Fraternité Matin (Abidjan)
ANALYSE
16 Mars 2006
Publié sur le web le 17 Mars 2006
Abidjan
L'Organisation des Nations unies a fait le pari de combattre la pauvreté extrême d'ici 2015. Une véritable gageure.
C'est en Septembre 2000, à l'occasion du Sommet du Millénaire des Nations unies, que des dirigeants politiques des quatre coins du globe ont déterminé un ensemble d'objectifs mesurables et assortis de délais pour favoriser le développement dans le monde. Les OMD visent à la lutte contre la pauvreté, la faim, la maladie, l'analphabétisme, la dégradation de l'environnement et la discrimination à l'égard des femmes. Les objectifs cibles ne sont bien sûrs pas les mêmes pour tous les pays.
Là où les pays en voie de développement se sont engagés à travailler sur la bonne gouvernance, les pays les plus nantis sont encouragés à augmenter leurs budgets d'aide au développement jusqu'à un seuil de 0,7% de leur PIB. Nul ne conteste que le programme soit ambitieux. L'année charnière a été établie à 2015, année à laquelle l'Onu souhaite avoir éliminé complètement la " pauvreté extrême ", c'est-à-dire les gens vivant avec moins de 1 dollar par jour ; permis l'accès universel à l'éducation p rimaire ; éliminé la discrimination sexuelle dans l'éducation ; réduit de deux tiers la mortalité infantile ; réduit de trois quarts la mortalité maternelle, stoppé et renversé l'expansion du sida et autres maladies mortelles ; réduit de moitié la proportion de gens sans accès à l'eau potable ; et développé un partenariat économique global pour le développement.
Les 8 et 9 juin dernier, à l'initiative de l'Organisation des Droits et démocratie, des dizaines de délégués et observateurs se sont réunis à Ottawa pour discuter de la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement et des obligations que ceux-ci requièrent en matière de droits de la personne. La Déclaration du millénaire réunit désormais autour d'un même objectif les organisations non gouvernementales qui travaillaient séparément, l'une sur le sida, l'autre sur l'éducation etc. Et qui étaient souvent en compétition les unes avec les autres, mais un pays comme le Canada refuse de fixer un échéancier pour l'atteinte du seuil de 0,7% en aide au développement.
Ce refus est d'autant plus embarrassant qu'il s'agit du seul pays du groupe des sept à déclarer des surplus budgétaires. Au rythme actuel, en 2015, la Canada ne consacrera encore qu'un maigre 0,37% de son PIB à l'aide au développement. Ce qui suscite la crainte de Stephen Lewis, envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU en Afrique pour le sida et qui souligne que " d'ici 20 ans, il pourrait bien y avoir des pays qui auront disparu dans le sud de l'Afrique. Je pense à une vingtaine de pays qui pourraient facilement atteindre le statut " d'Etats en déroute ", si nous ne nous impliquons pas ".
Il décoche même au passage quelques flèches aux grandes institutions financières internationales : "Un des Objectifs du millénaire est l'accès universel à l'éducation primaire. L'action dans ce sens est axée sur l'abolition des frais de scolarité. Mais les frais sont bien souvent le résultat des politiques de la banque mondiale et des programmes d'ajustement structurel du Fonds monétai re international imposés à ces pays ". Les OMD doivent donner la priorité à l'Afrique. Jean-Louis Roy, le président de Droits et démocratie, a illustré de façon criante à quel point cette région du globe était tenue à l'écart.
" Le total des investissements privés internationaux dans la métropole de Shanghaï était, l'an dernier, 10 fois celui des investissements privés internationaux pour l'ensemble du continent africain ". Ellen Gabriel, présidente de Femmes autochtones du Québec, déplore tout de même le peu d'attention portée à la question du colonialisme et des peuples autochtones. " Je pense que le colonialisme est une des principales causes, même si elle n'est pas la seule, des problèmes que connaissent plusieurs peuples par rapport au développement.
Le colonialisme a créé une dépendance chez les pays du Tiers-monde et même au Canada, avec les autochtones. Ces gens sont portés à regarder toujours ailleurs pour trouver des solutions. Il semble y avoir toujours une seule façon correcte de faire les choses, un modèle unique, au lieu de mesures plus appropriées culturellement par chaque peuple ". L'ambassadeur de Bolivie au Canada, Carlos Antonio Carrasco a opiné du bonnet "Notre population est composée de 56% d'autochtones. Nous avons tenté par le passé de leur imposer des institutions qui sont étrangères à leur culture, et nous devons maintenant en payer le prix : ils les rejettent ".
Pour ce faire, Sigrun I. Skogly, Maître de conférences à l'université Lancaster insiste sur la nécessité de revoir le cadre légal international. Pour elle, les Etats ne devraient pas pouvoir agir à l'étranger d'une façon qui leur est interdite sur leur propre territoire " Présentement, les Etats ont principalement des responsabilités par rapport aux personnes sur lesquelles ils ont autorité. Mais dans un monde globalisé et inégal, les Etats ont de l'influence sur des personnes bien au-delà de leurs frontières".
Les obligations actuelles en matière de droits de la personne, même si elles sont nombreuses, ne sont pas assez efficaces. Et le plus grand défi pour rendre ces obligations légales efficaces est de faire reconnaître par les Etats, des limites au principe de souveraineté. Cela ajouté aux séquelles du colonialisme, les continents et les pays ne partent pas à chances égales dans la course à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement.
Au lendemain du sommet de Cancun, un constat s'impose : un seul continent est aujourd'hui plus pauvre qu'il y a vingt ans : l'Afrique. Avec ses 45% des richesses naturelles du monde, l'Afrique devrait être un continent développé. Il n'en est rien cependant. Avec quelque 650 millions d'habitants, l'Afrique subsaharienne regroupe plus de 10% de l'humanité. Selon les projections démographiques onusiennes (tenant compte de la pandémie du sida comme " facteur de pondération "), l'Afrique comptera 1 milliard 100 millions d'habitants dont 900 millions au sud du Sahara. Aujourd'hui, près de deux tiers de la population africaine ont moins de 25 ans.
C'est un défi démographique majeur, dans un monde où les solidarités traditionnelles s'effacent devant l'urbanisation. D'ici 2025, un Africain sur dix, vivra en dehors de son pays d'origine. Et il y aura 16,3 millions de migrants, à l'échelle du continent africain. Au plan macroéconomique les Etats subsahariens génèrent un PNB d'environ 250 milliards de dollars, soit 1% du produit mondial brut, l'équivalent du PNB de la Belgique de 10 millions d'habitants.
Quant aux flux des investissements directs étrangers (IDE), l'Afrique noire en draine à peine 1%. La dette publique extérieure des Etats au sud du sahara atteint désormais 240 milliards de dollars. Le seul service de la dette aura englouti ces dernières années près du quart des devises encaissées par lesdits Etats grâce à leurs exportations. Depuis vingt ans, l'Afrique noire a reversé plus de 150 milliards de dollars à ses créanciers sans parvenir à se remettre à niveau.
En 2003, le continent aura reçu deux fois et demie mo ins d'aides publiques au développement (APD) qu'en 1995 puisque le total des aides bilatérales et multilatérales atteindra au mieux 15 milliards de dollars. En termes sociologiques, seulement 58 millions des Africains bénéficient d'un accès direct à l'eau potable. Soixante millions n'ont jamais utilisé, fût-ce une fois, un appareil téléphonique. La famine s'étend à nouveau sur l'Afrique où la sécurité alimentaire est très sérieusement menacée.
Selon la FAO ,ce sont 38 millions de personnes qui sont aujourd'hui concernées. Le sud de la Mauritanie, une partie du Niger, du Mali et même du Sénégal sont frappés par une sécheresse persistante et les criquets pèlerins. En République démocratique du Congo (RDC), les deux tiers de la population sont toujours considérés comme sous-alimentés. Dans la corne de l'Afrique, sécheresse et conflictualité se combinent pour expliquer la très grave situation alimentaire de la Somalie et de l'Ethiopie. Selon l'Onusida, sur 40 millions de séropos itifs, il y a 29,5 millions d'Africains ; 2.500.0000 d'entre eux en sont morts en 2002.
Sur le plan épidémiologique, 3,5 millions de nouvelles infections se produisent. Sur le plan géographique, l'Afrique se caractérise par une diagonale de crise. Nord-Est/Sud-Ouest, de la Corne au Sud du Golfe de Guinée. A cet axe qui fracture le continent, s'ajoute l'arc des crises de l'ouest africain : Sierra Leone-Libéria-Côte d'Ivoire. Les causes de ces affrontements sont multiples et l'historien et ambassadeur Jean Vincent Zinsou les déclinent en ces termes : la centralisation excessive du pouvoir politique et économique, engendrant corruption et népotisme ; le refus de certains dirigeants de rendre des comptes et d'accepter l'alternance politique, en particulier dans les pays de la mouvance francophone ; le mépris des minorités ou, au contraire, la monopolisation du pouvoir par des groupes particuliers (ethniques régionaux, militaires, etc) ; l'absence de système de représentations ef ficaces ; la coopération insuffisante de part et d'autre de nos frontières qui séparent artificiellement une même communauté ; les disputes sur les tracés territoriaux hérités de la colonisation, pour un accès à la mer, au pétrole ou à d'autres gisements de matières premières ; les excès de certains budgets militaires, les difficultés du retour à la vie civile pour les ex-combattants et surtout pour les enfants-soldats ; l'insuffisance de contrôle de la circulation des armes légères.
Le rapport du projet du Millénaire intitulé " Investir dans le développement pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement ", officiellement lancé au Burkina le 1er Février 2005 et transmis le 17 janvier dernier au secrétaire général de l'Onu à New-York et rendu simultanément public dans 80 pays, campe bien le paysage de l'Afrique. Ce rapport de 3000 pages propose une série de mesures concrètes et 10 recommandations clés pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement.
L'équipe du projet sur la faim, partant du constat que plus de 850 millions de personnes, dont 300 millions d'enfants, se couchent le ventre vide chaque soir, propose une quarantaine de solutions concrètes pour réduire considérablement la faim dans le monde. Elle a donc recensé 313 zones à travers le monde ayant besoin d'une intervention prioritaire et estime qu'au cours des 10 prochaines années, plus de 150 millions d'enfants peuvent être sauvés de la malnutrition.
Concernant l'accès à l'eau potable, près d'un milliard d'individus n'ont pas l'eau potable, ce qui provoque ainsi la mort de 3900 enfants par jour du fait d'une crise humanitaire silencieuse et pourtant évitable. Quatre personnes sur dix n'ont pas accès à une simple latrine à fosse. Quelque 900 millions de personnes vivent actuellement dans des taudis à travers le monde. Il urge donc d'améliorer les taudis et d'en empêcher la formation.
Le commerce a été reconnu comme une arme fatale dans la lutte contre la pauvreté. Il faut donc rééquilibrer le système commercial mondial : davantage " d'aides pour le commerce " de façon que des marchés ouverts servent les pays pauvres. L'intégration de la science, la technologie et l'innovation dans les stratégies économiques constitue également un puissant moyen de lutte contre la pauvreté .
Dans le domaine de l'éducation, sur la base d'une étude, le rapport estime que le soutien financier actuel, 1,2 milliard de dollars par an, destiné à garantir à tous les enfants un enseignement primaire de qualité, est loin d'être suffisant, alors que les besoins annuels entre 2005 et 2015 se situent dans une fourchette allant de 7 à 17 milliards de dollars. Les femmes et les jeunes filles subissent de plein fouet les effets de la pauvreté. Une stratégie élaborée en sept points pour améliorer la condition féminine dans les pays les plus pauvres, fait ressortir que l'émancipation des fe mmes constitue une condition du développement économique.
Le rapport note que la mortalité maternelle et infantile dans le monde est en progression car quelque 10,8 millions d'enfants de moins de 5 ans et environ 530.000 femmes meurent chaque année. Il faut alors mettre l'accent sur l'accès aux soins plutôt que sur les moyens technologiques pour sauver des vies dans les pays en développement les plus pauvres. En 2004 , relève le rapport, le VIH/ Sida a fait 3 millions de morts, soit plus de 8000 par jour et 39 millions de personnes contaminées, dont 25 millions en Afrique subsaharienne, 15 millions d'orphelins et la maladie menace de se propager de façon explosive en Russie et dans d'autres parties de l'ex-Union Soviétique, en Chine et en Asie du sud-est.
Pour contrecarrer cette propagation, le projet estime qu'il faut investir massivement dans des solutions approuvées. Le monde avance sur la voie des Objectifs du millénaire pour le développement, mais les progrès réalisés sont inégaux et trop lents. La grande majorité des pays ne réaliseront ces objectifs que s'ils bénéficient d'un appui substantiel - sensibilisation, connaissances spécialisées et ressources- venant de l'extérieur.
Pour ce faire, la communauté mondiale, tant les pays développés que les pays en développement, doit notamment mobiliser un appui financier, susciter une volonté politique, motiver à nouveau les gouvernements, réorienter les priorités et les politiques de développement, mettre en place des capacités et établir des contacts avec les différents partenaires de la société civile et du secteur privé. Malgré ces bonnes intentions, il est connu qu'un pays se développe mais ne développe pas un autre.
Comment l'Afrique, ce continent qui, selon le directeur d e l'agence anti-corruption du Nigeria cité le 24 février par l'AFP, perd 148 milliards de dollars, soit un quart du produit national brut du continent, peut-il se réaliser à travers un développement harmonieux ? Ce d'autant que la corruption a porté un sérieux coup aux investissements étrangers et qu'elle affecte à la fois les secteurs public et privé. La plupart des sociétés étrangères ont appris, poursuit le directeur de cette agence nigériane, à " graisser la patte " aux représentants du gouvernement dans le but de décrocher des contrats ou d'obtenir un renouvellement de leur licence. Il leur arrive aussi de payer les représentants chargés de l'application de la loi.
Les pays développés ont imaginé un nouveau mode d'aide au développement du continent. Le 1er mars, les participants de la Conférence de Paris sur les " financements innovants " ont souligné la nécessité de favoriser les transferts de fonds des migrants, qui représentent quelque 125 milliards de dollars par an, pour aider au développement dans les pays d'origine. En 2004, ces transferts représentaient, au niveau mondial, une somme de 125 milliards, selon la banque mondiale, soit le double de l'aide publique internationale au développement.
Encourager et faciliter les transferts financiers des migrants vers leurs pays d'origine est assurément une démarche essentielle, a soutenu la ministre française de la Coopération, Brigitte Giradin. Pour cela, les pays développés estiment qu'il est tout à fait indispensable de réduire le coût de ces transferts et de faire en sorte qu'ils s'opèrent dans un environnement financier sécurisé.
Ces transferts représentent environ 10% du PIB, soit 1,8 milliard de dollars en 2005 en Equateur. Pour le Maroc qui arrive en 5ème position, ces transferts équivalent à 4,2 milliards de dollars (derrière l'Inde avec 21,7 milliards de dollars, la Chine, 21,3 milliards, le Mexique, 18,1 milliards, et les Philippines, 11,6 milliards). Ces transferts sont un moyen substantiel dans la lutte contre la pauvreté, selon un responsable marocain. L'Afrique doit, pour lutter contre la pauvreté, relever le défi de la paix et de la sécurité, le défi de la bonne gouvernance, de la croissance économique et maîtriser son secteur forestier qui offre à la fois des possibilités et des défis uniques.
INTER'VUE/ LES ARMES DE L'AFRIQUE ?
Le monde avance sur la voie des Objectifs du millénaire pour le développement, mais les progrès réalisés sont inégaux et trop lents. La grande majorité des pays ne réaliseront ces objectifs que s'ils bénéficient d'un appui substantiel, sensibilisation, connaissances spécialisées et ressources venant de l'extérieur. L'Afrique doit notamment relever le défi de la paix et de la sécurité. Aujourd'hui, au-delà de l'extrême souffrance qu'ils imposent aux populations, les guerres et les soulèvements armés épuisent les ressources financières et le potentiel humain du continent entravant ainsi son développement.
Par ailleurs, l'affaiblissement de l'Etat engendre une restructuration politico-militaire des groupes sociaux. Car, ne l'oublions pas, " l'Etat existe pour favoriser la justice, pour aider les hommes à devenir des êtres humains meilleurs, à libérer leur faculté créatrice tendant vers le bien et à refréner leur tendance au mal " (John H. Hallowell, 1970). Les crises, même si el les ne se passent pas à l'intérieur d'un Etat ont un impact à l'échelle de la sous-région, dont les capacités sont limitées. La difficulté à instaurer un dialogue structuré et entretenu ne facilite guère la recherche de solutions. L'Afrique doit gagner le pari de la bonne gouvernance.
Elle a donc plus que besoin d'hommes et de femmes d'Etat. Pour nombre de politologues avertis " l'homme d'Etat est capable de concevoir et de provoquer le soutien d'une politique qui est, en fin de compte, la plus favorable pour le plus grand nombre des individus ". C'est le lieu d'indiquer que " le rôle de l'homme d'Etat ou la femme est d'être l'inspirateur d'actions de valeur et le critère de son attitude à être un homme ou une femme d'Etat est sa faculté de diriger l'opinion, plutôt que la suivre servilement ".
A ne pas s'y méprendre " diriger l'opinion publique ne signifie pas contraindre ou tromper les masses dont ce public est composée mais les persuader au moyen du raisonnement " (john H . Hallowell, Nouveaux Horizons, 1970). C'est donc cet homme éclairé qui ne considère pas trop souvent l'aide humanitaire comme étant distincte du développement et de la réalisation des objectifs énoncés dans la Déclaration du millénaire. Car si l'on ne fait pas face aux pénuries alimentaires dans les pays africains et autres, on risque d'aggraver l'instabilité et de rendre le développement encore plus difficile. Cet homme d'Etat dont l'Afrique a besoin devra percevoir l'importance de la croissance économique.
Sans échanges commerciaux, on ne peut obtenir de croissance économique durable. Sans la croissance économique, il ne peut y avoir d'augmentation des recettes fiscales pour financer la modernisation des services. Sans croissance et sans services publics, il ne peut y avoir d'accumulation des richesses et de réduction de la pauvreté. Si l'aide à l'étranger, selon les Américains, ne contribue pas à la croissance économique, elle ne remplit pas sa mission fondamentale.
Les Africains doivent alors créer les conditions de l'exercice d'une économie de marché bien réglementée où règne la concurrence. Un cadre réglementaire qui suscite la confiance dans l'économie de marché, qui protège le droit de propriété, qui garantit l'exécution des contrats et qui respecte en général l'Etat de droit est essentiel si les pays en développement veulent réaliser les objectifs de la Déclaration du millénaire. Selon une étude de la Banque mondiale, il faut 203 jours dans un pays en développement pour remplir les formalités nécessaires à la création d'une entreprise tandis qu'il faut 1459 jours dans un autre pays en développement pour faire exécuter un contrat.
Dans la lutte contre la pauvreté pour réaliser les Objectifs du millénaire, on peut utiliser le secteur forestier qui offre à la fois des possibilités et des défis uniques. L'aménagement des forêts et des zones boisées ainsi que l'adoption de l'agrofresterie peuvent contribuer de façon significative à créer des moyens de subsistance durables et à réduire la vulnérabilité des populations pauvres des zones rurales. Les forêts et les arbres en milieu rural fournissent beaucoup de produits et sont des sources de revenus pour les populations rurales.
Les produits du bois comme le bois d'oeuvre, les panneaux et les poteaux constituent une marchandise commerciale importante. Les industries forestières primaires et secondaires et les entreprises génératrices de valeur ajoutée offrent des emplois vitaux qui représentent souvent une option attrayante à l'exploitation agricole à petite échelle.
=====
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://groups.yahoo.com/group/mauritanie-net/
Pour plus des information, envoyez un mail à :
m-net-owner at mauritanie-net.com ou lemoderateur at gmail.com
--~--~---------~--~----~------------~-------~--~----~
Vous avez reçu ce message, car vous êtes abonné au groupe Groupes Google "Mauritanie-Net" groupe.
Pour envoyer des messages à ce groupe, envoyer un e-mail à [email protected]
Pour résilier votre abonnement à ce groupe, envoyez un courrier
électronique à l'adresse [EMAIL PROTECTED]
Pour plus d'options, veuillez visiter le groupe à http://groups.google.com/group/Mauritanie-Net
-~----------~----~----~----~------~----~------~--~---
_______________________________________________ M-net mailing list [email protected] http://mauritanie-net.com/mailman/listinfo/m-net_mauritanie-net.com

