De partout et de tous bords à travers le pays, de Néma à Atar,
en passant par les grandes capitales régionales, le vent du
changement ne cesse de souffler, traduisant l'espoir de tout un
peuple d'un avenir meilleur. N'en déplaise aux zélateurs
nostalgiques du régime déchu, la dynamique de changement semble
irréversible et le peuple mauritanien exige, plus que jamais, de
tourner définitivement la page du passé.



Après avoir domestiqué, méprisé et spolié la nation, des
décennies durant, les symboles de la corruption et du délitement
de l'Etat, essayent de tromper la vigilance du peuple. Obnubilés
par la pérennité de leurs privilèges, ils essayent de revenir
en force, à la faveur de la période de transition, alors que
pendant des années, ils ne toléraient aucune velléité de
contestation, tous voués au culte de la personnalité du chef.



Durant ces vingt années, ces hommes ont dilapidé l'énergie de
la nation, ne voyant dans l'Etat qu'un outil d'accumulation
et n'ayant d'ambition que de s'enrichir et entretenir leur
prestige social. C'est ainsi qu'ils ont inscrit dans la culture
politique nationale une nouvelle dimension, dont les séquelles ne
cesseront de marquer, pendant longtemps, l'imaginaire collectif : la
politique du ventre, fondée sur l'allocation des ressources et
des prébendes.



  A la faveur du changement du 3 août, les engagements du régime de
transition laissent espérer un tournant historique. Pourtant, les
prédateurs sont toujours là, à l'affût, pour confisquer
la volonté du peuple et dévoyer le processus démocratique.
N'étant pas à un  paradoxe près, ils revendiquent même un
`projet de société' et s'engagent à sortir le pays de
l'état de déliquescence dans lequel ils l'ont, justement,
laissé.



Toutefois, certaines questions se posent : Compte tenu de leur passé,
seraient-ils les mieux indiqués pour régler des problèmes
qu'ils ont crées ? rationaliser un Etat qu'ils ont miné
depuis vingt ans par les pratiques patrimoniales ? Seraient-ils capables
et ont-ils la volonté de réhabiliter une administration
clochardisée et plongée dans une léthargie chronique ?
Peuvent-ils faire triompher l'Etat de droit alors qu'ils ont
été les fossoyeurs des libertés ? Ont-ils intérêt à
favoriser l'émergence d'une culture démocratique alors
qu'ils ont toujours essayé de maintenir la société
enferrée dans les filets du tribalisme et du clientélisme ?



En réalité, le vrai changement est celui qui implique un
remodelage de l'Etat. Seuls ceux qui ont résisté, contre vents
et marées, à la dictature et ont toujours dénoncé ses
turpitudes peuvent se prévaloir du changement qu'attendent nos
compatriotes.



Dans ce contexte, Ahmed Ould Daddah, apparaît l'homme
providentiel, celui qui a su dire NON à la compromission, NON à la
démission, OUI au sacrifice, OUI à la constance au service
d'un idéal : celui d'un Etat fort et juste.


Il est le candidat qui propose une alternative politique et un programme
fondé sur des réformes audacieuses pour rompre avec la
léthargie. Il apparaît, aujourd'hui, le seul capable de
réconcilier les Mauritaniens et de construire ensemble un nouveau
pacte pour une nouvelle République. D'ailleurs, les populations
ne s'y sont pas trompées : le périple du PRESIDENT s'est
transformé en un plébiscite pour le changement.


[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul ont été 
supprimées]

_______________________________________________
M-net mailing list
[email protected]
http://mauritanie-net.com/mailman/listinfo/m-net_mauritanie-net.com

Répondre à