!) important, un
nouveau changement dans l'�cosyst�me qui va compl�tement changer.
Parlons maintenant d'Eclipse. C'est un outil de d�veloppement (atelier
logiciel) qui s'adresse aux d�veloppeurs. Il y a 150 compagnies qui ont
rejoint cet organisme (libre). On est en train d'ouvrir les outils de
d�vloppement comme TCP/IP a ouvert les r�seaux ou Linux les OS.
Encore un projet: Elisa. C'est un syst�me qui est capable de se corriger
lui-m�me.
En r�sum�: notre investissement de 1 Mrd de $ porte sur le harwdware,
le logiciel, et on est content de notre retour sur investissement.
C'est une r�alit� industrielle. Linux est en production. Le futur,
c'est la grille, Eclipse, Elisa.
Le challenge, il est pas technologique, il est communautaire. Il faut que les
pionniers dans cette salle se transforment en gardiens du temple et le
d�fendent contre les dominants qui font de la r�sistance.
Q: quelles sont les infracstructures (zSeries) qui sont accessibles � la
communaut� ?
R: on fait une machine zSeries qui sort avec un prix compatible. Par
ailleurs, IBM a lanc� un concours pour proposer � des jeunes de faire des
logiciels. On pouvait gagner des Thinkpad, et le premier prix, c'�tait un
zSeries.
Q: quelle est la position d'IBM en mati�re de brevets logiciels ?
R: je crois que l'innovation provient de deux voies, la recherche
fondamentale et le monde du libre. Il y a des discussions sur ce sujet. On va
faire ce qu'on peut.
Q: Linux sur le poste client ?
R: je suis d�sol� de n'avoir parl� que de serveur, mais c'est mon domaine.
On attend ce que la communaut� va proposer en mati�re de bureautique.
Red Hat (Bob Young)
IBM doesn't do everything perfectly, but they do most thinks very well.
Qui se consid�re comme expert du logiciel libre ? (5 % de la salle).
Qui est entrepreneur ? (5 %) C'est plus que je n'attendais.
J'ai deux choses � dire ce matin: pourquoi l'open source ? pourquoi je suis
convaincu que le logiciel libre va �tre plus important en France que dans les
pays anglo-saxon ?
La raison, c'est qu'en anglais, quand on dit "free software", les gens
pensent souvent "free beer" et ils sont embrouill�s. Bien s�r, en France on
dit "logiciel libre", pas "logiciel gratuit". L'avantage pour les acheteurs,
c'est qu'ils ont le contr�le de la technologie qu'ils utilisent pour batir
leur service d'information.
Quand on ach�te une voiture � Peugeot, on n'est pas oblig� d'acheter la
suivante � Peugeot. Et si on veut faire installer un autoradio, on n'est
pas oblig� de le faire faire chez Peugeot.
C'est le client qui contr�le la relation client-vendeur. Il n'y a que dans
l'industrie du logiciel que c'est le vendeur qui contr�le la relation, parce
qu'il n'y a que lui qui a acc�s au code source.
Combien de personnes ici ont lu compl�ment la licence utilisateur d'un
logiciel achet� par exemple � la FNAC (1 personne dans la salle). Ce ne
m'�tonne pas. Alors, s'il y a une chose que vous devriez faire apr�s avoir vu
cette conf�rence, c'est de lire une de ces licences.
En 1984, les grands acteurs de l'industrie du PC �taient Visicalc, Osborne,
Wordstar, etc. Compaq a �t� fond� fin 84, Dell quelques ann�es plus tard.
Aujourd'hui, l'industrie du logiciel libre n'en est qu'� ses d�but.
(remarque: ce que les march�s financiers pensent n'a absolument rien � voir
avec ce que l'�volution du march�).
Si vous voulez lancer un business, choisissez un business qui r�pondent
� ce que d�sirent les clients, pas qui essaye de les verrouiller.
Q: Nous avons besoins d'aide pour mettre Linux sur les postes de travail.
R: Il y a une soci�t� en Californie, Loki, qui a ferm� ces derniers jours.
Ils portaient des jeux sous Linux. La question, c'�tait: qui va aider Loki �
sortir de la faillite. Mais ce n'est pas sans espoir, car c'est un march�
libre, et s'il y avait vraiment des clients, alors soit il va y avoir
quelqu'un qui va acheter les propri�t�s de Loki. Mais c'est possible, et
c'est mon avis, que Loki avait nu mauvais business model. Ce que je
pr�f�rerais, c'est que ce soient les vendeurs de jeux eux-m�me qui fassent
les portages.
Q: Quels sont les plans de Red Hat autour de Red Hat Database, en particulier
au niveau des outils de d�veloppement ?
R: Je ne suis pas programmeur. Je suis un vendeur. Mais si on r�ussit avec
Red Hat Database, ce sera en n'essayant pas de contr�ler l'�cosyst�me.
Q: Quand on ach�te une distrib Linux en supermarch�, on paye quelques
dizaines d'Euros, mais on n'a jamais les CD des sources. Si Linux �tait
syst�matiquement fourni avec les sources, ce serait plus facile de rentrer
dedans.
R: La question des sources est tr�s int�ressante. Nous, on demande aux
clients ce qu'ils veulent. En fait, il y en a tr�s peu que �a int�resse, c'en
est m�me terrifiant. En France, il n'y que 23 % des maisons qui ont acc�s �
l'internet. Ce n'est pas assez. Et c'est du au fait qu'il y a des monopoles
des soci�t�s de t�l�phone.
En 1998, 60% de notre chiffre d'affaire portait sur les bo�tes, maintent
c'est le m�me chiffre, mais ce n'est plus que 10% de notre chiffre d'affaire.
Brian Behlendorf, CTO Collabnet / pr�sident de l'Apache Software Foundation
L'Open Source est d�ja un acteur majeur de l'industrie. Mais comment monter
en puissance ?
Deux pr�suppos�s:
- les d�veloppeurs peuvent changer le monde en �crivant du logiciel qui
correspond � lur croyances. Ils ont une conscience sociale.
- Les entrepreneurs peuvent changer le monde en montrant aux gens la bonne
fa�on de faire les choses. On doit cependant �quilibrer l'id�alisme avec le
pragmatisme.
Probl�me no 1
Microsoft .net est un probl�me. C'est trois choses: Passport/Hailstorm, C# et
le Common Language Runtime. Passport est ce qui pose le plus gros probl�me.
Ils essayent de changer le Web en un Web Microsoft.
Il y a des solutions: C# et CLR peuvent �tre impl�ment�s par des d�veloppeurs
open sourc (Mono, DotGNU). Pour construire une alternative � Passport, il
faut que le grands industriels s'en m�lent. La Liberty Alliance est un pas
dans la bonne direction.
Probl�me no 2
Les syst�mes de contr�le de copyright sont incompatibles � la base avec le
principe de l'open source. Le risque est que l'open source soit associ� � du
"vol" de propri�t� intellectuelle dans l'opinion publique.
La meilleure
solution serait d'impl�menter les syst�mes de contr�le de copyright, mais de
les rendre optionnels, avec un message � l'utilisateur lorsqu'il outrepasse
la loi. Cela d�place la culpabilit� du d�veloppeur vers l'utilisateur. C'est
une battaille de relations publiques qu'il va falloir mener.
Probl�me no 3
Il y a des dizaines de distributions Linux diff�rentes (ou de BSD), et des
environnements graphiques diff�rents. Cela cause beaucoup de duplication
d'efforts. Est-ce qu'on e serait pas en train de construire une tour de
Babel ?
Solution: il vaut mieux travailler sur des projets existants, refactorer le
code existant, utiliser ce qui a d�ja �t� contruit. La loi de Metcalfe
s'applique ici (la valeur augmente avec le carr� du nombre de d�veloppeurs).
La diversit� est un signe de bonne sant�.
Probl�me 4
Il n'y a pas assez de v�ritable support pour les produits Open Source.
Bien s�r, IBM supporte Linux, mais est-ce qu'ils vont supporter
Mozilla sous Linux ? MySQL ?
Solution: d�marrer des PME qui fournissent un support commercial des
logiciels libres. Commencer petit, devenir profitable, et ensuite grossir.
Probl�me 5
De nombreux appareils sont livr�s actuellement en tant que service (GSM,
Tivo, X-Box...) et du logiciel qui n'est pas t�l�charg� sur l'ordinateur
(webmail).
Solution: refuser d'utiliser des services qui ne divulguent ni leur code
source, ni les API pour les contr�le. Soutenir les "hacks" comme le "Tivo
hack" d'Andrew Tridgel. Encourager les soci�t�s qui ouvrent leurs API �
d'autres d�veloppeurs.
Probl�me 6
L'id�e de donner le logiciel pour contruire une activit� de service autour a
�t� essentiellement discr�dit�e, et le budgets sont plus serr�s. Solution:
il y a de tr�s bonne raisons de collaborer dans le d�veloppement logiciel. Il
faut faire des pilotes et des d�mos, et montrer au client que le logiciel
aura beaucoup plus de valeur pour lui s'il est partag�.
Probl�me 7
Les d�veloppeurs qui ne sont pas familiers de l'Open Source ont des
r�ticences � montrer leur code, ou � permettre � d'autres de participer
au processus de d�veloppement.
Solution: il faut �duquer les gens un par un. Les accueillir dans les
projets Open Source, r�pondre � leurs questions, leur donner des petites
t�ches � effectuer,
Conclusion
Un jour, tout sera contr�l� par du logiciel (cf. nanotechnologies). Le
logiciel sera aussi important que l'ADN pour le vivant. Il est essentiel
d'avoir acc�s au code source pour pr�server la libert�.
Q: Pourquoi une soci�t� qui a d�pens� beaucoup d'argent pour d�velopper
un logiciel devrait-elle le donner � ses concurrent ?
R: Il faut essayer de donner ce sur quoi on veut collaborer, et garder
ce avec quoi on veut faire de l'argent.
Herv� Mouren, Bull.
Je vais �tre tr�s pragmatique. Je vais parler du e-gouvernment, c'est � dire
l'utilisation de la technologie pour g�rer les relations entre les citoyens
et les etats.
C'est un domaine o� la technologie n'a rien apport� � ce jour. Et c'est un
domaine sur lequel il y a des millions et des dizaines de millions imm�diats.
Un exemple est donn� par le e-forum, un projet lanc� par la Commission
Europ�enne, qui consiste en un consortium d'organismes publics et de
soci�t�s priv�e.
Un exemple en France: servir-public.fr.
Les logiciels libres permettent de bien r�pondre aux contraintes du
e-gouvernment: inteconnecter les services en tote transparence, m�me service
pour tous, ma�triser la mont� en puissance et les co�ts.
Les logiciels libres fonctionnent en effet en mode communautaire. C'est un
facteur d'innovation. Il permettent d'assurer la ma�trise de l'�volution (les
standards ouverts garantissent l'interop�rabilit� des syst�mes), la ma�trise
des co�ts, gr�ce � la mutualisation des investissements et des resources et
l'ouverture des march�s, et enfin la ma�trise de la s�curit� car la
disponibilit� des sources permet de les analyser.
Quand il voit �a, un responsable public se demande forc�ment ce qu'il peut
faire avec �a dans son m�tier.
Dans ce domaine, Bull a un savoir-faire reconnu, et participe � des projets
de d�veloppement dans ses centres de comp�tence (Atlas, Hyades, CLIC, LIPS).
On est en train d'int�grer le logiciel libre dans un processus industriel.
En r�sum�, on pass� de fournisseur de mainframes, puis de fournisseur
d'infrastructure, pour arriver � un engagement sur Linux avec des centres de
comp�tence sur Linux (partenariats avec �diteurs de distributions, ou
comp�tences propres).
Nous pensons enfin que la majorit� de nos engagement dans 4 � 5 ans dans le
domaine du HPC sera sur des solutions libres.
L'informatique, en 10 ans est pass�e d'une culture d'arrogance � une culture
de partage.
Q: Bull a d�velopp� le syst�me de vote �lectronique de la Belgique, et va
d�velopper le syst�me de carte d'identit� �lectronique. Est-ce que �a va
�tre du logiciel libre ?
R: Le projet a d�marr� il y a 10 ans, on n'a pas utilis� du libre. Si on
devait le faire maintenant, on utiliserait sans doute du libre. Das trois ou
quatre ans, on utilisera s�rement du libre.
Q: Quels sont vos moyens de pression contre les patentes logicielles ?
R: C'est un sujet extr�ment difficile, sur lequel on doit travailler
ensemble. Le monde industriel est bas� sur les brevets. Il va falloir
r�fl�chir � des voies moyennes. On ne peut pas faire "pffft copyright
termin�" [SF: on parle ici de brevets, pas de copyright!].
Greg Olson (Sendmail)
[SF: batterie du portable vid�e. Je dois sortir pour trouver une prise.]
Jacques Lemarois (MandrakeSoft)
Le but de cette pr�sentation est de pr�senter le business model des soci�t�s
de logiciels libres.
Avant il y avait des soci�t�s de service. C'�tait bien, parce qu'il y avait
de la concurrence entre les soci�t�s. A un moment, certaines soci�t�s se sont
transform�es en en �diteurs de progiciels.
Par exemple, Microsoft impose un standard, comme Word ou Excel, et par effet
de r�seau, on est oblig� d'utiliser les m�mes logiciels pour pouvoir . Du
coup, on est arriv�, � quelque chose de compl�tement aberrant. Microsoft a
actuellement comme reserve de cash de quoi payer ses salari�s pendant 10 ans
� rien faire.
Dans le monde des distributions, on peut faire des distributions en ajoutant
du code propri�taire sur des logiciels libres (mod�le Caldera) Linux devient
ainsi un standard de facto.
On fait en sorte de rendre le produit compl�tement accessible, ce qui rend le
co�t de recrutement de nouveaux utilisateur extr�mement r�duit.
Non a entre 10 et 30% de parts de march� selon les pays, et on fait un effort
particulier sur la facilit� d'utilisateion, afin la encore de faciliter le
recrutement de nouveaux utilisateurs.
Comment fait-on de l'argent avec un tel syst�me ? Le mod�le de revenu, c'est
de vendre du service. On vent des produits packag�s (vendus � la FNAC ou
pr�install�s - HP, Bull). Mais surtout on vend du support et de l'assurance.
(Souvent, les clients qui sont exp�riment�s ne nous appellent jamais, ce qui
fait qu'on fait 100% de marge.) Enfin, on vend de l'expertise. On
dit "le logiciel de base est un commodit�, mais on peut vous
aider � en faire quelque chose pour vos besoins".
On esp�re devenir un monopole gentil. Quand je parle � la f�te de l'Humanit�,
je dit que c'est un syst�me communiste, quand je parle � Alain Madelin, je
dit que c'est le march� parfait.
Toutes les soci�t�s du monde Linux �taient rentables au d�but de leur
existence, mais on a lev� trop d'argent (comme SuSE ou d'autres) et on a bien
�t� oblig� de le d�penser. Maintenant on essaye de redresser la barre.
Il y a d'autres mod�les comme celui de MySQL ou de Troll Tech, qui
disent que l'on peut utiliser leurs logiciels pour du libre sans
payer de licences, mais qu'il faut payer pour faire du propri�taire.
Il y a aussi des soci�t�s comme Zope Corp qui font un produit, un
serveur d'application, et vend des d�veloppement sp�cifiques
au-dessus de cette plateforme.
Et puis des soci�t�s qui vendent des solutions verticales, par exemple
pour les boulangeries.
Interm�de: intervention de Jean-Paul Smets.
Je travaille pour une soci�t� de maillots de bain qui souhaite mutualiser
avec ses concurrents le d�veloppement d'un logiciel de gestion de production
(ERP). Comme �a, j'ai de l'argent pour d�velopper mon logiciel, et ensuite
je pourrais vendre des adaptatiions aux besoins des autres clients.
Q: Avez-vous un accord avec Oracle ?
R: On n'a pas la certification Oracle, ce qui est effectivement un
probl�me, une barri�re � l'entr�e.
Q: Quels sont les parts relatifs des trois activit�s ?
R: Notre chiffre d'affaire sur les ventes de bo�tes est pass� de 80 %,
les ventes de bo�tes diminuent en parts relatives, les ventes OEM
augmentent, le service augmente mais le cycle de vente est tr�s long.
Enfin, notre service d'abonnement commence � nous rapporter de l'argent.
Q: Vous avez chang� depuis la derni�re fois ?
Pour le jean, il faut aller voir des investisseurs, alors on s'adapte.
En ce qui concerne le march� grand public, on essaye toujours d'�tre
"best for newbies".
Ce n'est pas votre grand-m�re qui va utiliser Linux, sauf si vous la
forcez. Donc on n'en est pas encore au march� de masse.
Tous les grands comptes sont en train de r�fl�chir � faire la bascule vers
Linux sur les postes de travail. Les raisons: r�duction des co�ts, moins
de virus, maintenance plus facile.
Il y a aussi des initiatives comme AbulEdu qui visent � rendre Linux plus
facile � utiliser dans les �coles.
Q: Est-ce que l'un des freins au d�ploiment de Linux dans le
ce n'est pas l'omnipr�sence de la suite Office ?
R: Moi j'�quipe toutes mes tantes de StarOffice sous Windows.
OpenOffice lit correctement les format Word et PowerPoint. Ce n'est pas
parfait mais c'est suffisant pour notre usage (on utilise StarOffice
chez MandrakeSoft).
Q: Il me semble que les dirigeants des grandes administrations ont
peur du monde Linux ?
R: Il y a un frein � la pr�installation de Linux. Certains constructeurs avec
qui ont travaillait ont subi des pressions de la part de Microsoft pour ne
pas installer Linux et Windows en dual boot sur leurs machines.
Il y a une volont� politique, avec l'ATICA, de promouvoir les logiciels
libres dans l'administration.
Q: Comment expliquez-vous que le milieu de l'�ducation soit encore
si r�ticent � Linux ?
R: Il y a en ce moment un mouvement assez fort et on constate une
diffusion tr�s forte actuellement. Il y a une volont� de l'Education
Nationale et des professeurs dans les �coles.
Q: Est-ce que vous comptez faire une communaut� de d�veloppeurs comme
SourceForge ?
R: MandrakeSoft est tr�s ouvert en terme de mod�le de d�veloppement. C'est
un projet Open Source � part enti�re. On cherche �galement � reproduire ce
mod�le pour des solutions comme par exemple la s�curit�. Cela permet de
renforcer nos �quipes de R&D et de rendre heureux nos utilisateurs.
--
Stefane Fermigier, Tel: +33 6 63 04 12 77 (mobile).
Portalux.com: le portail Linux.
"Internet: Learn what you know. Share what you don't."