Par rapport aux derniers courriels concernat le sujet voici mon avis.

Denis Bucher wrote:

>...
> Un système de vote dont on n'a pas les sources me paraît en effet très
> dangereux, mais comment devons-nous lutter contre ?

Je crois que c'est en le rendant public. En avertissant politiques et
media. Pour qu'on en discute.

Paul-Jean Cagnard wrote:

> Bof, pas si dangereux que ça. Même si tu as les sources, ou plutôt des
> sources, à disposition, qu'est-ce qui te garantit que c'était bien ce
> programme-là qui tournait sur la machine ?

Si besoin est, recompilant les sources , eventuelment en re-instalant
tout un systeme, en présence de representants des parts. C'est
l'équivalent du recomptage et de la surveillance des locaux de vote par
representants des forces politiques.
Ce contrôle n'est pas obligatoire mais il est **possible**. Le serait-il
lors d'une solution propriétaire?

> De plus, il est déjà possible de voter par correspondance. Je ne sais
> pas comment ça fonctionne dans le détail, mais il me paraît simple de
> savoir pour qui a voté une personne, puisqu'il faut bien savoir d'où
> vient l'enveloppe pour confirmer que cette personne a bien voté.

Il y a des procédures d'anonimisation (est-ce un anglicisme?) et des
mechanisme de contrôle qui sont accessibles à tous intéréssés. C'est ça
la question, la transparence. Peut-elle êrée avec du code propriétaire?

Marc Mongenet wrote:


> La différence entre un logiciel 'libre' et 'ouvert' étant principalement
> que le logiciel libre peut être modifié et redistribué à volonté en
> plus d'être accessible sous forme de source.

N'est-ce pas important qu'on puisse librement et sans dépendence
d'autres corriger des erreurs et qu'autres puissent reprendre et
réproduire ce qu'on fait? Cela dit dans ce cas précis la différence me
semble insignifiante. Si je te dis que j'ai toujours utilisé Debian tu
comprendras que je suis plutôt GPL qu'autre chose.


> En outre, il faut sans doute, pour faire peur, appuyer sur le fait
> qu'avec un logiciel non ouvert, il ne serait pas possible de se défendre
> contre certaines accusations de trucage d'élection.

Tout-a-fait! La transparence ne reste pas un mot. Avec du code libre une
accusation de trucage des résultas, pour être credible, devrait préciser
un mechanisme. Avec du propriétaire? Laquelle, donc, des deux solutions
rends le système (de vote) plus credible vis-à-vis des électeurs?

Félix Hauri wrote:

> Une réflexion intéressante sur un sujet dont je ne connaissait pas
> franchement l'existance.

Il me semble aussi que tout a trop vite passé, comme s'était rien.

Frederic Schutz wrote:
> n'est que suite à ce que j'ai vu et entendu sur le sujet, j'ai la
nette
> impression que l'Etat se soucie plus de donner une impression de
sécurité
> aux citoyens, plutôt que de s'assurer que cette sécurité existe
réellement.
> Bien sûr, cette opinion n'engage que moi, et elle peut se révéler
> complétement fausse.
Je suis tout à fait d'accord.
Et, si on jour ça se passe mal, au niveau sécurité, on ressortira
l'histoire du "consulting" de Swissair à propos de Wisekey.
Il y auras pas de responsable.  Comme quelqu'un disait dans la
discussion sur ssh/openssh, le choix du libre implique aussi des
responsabilités.

Pour conclure:
ce lundi je pense envoyer le texte, par courriel, aux députés du Grand
Conseil et aux membres du Conseil d'État. Je sais que le gull est très
occupé avec Computer mais j'aimerais bien savoir si je peux le
mentioner. Mon idée c'était de l'indiquer comme source d'information
pour les politiciens qui s'y interesseraient. Alors?

*************
José Nunes

--
http://www-internal.alphanet.ch/linux-leman/ avant de poser
une question.

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