A notre ère, ère de cacophonie électorale, la question nationale nous tient 
encore à la gorge malgré des tentatives audacieuses visant à l’immoler. 
Aujourd’hui, chaque noir conscient et conséquent se plaint et se complaint. 
Nous nous plaignons à cause de la malhonnête qui nous dirige et qui décide de 
tout sans nous. Nous sommes outrés par notre classe politique frileuse et 
alimentaire qui refuse de prendre ses responsabilités. Nous sommes, enfin déçus 
par notre incapacité intrinsèque à relever les défis internes enfouis en nous.
   
  La diaspora noire s’est mobilisée. Elle a exprime, plus ou moins et 
timidement, via l’Internet, ses idées et a exposer ses craintes de voir notre 
pays sombrer dans une situation de non retour. Une guerre civile n’est pas a 
exclure bien qu’on ne la souhaite guère. Cependant, quand des Hommes dotes 
d’intelligence sont incapables de courage, il y’a lieu d’être craintif. Qui 
aurait pu penser que la Côte d’Ivoire allait sombrer dans son état actuel ? 
   
  Les comités de soutien crées pour encourager la candidature de Ibrahima SARR 
expriment cette volonté de la diaspora à peser sur la scène nationale en vue du 
règlement 
  des contentieux ignorés par notre élite raciste et esclavagiste. Aussi, la 
création d’un état garant de l’épanouissement de tous ses citoyens.
   
  S’il est vrai que les particularismes peuvent resurgir en terrain 
démocratique et qu’ils sont de nature à enfoncer un pays dans des guéguerres 
inutiles, il est aussi vrai que dans le cas de la Mauritanie, ou la démocratie 
n’est qu’une tromperie, subsiste des problèmes de fond graves que notre classe 
politique malhonnête et raciste voudrait purement effacer de son agenda ! La 
preuve est la tangible. Les malheurs des Kwars sont ignores, banalises et remis 
aux calendes grecques; Les haratines sont traites comme ses sous-hommes au 
moment ou nos frères arabo-berberes profitent largement d’un système inique 
fonde voila un demi-siècle. C’est ce système qui a besoin de s’écrouler sinon 
la Mauritanie abondera dans le sens de la cote d’ivoire. Ce système doit donner 
la place et des opportunités réelles a tous les fils et filles du pays. Notre 
ridicule « constitution » écrite par un constitutionaliste nullard et raciste 
doit subir un toilettage, une refonte profonde pour enfin
 permettre a tous les juristes mauritaniens d’apporter leur performance pour 
unir ce pays et redémarrer sur des bases solides. C’est, pour autant que je 
sache, le sens et que nous donnons aux comites de soutien. Ibrahima SARR n’a ni 
maison, ni argent encore moins des potentialités énormes pour nous porter a des 
postes de responsabilités. Ibrahima SARR, a l’image de beaucoup de noirs 
mauritaniens convaincus et inorganisés nous abreuvent en convictions, en 
courage et surtout en revendications légitimes. L’homme à une trajectoire 
politique avec des hauts et des bas une trajectoire substantiellement « clean » 
et acceptable. Les accueils populaires dont il a eu l’honneur sont normaux, 
justes et révèlent la SOIF d’une majorité écrasante des négro-mauritaniens à 
accéder enfin à l’Etat ; Etat en tant que garant de l’équité, la sécurité 
individuelle et la justice. Le passe politique dramatique de la vallée, les 28 
ans de Feu Daddah marque par une politique culturelle assassine, sont
 les preuves éclatantes que la vallée est en quête d’un libérateur ; Si l’Homme 
de Bokki a eu l’audace de se présenter malgré un environnement politique et 
social obscurantiste et rétrograde, c’est au moins une espèce de prise en 
compte de ses RESPONSABILITES ET DE SES OBLIGATIONS. 
   
  Fervent croyant, musulman hors pair, éduque dans la noblesse et le combat 
juste, Ibrahima SAAR a sûrement compris qu’il avait un DEVOIR, celui de prendre 
ses responsabilités malgré toutes les vérités qui caractérisent notre élite 
raciste et esclavagiste.
   
  C’est aussi en réponse a cette soif dans l’organisation et le dynamisme 
politique porteur qu’il faudrait comprendre les regroupements « sentimentaux » 
et « épidermiques » de la diaspora. Les personnes qui se retrouvent dans ces 
comites de soutien ont des visions différentes du pays mais elles sont d’accord 
de réfléchir ensemble sur la situation chaotique de notre pays et de la 
communauté negro-africaine. C’est pourquoi ces comites sont ouverts a tous les 
mauritaniens. Nous refuserons, en ame et conscience que les comites de soutien 
se transforment en des organes de résonance ou de soutien aveugle. Nous ferons 
la promotion de la rigueur en étant rigoureux par rapport a nous-mêmes et par 
rapport a nos potentiels leaders ; De cette manière nous saurons bâtir une 
force politique conséquente avec une vision juste mais acclimatée, au passage, 
par les contextes que nous vivons. 
   
  A notre avis, ces comites doivent évoluer et emprunter une trajectoire 
politique réelle pour barrer la route aux antinationaux, aux nègres et 
arabo-berbres indépendants, accroches au système politique moribond, racial, 
impudique et ou la corruption se donne rendez-vous aux bassesses de toutes 
sortes. En vérité, la mauvaise foi de cette classe politique est établie 
scientifiquement. Il n’est point besoin d’être un sorcier ou un politologue 
chevronne pour comprendre les tromperies véhiculées par une certaine classe 
politique, qui voit en la transition, la seule et unique voie pour une 
réconciliation nationale.
   
  Les comites de soutien ne doivent pas évoluer dans le sens de l’entrisme mais 
dans le sens de la promotion des valeurs de justice et d’équité entre les 
filles et les fils du pays. A notre avis, les comites de soutien doivent 
inscrire dans leur objectif de promouvoir la paix et l’unité d’abord mais aussi 
aider a une éducation de nos populations par des études sociales et politiques 
en vue de changer et faire comprendre les lois imbéciles qui nous gouvernent. 
Nous vivons avec des fatalistes et autres demissionaires donc le chemin de 
l’éducation est long et plein d’embûches mais nous n’avons aucun choix. 
   
  Ce qui se passe en Mauritanie est inacceptable. Il nous faut donc refuser 
conséquemment. Il nous faut refuser de laisser ce pays a ces espèces 
d’indépendants et autres magouilleurs prêts a vendre ce pays au plus offrant. 
En faisant quoi ? En nous organisant et en appelant a l’unité sacrée mais aussi 
a l’intransigeance autour de toutes les ruses et les coups bas de notre 
démagogique élite flanquée de ses racistes et de ses faux intellectuels. 
   
  Par la peur, le fatalisme et le silence devant toutes ses immensités, nous 
devenons complices d’imbécillités que nous voulons pourtant changer. Tous les 
moyens sont alors bons pour résister e barrer la route cette classe politique 
criminelle et corrompue. E n’oublions jamais que tous les dictateurs, du pitre 
Taya en passant par Saddam, Conte et Eyadema, ont tous fait face a des 
populations passives et a des intellectuels qui ne soucient que de l’aisance 
matérielle et/ou tribale. Nous devons donc refuser la passivité et toute 
démarche consensuelle compromettante et travailler pour non seulement détruire 
ce système mais aussi changer les perceptions tragiques et malheureuses 
enfouies en beaucoup de mauritaniens .
   
  Au nom de quoi devrions-nous oublier des crimes aussi immenses et qui ne sont 
surtout pas des accidents de la vie. Au nom de quoi devrions nous faire du 
Masslaha face a des criminels irréductibles ? Au contraire nous devons nous 
rappeler et intégrer tous les problèmes pour leur résolution juste, tangible et 
sans délai..
   
  Des opposants qui prônaient la violence comme moyen d’acquisition du pouvoir 
nous demandent d’abroger, aujourd’hui, cette tactique au nom d‘une transition 
vidée de son essence. Justice et Démocratie, deux concepts que les auteurs du 
coup ont choisi comme slogan n’ont jamais vu corps même par a nomination d’un 
ministre « intègre » et « compétent ». Nos politiciens ont vite fait d’oublier 
que la compétence n’est pas une variable suffisante pour construire un pays 
détruit. En Mauritanie, la philosophie politique des années 1960, a été 
reconduite via une politique d’arabisation «légitime» par une constitution qui 
n’accorde aucun honneur et aucune dignité a l’Homme noir mauritanien. Pire, cet 
homme noir a été humilie, méprise et son ame reniée jusqu’a l’arrivée du CMJD. 
Qui ose dire que l’Homme noir est au centre des préoccupations du CMJD, de 
notre fameuse opposition ? Aujourd’hui tout mauritanien qui revendique le 
jugement des auteurs de crimes commis contre la vallée, est
 juge comme étant un PASSEISTE, UN EXTREMISTE, UN RACISTE OU UN REVENCHARD. 
C’est comme si nous n’avons ni le droit encore moins le statut de revendiquer 
cette justice. 
   
  Nous souhaitons encore, une fois de plus, que les comites de soutien crées 
aient un agenda politique sérieux intégrant les revendications et des 
propositions concrètes a leur résolution obligatoire afin d’imposer a notre 
élite oublieuse, raciste et esclavagiste un destin Africain et Arabe. 
   
  Adama NGAIDE. A titre Personnel. Membre du Comite d’actions politiques et de 
Réflexion à la Candidature de Ibrahima SARR.
  Dakar,  Sénégal.

                
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