Salut!
Georges Louge m'a fortement inspiré...

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Monsieur le député, monsieur le président.
Sans doute vous souvenez-vous comme moi de ce qu'a déclaré le candidat Jacques Chirac au cours de la campagne présidentielle de 2002 :

« Autoriser les brevets sur les logiciels mettrait l'Europe sous la coupe des
entreprises américaines. Il faut refuser la vassalisation technologique
vis-à-vis des États-Unis et soutenir le logiciel libre, la créativité de
l'informatique française et européenne et notre indépendance technologique. »

Cette prise de position catégorique montre que Jacques Chirac avait bien compris le caractère fondamental de la lutte engagée entre partisans et adversaires du
brevet appliqué aux logiciels.

Il ne s'agit pas d'une querelle d'experts sur un sujet technique incapable d'intéresser le citoyen moyen. C'est l'avenir de l'Europe qui est en cause : accepter la brevetabilité des logiciels, c'est finalement faire cadeau de l'informatique européenne, sans aucune contre-partie, à quelques grandes entreprises, essentiellement américaines, qui mènent à Bruxelles un lobbying effréné pour obtenir satisfaction. Leur but : l'informatique a pris une telle place dans tous les domaines que contrôler l'informatique, c'est tout contrôler, à commencer par l'information, mais aussi nos Administrations, notre système de santé, notre Enseignement, nos télécommunications, nos banques, nos Armées...

Cédant aux pressions des lobbies pro-brevets, la Commission Européenne emploie
tous les moyens pour obtenir que les logiciels soient brevetables en Europe
sans aucune retenue. À plusieurs reprises, le Parlement Européen a manifesté de façon éclatante son opposition à la brevetabilité. Mais la Commission a fait passer sa réforme en force, sans tenir aucun compte de la position du Parlement, et malgré le manque manifeste d'une majorité qualifiée des États membres, ce qui augure mal de l'Europe qu'on nous prépare.

Que fait pendant ce temps le gouvernement français ? Reniant les engagements du
Président Chirac, il soutient au contraire la désastreuse position de la
Commission Européenne. Mais dans le même temps, on voit nos ministères et toute notre administration recourir de plus en plus aux logiciels libres, à la fois pour une sécurité d'utilisation accrue et pour éviter de payer des licences aussi coûteuses qu'injustifiées. La politique du gouvernement français à ce sujet est donc parfaitement incohérente.

Qu'attendent nos élus, parmi lesquels vous siégez, pour interpeller le
gouvernement et lui faire remarquer son inconséquence ? Comment réagissent nos
parlementaires français en voyant le Parlement Européen traité de la sorte ?
Admettraient-ils qu'on en use de même avec eux? Qui aura le courage de
protester ?

Monsieur le Président, vous faites partie de la majorité en place et présidez aux destinées d'un Département où siègent de nombreuses petites entreprises de service informatiques, pas seulement dans la technopole de Sophia-Antipolis. Comme vous-même, elles sont pour l'Europe et ont aboli naturellement tout ce qui est frontiére. Ce n'est pas pour que la suppression des droits de douane fasse place à un protectionnisme coûteux pour la création des logiciels.
Je ne suis pas informaticien, loin de là.
Mais cela m'ouvre les yeux sur le fonctionnement réel de nos institutions européennes. Le projet de Constitution, prochainement soumis à référendum, va-t-il modifier dans le bon sens les procédures d'élaboration des directives et la répartition des prérogatives et des responsabilités entre le Parlement Européen, la Commission et le Conseil ? En un mot, le Parlement Européen aura-t-il le pouvoir de censurer la Commission ?

Si j'ai bien compris l'article 47 § 4 du projet de Constitution, aucune amélioration des règles de fonctionnement de la Commission n'est à attendre si la Constitution est adoptée. Sans aucun doute je voterai NON à une telle Constitution, et j'engage mes amis et relations à en faire autant. Ce sera ma façon de marquer mon profond désaccord quant au mode de fonctionnement actuel et futur des Institutions Communautaires.

Je vous prie d'agréer , Monsieur le Député, monsieur le président, l'expression de ma haute considération.

Michel Aconin
06 Thiéry


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