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From: OCVIDH 001 <[EMAIL PROTECTED]>
Date: Dec 26, 2005 3:32 AM
Subject: [ Ocvidh ] Se reconcilier,juger ou pardonner (Par Bassel)
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 Refléxion de notre compatriote NGaidé Abderrahmanedit Bassel lors d'une conférence organisée par L'OCVIDH, un sujet  qui doit trouver définitivement une solution à sajuste valeur  mais   malheureusement demeure toujours d'actualité, lire l'intégralité sur votre site
 
 SE RECONCILIER, JUGER OU PARDONNER?

Abderrahmane N'GAIDE (Bassel)
Comment réconcilier les Mauritaniens avec eux-mêmes ?
Pour répondre à cette question, il faut convoquer  plusieurs ressources. D'abord pour compliquer la discussion posons-nous la question de savoir si les mauritaniens sont brouillés entre eux et s'ils ont
besoin de se réconcilier. Ne se réconcilient que des ennemis. Les Mauritaniens, dans leur majorité, sont  ils des ennemis irréductibles les uns les autres ? Je ne le pense pas. Il m'est difficile de soutenir
pareille assertion car les populations mauritaniennes  ne se vouent point une haine viscérale et insurmontable. Certes leurs rapports ne sont pas ce qu'ils devraient être. Mais mettre la haine au centre de leurs relations me semble relever d'une observation   trop simpliste au point qu'elle caricature les
rapports de compétition qui sous-tendent leur commerce  quotidien. Dès lors deux niveaux d'observation  s'offrent à nous : faire une distinction et tracer une  ligne de démarcation entre l'Etat , ses ''serviteurs''  et le peuple mauritanien en dehors duquel le pouvoir  et ce qui le caractérise sont pratiqués.  Je pense que c'est l'Etat, en tant que monstre froid,  qui a transformé le « peuple en une multitude de figurants » dans son entreprise de destruction massive de la vie humaine et d'instauration de la vénalité  comme ressource de promotion sociale et politique. Il  a choisi, pour ''légitimer'' ses actes de cibler une partie de ses citoyens stigmatisés. L'Etat-monstre a  ébruité la ''périphérie'' en mentant sur son rôle  central dans l'administration de la démesure et de la  manipulation. Le pouvoir avait comme un besoin de  transposer sa haine, de la dramatiser afin de la  traduire en faits politiques salutaires pour une  catégorie de citoyens à sécuriser contre un péril dit  imminent. Ce spectacle macabre est mis en scène par  l'intermédiaire d'exécutants de second ordre dont  l'engagement déroute les consciences. L'intention de  l'Etat et de ses tenants était, me semble-t-il, de  trouver un moyen de dépasser sa négativité et son  incapacité à dire la vérité et son intention de nuire
à l'ensemble de la communauté mauritanienne. Il a, par  ses actes, installé le désordre. Il a réussi à
subordonner quelques consciences à l'idée de péril  national
 
 
 
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