Je viens de lire avec une tres grande attention la lettre que vous a adresse'e votre ami d'enfance, le lieutenant de vaisseau Diop Moustapha.
La valeur literaire de la missive est incontestable. Le reste tend a' etre une indication de l'etat d'esprit de ceux qui n'ont jamais pardonne' au president Ould Taya le 12/12/84.
 
Je suis tres decu de voir quelqu'un qui a occupe' certaines des plus hautes fonctions de l'etat utiliser un langage degradant comme "...clique de voyous" et "opportunisme imbecile" pour exprimer ses sentiments. Mon respect pour mon aine' m'empeche de speculer sur la veracite' de l'information qu'il avance. Cependant, permettez-moi de vous dire que la maturite' politique de son Excellence Moawiya Ould Sid'Ahmed Taya et sa sagesse ne sont un secret pour personne. Je n'ai absolument rien a' vous apprendre sur l'homme qui vous a pris sous ses ailes pendant plus de 21 ans. Vous etiez parmi ses plus proches et intimes collaborateurs. Je ne vois aucune gymnastique dans ce monde qui peut faire juger President Ould Taya sans faire juger colonel Ely Ould Mohamed Vall. C'est en Mauritanien concerne' que je vous dis tres humblement que votre action du 3 Aout 2005 a paralyse' la Mauritanie. Les clivages et les divisions politiques sont plus que jamais vivants. Le pays du million de poetes est devenu le pays du million de presidents. Seules mes deux petites filles ne veulent pas acceder a' la magistrature supreme du pays. La survie de notre pays passe par mettre fin aux ambitions folles de ceux qui n'ont meme pas le courage de diriger leurs propres familles. La fuite en avant doit imperativement etre evite'e.
 
Il est normal que Mr. Diop se fache contre l'homme qui a mis fin a' sa carriere mais cela ne doit pas pousser mon aine' a' dire "...apres tout, tu as fait un coup d'etat, fais en ce que tu veux." Vous avez certes fait un coup mais cela ne fait pas de vous le proprietaire de notre pays. La Mauritanie appartient aux Mauritaniennes et aux Mauritaniens. Ceux qui n'ont aucun respect pour la democratie ne peuvent jamais apprecier les mots justice sociale, paix, solidarite', esprit de sacrifice, dignite' honneur, fraternite et developpement. Ces valeurs universellement reconnues ne peuvent jamais etre atteintes tant que nos discours sont remplis de venin.
 
Le temps des hommes forts est revolu. Les dictateurs bien "aime's" et bien "eclaire's" appartiennent au passe'.
 
Mon aine' Diop Moustapha a servi sa patrie. Cela lui donne le droit le plus absolu d'exprimer son opinion. Une opinion n'est rien d'autre qu'une chose qu'on croit comme etant vraie. Elle est ne'e de notre interraction avec notre milieu social. Notre opinion a toujours une tres grande influence sur notre maniere de voir le monde. L'opinion publique occupe une tres bonne place dans les democraties occidentales. L'un des roles de la presse dans les pays developpe's est influencer les opinions nationales afin d'orienter les politiques des gouvernements. L'information qui est la principale source de notre opinion tend a' ignorer la majorite' silencieuse. Avoir l'information ne veut donc pas dire qu'on est bien informe'. On peut facilement etre possesseur d'une mauvaise information.
 
Souvent les hommes politiques exagerent leurs actions et minimisent l'information qui presente leurs opposants sous un angle positif. C'est la raison pour laquelle les citoyennes et les citoyens conscients doivent toujours regarder l'information qu'on leur donne avec un esprit analytique, explicatif et synthetique. Tout ce qu'on voit, lit ou ecoute doit passer sous ce prisme.
 
En faisant passer la lettre de votre ami d'enfance sous le prisme decrit plus haut, on se rend compte que ce n'est pas le brillant lieutenant de vaisseau qui parle. C'est plutot un homme guide' par une vengeance aveugle contre son Excellence Ould Taya qui s'exprime.
 
"Construire, parfois detruire mais toujours servir". Son Excellence Moawiya Ould Sid'Ahmed Taya a bien servi la Mauritanie. Le peuple Mauritanien lui en est tres reconnaissant.
 
Pour terminer, permettez-moi d'utiliser ces quelques lignes d'un poete arabe:
 
WE LA AHMILOU HIKHDA KHADIMOU ALEIHOUM
WE LEYSSETE KERIMOU KHAWMOU MENE YAHMILOU HIKHDA.
 
 
Seydou Coulibaly
Professeur
Vice-president
Democrates Sans Frontieres
Philadelphia, Pa.
USA

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