A tous, bonne année!
Ci joint un projet de lettre destiné au président  du club informatique
de St Laurent du var, plutôt accroché à Windows.
Prière de suggerer toute modif, y compris correction de fautes
d'orthographe.
Co-auteur: Georges (Rede Caesari..., comme ils disent dans Astérix)
Michel
Michel Aconin
527 bd Jean Ossola
06700 St Laurent du Var
04 93 31 11 38
[EMAIL PROTECTED]
                                                 Monsieur le Président
        
                                                  du Club informatique,  
                                                      école de la gare   

St Laurent, le 

Monsieur le Président,

Fin novembre dernier, je vous ai téléphoné pour envisager d'intégrer les
logiciels libres dans nos activités.
Vous m'aviez alors orienté vers la Mairie. Je dois y prendre rendez-vous à la
fin du mois de janvier.
Si c'est la municipalité qui décide des orientations de notre Club, il me
semble quand même nécessaire d'associer les responsables de ce dernier à la
discussion. C'est pourquoi je souhaiterais les rencontrer au préalable.

En tant que membre du Club, je pense qu'il n'est plus possible, pour un Club
informatique, de continuer à laisser ignorer que dans toutes les universités
et centres de recherche du monde se trouvent des milliers de chercheurs ou
étudiants en informatique de haut niveau, qui ne peuvent pas dépendre de
systèmes verrouillés. Ils ont leurs propres logiciels, qu'ils mettent
gratuitement à la disposition de tous avec les sources, ce qui permet à
d'autres de les utiliser, les modifier et améliorer. Issus de ce travail
collectif et constamment réactualisés, de nombreux systèmes deviennent
utilisables par le grand public, et arrivent à dépasser les logiciels payants
aussi bien en qualité de fonctionnement qu'en matière de sécurité et de
facilité d'utilisation. La base des connaissances acquises avec un logiciel
libre et gratuit reste parfaitement valable pour tout autre système, et le
choix de payer pour remplacer ou compléter un tel logiciel déjà en place
devient alors une décision toute personnelle indépendante d'un Club sans
préoccupation commerciale. Nous devrions tenir compte de cette évolution,
tendre à actualiser nos formations en ce sens et organiser une coopération
entre les promoteurs des divers systèmes.

En tant que consommateur, je pense que tout particulier qui vient se
renseigner dans un club informatique avant de procéder à un achat de matériel
ou de logiciel devrait  y apprendre qu'il peut désormais faire l'économie des
opérateurs coûteux qui sont installés à l'avance dans presque tous les
ordinateurs. A la place, et pour un coût nettement moindre, il a parfaitement
le droit d'exiger du vendeur l'installation d'un opérateur libre sur son
nouvel ordinateur, le tout configuré et prêt à l'emploi avec les mêmes
garanties, en premiere installation. Il n'y a aucun risque à agir dans ce
sens, alors que si l'on installe en premier un système coûteux, l'éventuelle
déception est coûteuse. En cas de refus du vendeur, il a intérêt à changer de
boutique et choisir un informatitien plus qualifié, sans parler de non-respect
de la légalité. Nous avons là un facteur de remise en ordre du marché et de
démocratisation de l'informatique: lorsque sont apparus les serveurs internet
gratuits - certains excellents et recommandés par notre mairie, d'ailleurs -
les serveurs payants ont réagit dans le sens d'une amélioration de la qualité
et du prix.

En tant que contribuable, enfin, je ne peux qu'approuver les récentes
initiatives destinées à favoriser l'utilisation des logiciels libres dans
l'Administration. Je pense notamment au ministre de l'Education Nationale qui
a signé une convention de coopération avec l'AFUL (Association Francophone des
Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres) ou au ministère de la Culture
qui vient de décider de faire passer ses 5500 postes informatiques sous Linux
ou encore à la proposition de loi du sénateur des Alpes-Maritimes Pierre
Laffitte, qui vise à l'utilisation systématique des logiciels libres par
l'Administration. Ce serait là de substantielles économies pour l'Etat, car
cela aboutirait à ne plus payer une licence pour chaque logiciel sur chaque
ordinateur, à éviter une dépendance pleine de risques par l'emploi de systèmes
verrouillés conçus dans des buts autres que l'organisation du service public,
le tout sans guère changer les habitudes ni des exécutants, ni des administrés.

En conclusion, j'espère qu'à la lumière de ce qui précède, vous voudrez bien
m'accorder la faveur de vous rencontrer, et je vous en remercie à l'avance. 

Veuillez agréer, avec mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, monsieur
le Président, l'expression de ma considération distinguée.

Michel Aconin
 
 
 
 
 

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