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Les Délires du Mercredi - La SNIM, n'existe plus structurellement
LE MEHARISTE via C.R.I.D.E.M
 
Quelques jours après le changement du 3 août 2005, un autre changement, à la tête de la SNIM celui là, fut également opéré : Mohamed Saleck Ould Heyine a été " invité " à passer service à un certain Youssouf Ould Abdel Jelil.

Si au niveau de la Mauritanie entière, comme à celui du marché international des Sidérurgies, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe, dans la rédaction du journal Le Méhariste , on en avait même pas fait état, aucun article, ni billet, ni entrefilet ne lui fut consacré. Pour nous, l'évènement n'en été pas un car, ne connaissant ni Ould Heyine, qui nous a toujours royalement ignoré, ni Ould Abdel Jelil dont on n'avait jamais entendu le nom, et encore moins la SNIM dont on ne connaissait que le logo, on n'avait en réalité rien à dire sur le sujet.

On aurait pu en rester là si la SNIM de Ould Abdel Jelil, visiblement pressée de " faire " la différence, ne s'était pas lancé dans une campagne de promotion à la fois pour ses services et pour son tout nouveau Administrateur Directeur Général, faisant appel, à cet effet, à des journaux bien ciblés et excluant, pour des raisons faciles à imaginer, Le Méhariste qui n'est pas en odeur de sainteté auprès des lobbies politico -affairistes auxquels appartient l'ADG. Le représentant de la SNIM à Nouakchott que nous avons contacté, a dit que pour lui Le Méharisten'existe pas administrativement. Allez-y comprendre.



Dans un supplément paru dans l'Authentique N°329 du Lundi 26 juin 2006, on nous apprend, par exemple qu'en 2005, la SNIM a réalisé un chiffre d'affaires de 105 Milliards d'ouguiya (385 Millions $), oubliant au passage de préciser que c'est là un bilan à mettre au compte de Ould Heyine et non à celui de Ould Abdel Jelil, qui a consacré les trois derniers mois de 2005 (il a été nommé le 30 septembre), à faire le " ménage ".

Après un bref historique de la SNIM, le supplément dresse un sommaire CV de Ould Abdel Jelil, dont on apprend qu'il est diplômé de l'Université de Cambridge (Angleterre) et de celle de Pennsylvanie (USA) qu'il a commencé sa carrière au Ministère du Plan et qu'après un " détour " dans le secteur privé (où exactement ?), il a intégré le système des Nations Unis en 1998. Le journaliste trouvant, sans doute, bien maigre le CV de quelqu'un dont on disait qu'il croulait sous le poids des diplômes, dans toutes les disciplines, cru nécessaire d'ajouter, comme pour étoffer son article, que Ould Abdel Jelil est marié à une Américaine. Cela n'appelle aucun commentaire de notre part, sauf qu'il n'est pas d'usage de mentionner dans les CVs, la nationalité de l'épouse. Heureusement que le journal n'est pas allé jusqu'à en faire une description détaillée, la couleur des yeux et celle des cheveux, entre autres détails, par exemple.

Ould Abdel Jelil, qui ne s'est pas embarrassé d'exclure Le Méhariste, mettant en évidence l'une des contractions fondamentales de la politique de ses amis (le Gouvernement) en matière de réforme du secteur de la presse, s'est trompé de support. Il aurait dû savoir que François Soudan, aux services duquel ses amis font souvent appel, est beaucoup plus indiqué, aux fins de l'opération de charme à laquelle il se livre, que les journaux mauritaniens, surtout que l'aspect financier ne posait, d'emblée, aucun problème, la SNIM n'étant pas à une dépense injustifiée près. Vous êtes là monsieur l'Inspecteur Général (_expression_ empruntée à X Ould Y).

Il ne nous dira pas que c'est par souci d'économie, lui qui, pour ses déplacements les plus insignifiants, utilise un avion privé loué à une compagnie Malienne au prix de 1500 $ l'heure de vol. Avec une famille installée à Nouakchott (elle refuse d'habiter Nouadhibou) il est facile d'imaginer le nombre d'heures de vol en dehors du "service" et par semaine, que doit effectuer quelqu'un qui habite, en fait, à Nouakchott et qui doit se rendre chaque matin à son bureau dans la capitale économique. A juger par ce train de vie, Ould Heyine, que le CMJD s'est empressé de limoger pour sauver les meubles, passerait pour un amateur et sûrement pour quelqu'un d'assez modeste.

Mais revenons un instant au supplément de notre confrère l'Authentique si vous le voulez bien. A travers ce document conçu dans la précipitation, la SNIM de Ould Abdel Jelil se définit comme un modèle de gestion (ne riez pas, un peu de retenue SVP) et tenez-vous bien, " pour le reste du pays", auquel elle se propose, le plus simplement du monde, de servir de source d'inspiration dans les domaines de la rigueur, des performances, de la transparence, du professionnalisme, de l'équité et de la justice. C'est tout juste si la démocratie n'est pas venue se greffer aux vertus dans lesquelles la SNIM, version transition, croit exceller, au point de vouloir en apprendre la pratique au reste de la Mauritanie. Mais la justice et la démocratie sonneraient trop, le 3 août, ce qui réduirait la campagne publicitaire de la SNIM, à un pan, pas assez réussi, de la campagne en faveur du Oui constitutionnel.

Le professionnalisme et la rigueur, on peut à la limite accepter, la performance encore, avec beaucoup de scepticisme, mais la transparence, alors là non monsieur Ould Abdel Jelil, la transparence c'est de la fausse publicité. Heureusement d'ailleurs que l'Authentique n'est pas affilié au BVP (Bureau de Vérification de la Publicité) sinon, vous en prendrez pour votre grade et la SNIM, pour son rang.

Juste après sa nomination (parachutage) à la tête du monstre des mines de fer, Ould Abdel Jelil avait eu pourtant une occasion inespérée de donner la preuve de cette fameuse transparence qu'il prétend pratiquer et qu'il se propose d'enseigner au reste de la Mauritanie, qui en a vraiment besoin, nous le lui concédons. Mais au lieu de s'en saisir, comme le bon sens le veut, il passa outre, comptant sur le fait que dans ce pays, la mémoire collective connaît souvent des défaillances qui permettent à quiconque de faire une chose aujourd'hui et de soutenir le contraire demain, sans avoir à en rougir. Jugez en vous-mêmes.

En effet, le 09 mai 2005, la SNIM a lancé un appel d'offres pour la réalisation d'une nouvelle centrale électrique Diesel sur le site du Guelb (Zouératt). Cette centrale devait être équipée de 4 groupes ayant chacun une puissance unitaire de 10 MW, en plus de :

1) La fourniture du matériel électromécanique (groupes auxiliaires à installations associées dont la puissance nominale est de 11 et 33 KVA)
2) Travaux de Génie Civil (Etudes et construction des ouvrages)
3) Etudes et plans As-Built
4) Montage et essais de mise en service de la centrale.

A l'époque, seules trois parmi les sept entreprises auxquelles ce dossier a été adressé, ont finalement soumissionné à la date limite de dépôt des offres fixée au 15/09/2005. Ces trois entreprises sont :

- WARTSILA
- S.E.M.T PIELESTICK
- ENERIA – CATERPILLAR.

Si ces trois soumissions ont été déclarées recevables par la Commission d'évaluation de la SNIM, celle présentée par WARTSILA était, contrairement aux deux autres, caractérisée par plusieurs points forts, dont on peut citer :

1) Références techniques de WARTSILA (1121 projets similaires depuis 1900)
2) Références techniques des moteurs proposés (WARTSILA – 12 V 46) : 775 groupes V 46 en fonctionnement, installés dans des centrales à travers le monde, dont 87 du type 12 V 46.
3) Ces groupes avaient la puissance nette continue la plus élevée.
4) Références financières solides : 2.478,2 Millions £ de chiffre d'affaires en 2004, avec un bénéfice net de 160,3 Millions £.
5) Consommations de fuel et d'huile faibles.

Les caractéristiques technico -financières comparées des trois offres faisaient pencher, en toute logique, le choix sur l'offre de WARTSILA.

Entre temps, monsieur Ould Abdel Jelil était nommé à la tête de la SNIM, et à l'issu de l'évaluation des offres par la Commission SNIM, l'offre de PIELESTICK a été classée 1er devant celle de WARTSILA et de ENERIA et ce en dépit des caractéristiques techniques excellentes des groupes WARTSILA, et d'un meilleur rapport Coût/Energie émise (1276 contre 1348 pour PIELESTICK).

Le marché fut conclu malgré que la SNIM a découvert que le moteur proposé par PIELESTICK n'est qu'un prototype souffrant d'une mévente sans précédent, qui n'existe que dans une centrale aux Honduras et dont la visite effectuée auparavant par un groupe de techniciens de la SNIM, a fait révéler de sérieux problèmes techniques, constituant des risques potentiels pour la tenue et la survie du moteur dans l'environnement de la mine de Zouératt beaucoup plus contraignant et nettement plus exigeant, en terme de disponibilité, de fiabilité et continuité de services.

A supposer que Ould Abdel Jelil, à qui nous allons tenté d'accorder la présomption de bonne foi, se soit basé sur le système de notation adopté, qui donne une importance exagérée à l'offre financière au détriment de l'offre technique (pour chaque 1% du prix supérieur à l'offre moins disante, l'offre correspondante perd 5 points sur la note initiale qui est de 100 points), le marché aurait dû être adjugé à ENERIA, qui était nettement moins disante que PIELESTICK et que WARTSILA, il n'en fut rien.

La décision fut naturellement contestée, ce qui amena l'Etat à envoyer un Inspecteur en la personne de Ould Boyda qui, ayant pourtant découvert que les moteurs de PIELESTICK, qui ne sont que des prototypes, ne font pas le poids devant ceux des autres postulants, a aboutit à des conclusions ambiguës.

Le Ministre ayant à son tour été saisi, créa une Commission qui a revisité le dossier, elle avait même poussé ses recherches en visitant les trois sociétés. Le rapport de cette Commission n'aurait pas aboutit à qui de droit. Mieux encore, cette Commission aurait découvert que PIELESTICK en question n'existe plus, car elle aurait été achetée par MANN.

C'est bien Ould Abdel Jelil, l'homme qui propose des leçons de transparence à la Mauritanie, qui fut l'élément central de cette affaire, qui porte préjudice aux intérêts de la SNIM, dans un contexte national caractérisé par la volonté publique de transparence et de bonne gestion.

Quant au représentant de la SNIM à Nouakchott, pour qui Le Méhariste n'existe pas administrativement, nous lui disons que pour Le Méhariste, la SNIM n'existe plus structurellement. A bon entendeur salut.

Nous reviendrons sur d'autres dossiers SNIM, dans nos prochaines éditions.

Mohamed Saleck Ould Beheit





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