A propos du projet R�seau
J'ai lu cela dans le Temps de lundi dernier.
G.
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INTERNET. Cette technologie sans fil fait fureur depuis peu en Europe
et inspire � des mordus d'Internet l'id�e de cr�er des r�seaux
communautaires alternatifs. En Suisse romande, un jeune ing�nieur
lance le mouvement � Lausanne.
WiFi: quand les ondes radio permettent de surfer � haut d�bit, vite
et pas cher
Jean Lasar
Lundi 4 f�vrier 2002
Pour acc�der � Internet, outre le modem analogique � 56k, l'offre
actuelle propos�e aux particuliers comprend le c�ble t�l�vision et
l'ADSL, aux rapports qualit�-prix pas vraiment fracassants. Or, il
existe des technologies bon march� et fiables, qui empruntent non des
c�bles mais les ondes hertziennes. L'une d'elles, le WiFi (prononcer
Ouifi), permet de relier des terminaux avec des d�bits de l'ordre de
11 m�gabits par seconde (environ deux cent fois plus que les modems
56k. Lire l'encadr�). Arnaud, un jeune ing�nieur r�seau de Crissier,
ch�rit le r�ve de lancer un tel r�seau dans sa r�gion. Lors des
r�centes rencontres d'Autrans, qui r�unissent chaque ann�e dans la
station du Vercors les principaux intervenants fran�ais du Net, il
�tait pr�sent avec ses camarades de wireless-fr.org, qui, de leur c�t�
et depuis le printemps dernier, ont commenc� � lancer des r�seaux WiFi
en France, notamment � Paris, Lyon et Nantes. A noter que pour ne pas
froisser les autorit�s fran�aises, wireless-fr.org adopte un profil
bas et mentionne comme seul projet de r�seau existant... celui
d'Arnaud, � Lausanne. Avec un �quipement l�ger, ces francs-tireurs
ont cr�� l'�v�nement en montant un petit r�seau local, qui a permis �
de jeunes adeptes de jeux �lectroniques gourmands en bande passante de
s'adonner � leur passe-temps. A peine Internet y �tait-il disponible
que plusieurs participants aux rencontres, leur laptop �quip� d'une
carte WiFi (quelque 50 dollars aux Etats-Unis), se mettaient
ostensiblement � t�l�charger leur courrier �lectronique tout en
d�ambulant dans les couloirs. Comme au bon vieux temps du t�l�graphe
Avec le WiFi, la port�e des �metteurs utilis�s n'est que de quelques
dizaines de m�tres, quelques centaines dans le meilleur des cas: il
faut donc se grouper pour cr�er dans son quartier ou sa ville un
maillage suffisamment fin. Il est cependant possible de communiquer
sur des distances plus grandes (10 kilom�tres ou plus), en se servant
d'antennes directionnelles, ce qui suppose une ligne de vue entre les
deux relais � comme au bon vieux temps des signaux t�l�graphiques. Le
faible co�t des �quipements et la possibilit� de cr�er des r�seaux
autonomes ont donn� l'id�e � des internautes technophiles de lancer
des initiatives non lucratives de mise en r�seau. Au sein de ces
structures associatives, l'entraide est de mise pour les
indispensables bricolages et achats de mat�riel. Ce qui les anime,
au-del� du faible co�t des communications, c'est aussi la ma�trise de
l'acc�s au r�seau, qui ne d�pend plus d'un fournisseur d'acc�s
commercial. Les pionniers incontest�s du �wireless� (sans c�ble) sont
un groupe d'habitants de Seattle, dont le r�seau
(www.seattlewireless.org) compte d�j� plusieurs centaines d'antennes
en activit�. D'autres projets existent aux Etats-Unis, en
Grande-Bretagne, en Espagne, en Su�de, en Irlande, aux Pays-Bas et en
Allemagne. Comme cela s'est fait � Seattle, Arnaud souhaite lui aussi
lancer une structure associative dans laquelle la majorit� des
participants connect�s seront aussi des �coop�rateurs�: � la fois
consommateurs de bande passante et relais pour les autres membres
connect�s. Pour peu que les participants soient pr�sents dans
plusieurs quartiers strat�giques de l'agglom�ration lausannoise, il
sera possible de parvenir rapidement � un maillage relativement fin en
�nodes� (points d'acc�s et de relais). Ce maillage, � son tour,
convaincra d'autres internautes de rejoindre ce r�seau, etc.
Fournisseurs d'acc�s inquiets Contrairement aux Etats-Unis o� elles
sont libres, en Suisse, comme en France, les fr�quences utilis�es par
le WiFi, dans la plage des 2,4 GHz, sont encadr�es par la loi. L'Ofcom
limite la puissance des �metteurs � 100 milliwatts et pr�cise que
l'absence de brouillage ne peut y �tre garantie. Mais cela n'emp�chera
pas Arnaud d'aller de l'avant. Il dit avoir d�j� re�u plusieurs
e-mails d'internautes de sa r�gion int�ress�s � collaborer � son
projet. Attention, pr�vient-il, avec le WiFi, il ne s'agit pas �
proprement parler d'acc�s � Internet, mais de mise en r�seau. En
d'autres termes, � la vitesse de transmission de 11 Mbit/s, on pourra
faire circuler des signaux et des fichiers pr�sents sur les
ordinateurs et autres terminaux reli�s au r�seau local, par exemple
jouer en ligne avec des voisins � des d�bits �bouriffants, �changer
sans compter ses collections de vid�os ou encore cr�er une radio
communautaire. Pour l'acc�s � Internet, on d�pendra de
l'interconnexion entre ce r�seau WiFi et la Toile, ce qui suppose que
les membres se cotisent pour se payer une ligne � haut d�bit. En tout
�tat de cause, il s'agit l� de solutions nettement plus �conomiques
que les offres commerciales individuelles. D'o� une certaine
appr�hension des fournisseurs d'acc�s � haut d�bit, notamment des
op�rateurs des futurs r�seaux UMTS, qui peuvent craindre, si cette
technologie devait se g�n�raliser, de voir s'�chapper une partie de la
client�le vis�e.
WiFi, mode d'emploi Jean Lasar
Couramment appel�e WiFi, la technologie sans fil qu'entendent mettre
en �uvre Arnaud et ses amis porte le nom barbare de 802.11b. D�finie
par l'IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), c'est
une des m�thodes disponibles pour mettre en place des r�seaux d'acc�s
locaux sans fil, ou WLAN (Wireless Local Access Network), comme par
ailleurs Bluetooth ou Airport (Apple). Dans la gamme de fr�quence des
2,4 GHz, elle autorise des d�bits allant jusqu'� 11 Mbit/s, soit
quelque deux cent fois plus que les modems 56k, nettement plus aussi
que l'ADSL ou le c�ble. Un �quipement individuel peut s'obtenir (aux
Etats-Unis pour l'instant) pour l'�quivalent de quelques centaines de
francs. Les �quipements disponibles sont pour la plupart � la norme
PCMCIA, qui �quipe les ordinateurs portables: la mobilit� est
inh�rente au WiFi. Les puissances d'�mission sont libell�es en
dizaines ou en centaines de milliwatts tout au plus. Des entreprises
nordiques ont d�velopp� des offres commerciales reposant sur ce
standard, notamment dans des lieux publics comme les a�roports ou les
centres de conf�rences.
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Gilbert Robert
Email: [EMAIL PROTECTED]
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