Gréve de la faim des réfugiés Mauritaniens : Une énième tentative pour un retour organisé au pays
Walfadjri du 30-11-2005
Walfadjri du 30-11-2005
Victimes pour la majeure partie des déportations massives perpétrées en Mauritanie en 1989 par le régime du président déchu, Maouya Ould Taya, les réfugiés négro-mauritaniens ont fêté, avant-hier, dans la douleur le 40e anniversaire de l'accession à la souveraineté internationale de leur pays. Loin de la patrie, ces attristés, répartis dans 283 camps au Sénégal et 9 au Mali, l'ont célébré en observant une grève de faim de 24 heures. Une manière pour eux d'alerter l'opinion nationale et internationale sur leurs difficiles conditions de vie. Leur combat, arguent-ils, vise un retour organisé au
pays sous l'égide du Hcr, pour être sûrs d'avoir droit à un traitement digne, le recouvrement de leur citoyenneté, leur réintégration dans le tissu socio-économique, leur indemnisation, entre autres. Ces réfugiés disent attendre du gouvernement sénégalais, une intervention auprès des autorités mauritaniennes pour leur faire comprendre que "des réfugiés ne peuvent pas être ramenés sans au préalable leur assurer des garanties et une bonne intégration".
Appel audio GRATUIT partout dans le monde avec le nouveau Yahoo! Messenger
Téléchargez le ici !
Leur grève de la faim en réaction contre ce qu'ils appellent "le manque de considération des autorités mauritaniennes à leur endroit", montrent leur détermination à aller jusqu'au bout de ce combat entamé depuis plusieurs années. Quand le nouvel homme fort de la Mauritanie avance que le régime de transition qui dirige le pays pourrait être fragiligé s'il s'accordait à faire revenir dans les règles tous les réfugiés, le vice-président de la Coordination des associations de Mauritaniens réfugiés au Sénégal et au Mali, Amady Samba
Bâ, y voit "une fuite de responsabilité de la part des autorités de la Mauritanie" et rappelle qu'"aucune démocratie, aucune paix nationale ne peuvent se construire dans un pays qui a expulsé plusieurs de ses fils". Et d'ajouter qu'il est bon de faire une transition, mais il faut le faire avec tous les fils du pays. D'autant que ces réfugiés accusent l'actuel président mauritanien d'être aussi responsable de leur situation, car il était à l'époque de leurs déportations un des hommes forts du régime de Maouya Ould Taya.
Amadou NDIAYE
Appel audio GRATUIT partout dans le monde avec le nouveau Yahoo! Messenger
Téléchargez le ici !
_______________________________________________ M-net mailing list [email protected] http://mauritanie-net.com/mailman/listinfo/m-net_mauritanie-net.com

