Bonjour

Dans l'article ci-dessous : 
"[...] le don d'ordinateur par les entreprises qui jusqu’ici ne pouvaient pas 
se faire pour des raisons fiscales"

"Mon rôle consistera aussi à créer des partenariats avec les acteurs 
industriels, associatifs ainsi qu’avec les collectivités territoriales"

Les GULs pourraient donc accompagner les entreprises souhaitant offrir leurs 
machines à un EPN ou à une école primaire etc. ?

Agacement : on retrouve encore ici cette mantra "la France est en retard" en 
ce qui concerne les NTIC ; il FAUT que la population se connecte, et on ne se 
demande même pas si cela l'INTÉRESSE; car se connecter pour faire QUOI ?!
Fantasme : "l'informatique va régler tous les problèmes" (le trou de la Sécu, 
les banlieues difficiles, l'illettrisme, et que sais-je encore...)

Ou alors c'est pour plaire aux Majors qui pourront déverser leur publicité 
durant nos temps de cerveaux d'internautes disponibles, puisqu'elles 
considèrent l'Internet comme une télévision-bis.

Je suis colère car j'ai dû renoncer à ceci à cause des grèves, dommage
http://install-party.ens-cachan.fr/

@+

Journal du Net > Le Net
Samedi 17 septembre 2007
Entretien réalisé par Frantz GRENIER, JDN
http://www.journaldunet.com/contact/redaction.shtml

http://www.journaldunet.com/ebusiness/internet/interview/071119-nomination-bernard-benhamou-delegue-aux-usages-de-l-internet.shtml


Bernard BENHAMOU (Délégué aux usages de l'Internet) : 
"Nous devons anticiper la mise en place de nouvelles technologies"
 
La ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur vient de nommer le 
nouveau délégué aux usages de l'Internet. 
Ce spécialiste de la gouvernance a désormais la charge de développer Internet 
en France. 
Entretien exclusif.


_Quel sera votre rôle ?_
L'objectif de ma mission est de coordonner l'ensemble des actions de 
développement des usages de l'Internet. Cette coordination s’effectuera 
auprès des pouvoirs publics, en concertation avec les collectivités 
territoriales et l’ensemble des acteurs industriels et associatifs. Car si le 
marché du haut débit en France est l'un des plus dynamiques en Europe, voire 
dans le monde, nous sommes en retard en termes de taux de connexions par 
rapport au Royaume Uni, à l'Allemagne et plus encore face aux pays de 
scandinavie. On ne parle presque plus de la fracture numérique, mais elle 
existe toujours, tant d'un point de vue géographique que social ou culturel. 
Pour évoquer les communes non couvertes par le haut débit on parle de "zones 
blanches", mais ces zones blanches existent aussi au sein de la population 
française… Il convient aussi de les réduire. Mon rôle consistera aussi à 
créer des partenariats avec les acteurs industriels, associatifs ainsi 
qu’avec les collectivités territoriales pour aller plus loin en termes de 
connexion et d’usages de ces technologies.
 
_Dans quel cadre inscrivez-vous votre démarche ?_
Nous sommes à l'aube d'une profonde mutation. Le deuxième milliard d'individus 
connectés à Internet -il y en a 1,2 milliard aujourd'hui, connaîtra un 
paysage informationnel très différent de celui que nous connaissons. Ces 
nouveaux utilisateurs seront connectés par bien d’autres outils que des 
ordinateurs. Il y aura tout d’abord les mobiles, puis les équipements 
domestiques et enfin les objets de tous les jours. C’est ce que l’on nomme 
parfois l’Internet des objets. Il faut que chacun profite de ces mutations 
tant d’un point de vue social, culturel qu’économique. C’est aussi l’enjeu de 
cette mission que d’aider l’ensemble des acteurs de l’Internet à aborder ces 
évolutions technologiques. Ces mutations vers l’Internet mobile, puis vers 
l’"Internet des objets" constitueront en effet d’importants gisements 
d’opportunités pour l’ensemble du secteur des technologies mais aussi pour la 
croissance de l’économie française tout entière.
 
_Quels moyens comptez-vous mettre en œuvre ?_
Des mesures sont déjà annoncées, comme le don d'ordinateur par les entreprises 
qui jusqu’ici ne pouvaient pas se faire pour des raisons fiscales. Par 
ailleurs, il conviendra de créer et d’étendre les mesures d’aides à 
l’acquisition d’équipement et des connexions à de nouvelles catégories de la 
population. Mais il ne s’agit pas d’effectuer pour l’ensemble de la 
population des copier-coller des mesures existantes. L’ensemble des 
catégories sociales professionnelles devront faire l’objet de mesures 
spécifiques. Par exemple, les étudiants ont un besoin d’accès à des 
technologies mobiles que n’ont pas forcément les personnes âgées. Le 
développement de l’Internet passe certes par l’équipement, mais aussi par 
l’accès aux réseaux et la formation aux technologies. Accéder aux réseaux a 
un coût : les dépenses liées aux communications au sens large sont devenues 
le troisième pôle de dépenses des ménages. Mais un ordinateur et un accès 
Internet ne servent à rien si l’on ne forme pas ou si l’on n’accompagne pas 
les usagers. Cette dimension de formation et d’accompagnement des 
utilisateurs a en effet trop souvent été négligée dans le passé. 
 
_Et ensuite ?_
Il est encore tôt pour entrer dans les détails des actions que nous mènerons. 
Mais nous devons aussi anticiper la mise en place de nouvelles technologies, 
comme l'opportunité que nous offre le dividende numérique de proposer à 
moindre coût un Internet mobile à haut débit sur l’ensemble du territoire, et 
donc de la population. Aux États-Unis, on parle de "fréquences en or pour 
évoquer ces fréquences libérées par l’arrêt de la télévision analogique ", et 
ce n’est pas une exagération au vu des marchés qui seront visés. La France et 
l’Europe bénéficient d’un marché unifié autour des communications mobiles qui 
est l’un des plus développé dans le monde. Il nous faut en profiter pour 
aider à créer l’Internet de demain…

Et anticiper de nouveaux usages ?
Sans doute. Mais il faut espérer que ces usages seront aussi simplifiés. Et 
que les nouveaux connectés ne feront plus face à la complexité des 
technologies comme c'est encore le cas aujourd'hui. Nous avons trop tendance 
à sous-estimer le bagage technologique que nous avons acquis, péniblement, au 
cours des années. Et donc, la difficulté pour un individu de se former aux 
technologies. 

_Le parcours de Marc Benhamou_
Conseiller de la Délégation Française au Sommet des Nations Unies pour la 
Société de l'Information (SMSI) (2003-2006), et auparavant chargé de mission 
Internet, école et Famille, auprès du Ministre de l'Enseignement Scolaire et 
du Ministère de l'Education et de la Famille (2002-2003), il est l'auteur du 
rapport Le Projet Proxima : pour une appropriation de l'Internet à l'école et 
dans les Familles. 
En charge la mission Prospective et Gouvernance de l'Internet auprès des 
services du Premier ministre et du Ministère des Affaires Etrangères 
(2003-2005), il est maître de conférence sur la Société de l'information à 
l'Institut d'études Politiques de Paris et enseignant à Paris I 
Panthéon-Sorbonne (2003-2007). Il a aussi été membre fondateur et conseiller 
technologique de PlaNet Finance (ONG basée sur Internet pour le développement 
du microcrédit dans les pays en voie de développement). Il a enfin été le 
concepteur de Passeport pour le Cybermonde, première exposition entièrement 
en réseau à la Cité des Sciences et de l'Industrie en 1997.
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