Depuis le 24 mars, les dix neuf (19) candidats à l'élection 
présidentielle ont entamé une campagne de charme à l'endroit des 
électeurs. Le scrutin du 26 mars est particulier des précédents : 
les règles du jeu et les dispositions censées garantir sa 
transparence  semblent en place. Cependant, le contexte dans lequel 
il aura lieu pourrait influer sur le choix des électeurs : 
l'élection marque la fin d'une brève transition militaire au terme 
de laquelle plusieurs questions cruciales n'ont pu trouver de 
solution.  La période post-électorale est considérée comme 
une «transition dans la transition». Dès lors, le profil du futur 
président apparaît comme paramètre déterminant dans le choix des 
électeurs. Une revue des personnalités en lice fait de Sidi Ould 
Cheikh Ould Abdallahi l'homme qui incarne l'espoir du changement 
dans la stabilité.
 
La Mauritanie se trouve dans un tournant. Après plusieurs décennies 
de pouvoir militaire, un vent de changement souffle. La rupture 
attendue doit nécessairement se conjuguer avec la nécessaire 
stabilité du pays. Toute action citoyenne doit être, en particulier 
celle de l'exercice du droit de vote, dictée par le souci constant 
de l'impérieuse nécessité de maintenir la concorde nationale et 
cimenter l'unité nationale. Une opinion semble aujourd'hui largement 
répandue : l'homme qui présidera aux destinées du pays devra 
transcender les clivages politiques, jouir d'une réelle indépendance 
d'esprit pour lui permettre de mener son programme en toute 
latitude ; il doit être au dessus des partis politiques et des 
groupes d'intérêt pour rassembler et susciter un large consensus 
national. Sidi Oud Cheikh Abdallahi est, sans nul doute, la 
personnalité  du consensus. Sa vision, son ambition, son diagnostic 
des défis auxquels le pays est confronté ainsi que les solutions 
suggérées dans son projet de société font de lui le personnage 
autour duquel les contours d'une nouvelle Mauritanie peuvent être 
forgés. 
 
Outre sa connaissance aigue des questions nationales et 
internationales, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a le mérite d'avoir 
élaboré une approche novatrice :  il propose une gouvernance 
parfaitement adaptée au contexte. Elle repose sur la mobilisation la 
plus large possible de toutes les forces vives du pays. Pour mener 
son action, il a suscité l'adhésion à son projet de société de 
l'écrasante majorité des élus de  l'Assemblée nationale. Ce soutien 
est indispensable : une cohabitation serait fâcheuse pour le pays ; 
elle le plongerait dans une spirale de confrontation aux 
conséquences imprévisibles. Sans risque de se tromper, Sidi Ould 
Cheikh Abdallahi est le seul en mesure de consolider le consensus 
national et partant mettre le pays à l'abri des périls qui le 
guettent. Pour mettre en œuvre son projet de société, la 
bienveillance de l'Armée s'avère, du moins durant la prochaine 
législature, indispensable. Eu égard à son omniprésence, il s'agit 
là d'un atout de taille pour lui : le successeur d'Ely Ould Mohamed 
Vall, quelle que soit la légitimité dont il sera investi, ne pourra 
gouverner le pays sans cette bienveillance des Officiers supérieurs. 
Or, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a l'avantage de jouir de la 
réputation d'un homme modéré, celui qui rassure.  
Le choix du changement dans la stabilité s'impose. L'occasion est 
donnée de choisir entre Sidi Ould Cheikh Abdallahi, un homme de 
rassemblement et de consensus et des dirigeants des clans politiques 
partisans. La Mauritanie n'a pas besoin de ce type de dirigeants. 
Aujourd'hui, elle a soif de consensus et  de concorde. Sidi Ould 
Cheikh Abdallahi est l'homme qu'il faut pour la prochaine 
législature.
 
Abou Nawas Sow, Ilot, Nouakchott.




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