- Mauritanian doctors threaten strike .
NOUAKCHOTT, le 9 décembre (IRIN) - Quatre mois après le coup d'Etat qui l'a porté au pouvoir, le Conseil militaire pour la justice et la démocratie semble tenir les engagements qu'il avait pris.
Lors du sommet France-Afrique de Bamako, Ely Ould Mohammed Vall, le chef de la junte militaire, a réitéré au président français, Jacques Chirac, et à d'autres chefs d'Etat africains, ses promesses de quitter le pouvoir à la fin de la période de transition, après les élections présidentielles.
En effet, dans une interview accordée fin novembre au quotidien français Le Monde, Ely Ould Mohammed Vall a défendu le principe de l'alternance.
« Le système de parti unique est un système sans soupape de sûreté. On s'inscrit au pouvoir pour 20 ou 30 ans et on s'installe dans la perspective de le passer à un dauphin ou peut être même de le faire hériter à sa progéniture », a-t-il déclaré.
Le 3 août dernier, M. Vall et certains officiers de l'armée mauritanienne ont renversé le président Maaouya Ould Taya, au pouvoir depuis plus de 21 ans. Ce coup d'Etat n'est pas une surprise.
En effet, M. Ould Taya avait failli être renversé pendant le soulèvement sanglant de juin 2003, réprimé par les forces loyalistes qu'après deux jours de combats intenses à Nouakchott, la capitale. L'année suivante, les autorités mauritaniennes ont avoué déjoué au moins deux autres tentatives de coup d'Etat.
Les chefs d'Etats de la sous-région et la communauté internationale avaient alors fermement condamné le coup de force du colonel Val qui, dès sa prise de fonction, avait pourtant promis de rendre le pouvoir à un gouvernement civile démocratiquement élu.
C'est dans ce même esprit du respect des engagements pris qu'il a retenu, plus tôt que prévu, la période mars 2007 pour les prochaines élections présidentielles du pays.
Pour garantir l'alternance et assurer des élections transparentes, une Commission électorale nationale indépendante composée de 15 membres a été instituée le 29 novembre dernier.
C'était là l'une des principaux éléments de la feuille de route élaborée lors de la conférence d'octobre sur la transition démocratique mauritanienne. A l'occasion de l'installation de cette Commission, M. Val a réaffirmé qu'elle serait indépendante du pouvoir politique.
« Les instructions ont été données à toute l'administration de coopérer avec eux, de respecter leur liberté, leur décision de manière transparente », a déclaré M. Vall.
Mais certains observateurs émettent des réserves.
« Les autorités ont fait un grand effort de relations publiques, par de nombreuses déclarations d'intentions et de promesses sur papier qui constituent déjà un premier engagement », a confié à IRIN un diplomate en poste à Nouakchott.
« Nous devons maintenir la pression concernant le refonte des listes électorales. On ne sait pas encore exactement en quoi va consister le recensement administratif à vocation électorale promis par les autorités ».
Les questions pratiques relatives à la procédure de vote restent encore à éclaircir, a ajouté le diplomate, comme le nombre de députés élus par circonscription électorale, le financement des prochains scrutins – sans même parler de l'élaboration du budget 2006.
« Il y a [également] une incertitude sur les futurs revenus pétroliers, sur les accords de pêche de l'Union européenne qui doivent être renégociés le mois prochain, et aussi sur l'allègement de la dette qui pourrait ne pas intervenir en 2006, ce qui fait beaucoup d'inconnues pour l'instant », a ajouté le diplomate.
Bien que les ressources soient limitées dans la grande zone désertique de la Mauritanie, ses mers regorgent de poisson - une source importante de revenus à l'exportation - et de pétrole – dont la production devrait commencer en 2006.
S'il est vrai que la plupart des citoyens mauritaniens ont applaudi le coup d'Etat du mois d'août, certains souhaitent maintenant une dissolution de l'ancien parti-Etat ou, tout au moins, une nette démarcation des nouvelles autorités vis-à-vis du parti du président déchu.
« Les Mauritaniens ont applaudi le départ d'un régime, d'une méthode de gestion, d'une philosophie, d'une culture et non le départ d'une personne », a déclaré Mohamed Ould Haidalla, un farouche opposant à l'ancien président Ould Taya et candidat malheureux aux élections présidentielles de 2003 - qui avaient d'ailleurs été largement condamnées en raison de ses irrégularités.
Cependant, M. Haidalla s'est dit consterné de voir que l'ancien parti au pouvoir, le Parti Républicain Démocratique et Social, rebaptisé Parti Républicain démocratique pour le renouveau, n'a pas eu de compte à rendre à propos de ses vingt années de pouvoir et qu'il semble bien au contraire jouir de « toute son auréole d'antan ».
Les détracteurs de M. Ould Taya avaient accusé son gouvernement de détournement de deniers publics à des fins d'enrichissement personnel, mais M. Vall avait rejeté toute idée d'une ouverture d'enquête.
« Il faudrait demander des comptes à tous ceux qui ont travaillé dans ce système depuis 20 ans, du planton au ministre. Il faudrait un siècle et demi pour régler ce problème et je ne pense pas que cela apporte quelque chose à la Mauritanie », a indiqué à plusieurs reprises M. Vall qui a promis en revanche de lutter contre ses pratiques.
M. Vall n'a pas n'envisagé non plus d'ouvrir le dossier du passif humanitaire des années 89-91 marqué par de multiples exactions envers la communauté négro-africaine et par la déportation et la fuite de plus de 65 000 Mauritaniens à l'étranger. Environ 20 000 sont toujours en exil au Sénégal et 7 000 au Mali.
Certaines associations de défense des droits de l'homme, connues pour avoir défié l'autorité de M. Ould Taya, sont également mécontentes de l'habitude de M. Vall.
SOS-Esclaves, une ONG locale qui se bat pour mettre la fin de l'esclavage en Mauritanie a refusé d'accompagner les autorités à Bruxelles pour plaider la cause de la Mauritanie auprès des bailleurs de fonds, car le problème de l'esclavage ne semble pas préoccupé la nouvelle junte.
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| La Mauritanie va créer une commission pour les droits de l`homme Nouakchott, Mauritanie, 10/12 - La Mauritanie va créer une Commission nationale indépendante pour les droits de l`homme, a appris la PANA vendredi à Nouakchott, de source officielle.
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Deux ONG contre le report du passif humanitaire en Mauritanie
Elles dénoncent l'absence de rupture avec le passé
samedi 10 décembre 2005, par Panapress
Le Forum des organisations des droits de l'homme de Mauritanie (FONADH) et l'ONG SOS-Esclaves s'insurgent contre le report de l'analyse du passif humanitaire et l'impunité dont ont bénéficié les responsables d'atteintes aux droits humains dans le pays.
Les deux organisations de la société civile évoquent, dans deux déclarations distinctes transmises samedi à la Pana à Nouakchott, leur "déception" face à l'élan d'espoir suscité par le changement du 3 août 2005 qui a emporté le président Ould Taya qu'elles qualifient de dictateur.
Le FONADH évoque, dans ce texte publié à l'occasion de la Journéen internationale des droits de l'homme, une "occultation des problèmes de fond à cause du refus des autorités de transition de poser un acte de rupture par rapport à la position du régime déchu".
"Pour favoriser la réconciliation nationale, il y a lieu d'envisager le règlement du passif humanitaire, le problème des réfugiés, la pratique de l'esclavage et le rétablissement de toutes les victimes de l'ancien régime dans leurs droits", ajoute le communiqué.
Nécessité de mesures symboliques
Quant à Sos-Esclaves, elle précise que l'esclavage perdure malgré le volontarisme des lois et des discours officiels. Elle souligne même qu'"en 45 ans d'existence, la Mauritanie peine encore à s'émanciper des fardeaux de son histoire".
L'ONG anti-esclavagiste profite également de cette Journée mondiale pour réclamer la mise en oeuvre rapide du processus de règlement afin de prendre les mesures symboliques d'apaisement et fixer les règles d'une solution consensuelle.
Elle exhorte, par ailleurs, les autorités militaires à appliquer les recommandations de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples et du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD).
Naguère considérées comme des structures clandestines, ces organisations de défense des droits de l'homme ont été reconnues récemment par les autorités militaires issues du putsch du 3 août 2005.
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Un pédophile sous les verrous
Nouakchott, 09-12-2005 (E-Mauritanie)
Une fillette de deux ans a été violée par un boutiquier. L'auteur avait nié le fait, mais la fillette qui a commencé à parler a dit que le boutiquier a ouvert son pantalon pour "mettre son affaire qui est dans son pantalon dans mon affaire". La fillette est admise aux urgences pour des analyses. Elle est soutenue par sa mère en larmes, une jeune femme de vingt cinq ans. La fillette qui a été sauvée par ses parents n'a pas l'air d'être trop touchée. L'homme de 20 ans est sous les verrous.
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Terrorisme : arrestation en Espagne d'un groupe d'appui au GSPC algérien
MAP via Le Matin.ma du 10-12-2005
| La cellule d'appui logistique et matériel au Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) algérien, démantelée dans la nuit de jeudi à vendredi au sud de l'Espagne, finançait des «cellules parallèles» en Algérie, en Mauritanie et en Libye, rapporte samedi la presse espagnole.
Les membres de la cellule, cinq ressortissants algériens, une femme espagnol et un serbe, selon la même source, se procuraient les fonds grâce à la vente sur le ''marché noir'' de produits dérobés dans des locaux commerciaux et chez des particuliers. |
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Selon «ABC» qui cite des sources de l'enquête, la Guardia civil continue d'enquêter sur une éventuelle implication de cette cellule dans le financement d'attentats terroristes en Irak et en Afghanistan. Ses membres ont été transférés à Madrid où ils seront présentés devant le juge de l'Audience Nationale, Félix Degayon, en charge des affaires du terrorisme, ajoute la même source.
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The International Monetary Fund (IMF) has approved a plan to forgive $4.8 billion in debts of the world's poorest countries early in 2006 as part of a debt-cancellation initiative launched by the Group of Eight (G8) countries.
The G8 comprises Canada, Germany, France, Italy, Japan, Russia, the United Kingdom and the United States.
The G8 vowed in July to cancel about $40 billion owed by the poorest countries to three multilateral institutions.
The IMF is the first of the three institutions to move on the initiative. Other institutions involved are the World Bank and the African Development Bank.
The IMF said December 8 its executive board had completed details of the implementation of IMF's portion of the initiative that involves canceling debt owed to the fund by certain qualifying poor countries.
The first 20 countries identified by the fund as eligible to participate in the plan are: Benin, Bolivia, Burkina Faso, Cambodia, Ethiopia, Ghana, Guyana, Honduras, Madagascar, Mali, Mauritania, Mozambique, Nicaragua, Niger, Rwanda, Senegal, Tanzania, Tajikistan, Uganda and Zambia.
Another group of 20 countries could be eligible for IMF debt cancellation if they demonstrate satisfactory macroeconomic performance and meet other conditions or qualify through the Highly Indebted Poor Countries (HIPC) Initiative, a debt-reduction program run jointly by the IMF and World Bank.
The costs of the IMF debt forgiveness plan will be covered by profits from a 1999 off-market gold sale and donations from 43 countries to the HIPC initiative.
IMF official Mark Allen told reporters during a December 8 teleconference that the fund expects to receive approval from all potential donors in the coming days. If that happens, he said, the IMF will be able to proceed with the plan early in 2006.
Once the program starts, the IMF will conduct a "spot check" of recipient countries' economic policies to see how they spend the money they retain as a result of debt-cancellation, Allen said.
World Bank President Paul Wolfowitz on December 7 said his institution expects to begin executing its much bigger portion of the G8 initiative that involves more than $30 billion by the middle of 2006 if the bank's board approves details formally the week of December 18.
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| RFI resumes broadcasting in Nouakchott Nouakchott, Mauritania, 12/10 - Radio France International (RFI) has resumed broadcasting on its frequency modulation waveband (FM 88.0) in the Mauritanian capital of Nouakchott.
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Nouakchott, Mauritania,12/10 - PANA via Angola Press
Medical doctors and paramedical personnel in Mauritania Thursday served a three-day strike notice in protest against the arrest one of their colleagues Tuesday.
Union leader Mohamed Ould Sid-Ahmed, said that Brahim Ould Hamad was arrested on the orders of the State Prosecutor for allegedly refusing to perform an autopsy on the body of a man shot to death.
Hamad was detained for questioning at the Tevragh-Zeina police station and released a few hours later.
But his colleagues staged a protest rally denouncing his arrest as "arbitrary."
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