------- | COMMUNIQUÉ DE L'IFEX VOL. 15 No 28 | 18 JUILLET 2006 | ------ Le Communiqué de l'IFEX est le bulletin hebdomadaire de l'Échange international de la liberté d'expression (IFEX), un réseau mondial de 72 organisations qui uvrent à défendre et à promouvoir la libre expression.
Le Communiqué est également offert en anglais (www.ifex.org/en), en arabe (http://hrinfo.net/ifex/), en espagnol (www.ifex.org/es) et en russe (www.ifex.cjes.ru/). L'IFEX est administré par le groupe Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (www.cjfe.org). ----- | Consultez le site web de l'IFEX : http://www.ifex.org/fr | ----- ----| Informations sur la campagne de l'IFEX pour la Tunisie : http://campaigns.ifex.org/tmg |----- -- | SOMMAIRE | -- POINT DE MIRE SUR LA LIBRE EXPRESSION 1. Russie : Une loi sur l'« extrémisme » menace la liberté de parole; des journalistes sont arrêtés au sommet du G-8 NOUVELLES RÉGIONALES 2. Turkménistan : On s'inquiète du sort d'un journaliste et de militants des droits de la personne qui sont détenus 3. Turquie : Une loi antiterroriste menace les journalistes et les médias favorables aux Kurdes 4. Angola : Deux journalistes sont assassinés 5. Chine (Hong Kong) : L'avenir d'un radiodiffuseur public est en jeu 6. Malaisie : Dix-huit livres sur l'Islam et la religion sont interdits MISES À JOUR 7. Égypte : Même modifiée, la Loi sur la presse reste répressive CONFÉRENCES, ATELIERS ET ÉVÉNEMENTS 8. L'IPS Communication Foundation tiendra à Istanbul une conférence sur les médias dits alternatifs « DANS LES AUTRES NOUVELLES » 9. Des médias libres pourraient affaiblir les pays en crise, conclut une étude 10. Des doyens d'écoles de journalisme aux États-Unis se portent à la défense de la publication des « secrets » de l'administration Bush ALERTES DU SECRÉTARIAT DU RÉSEAU DE L'IFEX ÉMISES AU COURS DE LA DERNIÈRE SEMAINE -------------------------------------------------------- POINT DE MIRE SUR LA LIBRE EXPRESSION 1. RUSSIE : UNE LOI SUR L'« EXTRÉMISME » MENACE LA LIBERTÉ DE PAROLE; DES JOURNALISTES SONT ARRÊTÉS AU SOMMET DU G-8 Tandis que la Russie s'apprêtait à accueillir, du 15 au 17 juillet, le sommet des principales démocraties industrialisées du G-8, la Chambre haute du Parlement approuvait un projet de loi élargissant la définition de l'« extrémisme » afin d'inclure la critique des officiels de l'État par les médias, rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). L'Association mondiale des journaux (AMJ), la Fédération internationale des journalistes (FIJ), ARTICLE 19, et l'Institut international de la presse (IIP) ont également fait part de leur préoccupation quant aux répercussions du projet de loi sur la liberté d'expression. Ce projet de loi prévoit des peines pouvant aller jusqu'à trois ans de prison pour les journalistes et la suspension ou la fermeture de leurs publications, fait remarquer le CPJ. D'après l'Associated Press, les modifications à la Loi de 2002 sur la lutte contre les activités extrémistes élargissent la définition du concept d'activité extrémiste, de façon à inclure « la calomnie publique dirigée vers des personnages qui s'acquittent des tâches de l'État de la Fédération russe », ainsi que « l'ingérence dans les tâches juridiques des autorités en charge des organes de l'État ». ARTICLE 19 et le CPJ s'inquiètent de la teneur de ce projet de loi, dont le libellé est vague et exagérément large, ce qui pourrait permettre aux fonctionnaires de cibler les reporters critiques et d'intimider encore plus ce qui reste de couverture par les médias indépendants. La mesure, qui a reçu l'assentiment de la Chambre haute du parlement le 14 juillet et de la Chambre basse le 8 juillet, doit être ratifiée par le président Vladimir Poutine. Le gouvernement russe maintient que la nouvelle loi vise à combattre l'ultra-nationalisme, indiquent la FIJ et ARTICLE 19. Mais les organisations soulignent qu'il y a déjà des lois en vigueur qui interdisent l'incitation à l'activité extrémiste violente et la haine fondée sur l'origine ethnique, la religion ou l'appartenance à un groupe. Par ailleurs, le sommet du G-8 à Saint-Pétersbourg a été entaché par l'arrestation d'un certain nombre de journalistes et par le harcèlement des militants de la société civile. Le 9 juillet, deux étudiants allemands en journalisme de Radio Hertz 87.9, Eike Korfhage et Henning Wallerius, se sont vu infliger une peine de dix jours de prison pour avoir « uriné en public » après que la police les eut d'abord accusés d'avoir participé à un rassemblement contre le sommet du G-8, selon ce que rapportent le CPJ, l'IIP et Reporters sans frontières (RSF). Les deux journalistes ont été relâchés le 15 juillet et déportés. Le CPJ constate que le lendemain un reporter de la télévision ukrainienne, Maksym Butkevych, était arrêté pendant qu'il filmait la police en train d'interrompre un rassemblement. Il a été condamné à trois jours de prison pour avoir « résisté à la police ». Le 11 juillet, la police a confisqué l'appareil photo de Boris Reitschuster, correspondant du magazine allemand « Focus », et en a effacé les photographies des arrestations des délégués à une conférence de partis d'opposition et de groupes de la société civile, rapporte le CPJ. Human Rights Watch a documenté un grand nombre d'autres cas d'ingérence des autorités à la conférence intitulée « L'Autre Russie », notamment diverses formes de harcèlement visant à empêcher les participants de se rendre à la conférence. Les tactiques qui auraient été utilisées comprendraient notamment la convocation des participants aux commissariats de police, la découverte inopinée de drogues sur leur personne, la menace de détention et les passages à tabac par des inconnus. Parmi les autres sujets de préoccupation des journalistes russes, on compte diverses dispositions du Code pénal qui servent contre eux. En juin, le Centre pour le journalisme en situations extrêmes (CJES) a lancé une pétition en ligne afin de faire retirer ces dispositions « antidémocratiques ». Pour signer la déclaration, aller à : http://www.cjes.ru/actions/action.php?p_id=2&l=en Consulter les sites suivants : - ARTICLE 19 : http://www.article19.org/pdfs/press/russia-extremism-law.pdf - AMJ : http://www.wan-press.org/article11428.html - IIP : http://www.freemedia.at/cms/ipi/statements_detail.html?ctxid=CH0055&docid=CMS1153130501500 - FIJ : http://www.ifj.org/default.asp?Index=4050&Language=EN - CPJ : http://www.cpj.org/news/2006/europe/russia14july06na.html - Human Rights Watch : http://hrw.org/english/docs/2006/07/13/russia13731.htm - RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=17949 -------------------------------------------------------- NOUVELLES RÉGIONALES EUROPE ET ASIE CENTRALE 2. TURKMÉNISTAN : ON S'INQUIÈTE DU SORT D'UN JOURNALISTE ET DE MILITANTS DES DROITS DE LA PERSONNE QUI SONT DÉTENUS Les groupes de défense de la liberté de la presse et des droits de la personne s'inquiètent de plus en plus du sort du journaliste Ogulsapar Muradova, correspondant de la station de Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), que financent les États-Unis, et de celui des militants des droits de la personne Annakurban Amanklychev et Sapardurdy Khajiev, arrêtés au Turkménistan entre le 16 et le 18 juin. Ces trois personnes sont associées à la Fondation Helsinki des droits de la personne du Turkménistan. Les trois enfants adultes de Muradova ont aussi été arrêtés le 19 juin, mais relâchés le 1er juillet, indique Reporters sans frontières (RSF). Les autorités soupçonneraient le journaliste et les défenseurs des droits de la personne de participation à un complot contre le président Saparmurat Nizayov, font remarquer RSF et l'Association mondiale des journaux (AMJ). RFE/RL est considérée comme la seule source indépendante de nouvelles disponible au Turkménistan, fait remarquer le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Les autorités persécutent systématiquement les journalistes de la station, leurs proches et leurs amis, ainsi que les simples citoyens qui accordent des entrevues à RFE/RL. Amanklychev travaillait pour la société de radiodiffusion « Galaxie-Presse » à un documentaire de voyage pour une chaîne de télévision française. Le film aborde des questions comme le culte de la personnalité qui entoure le président, la situation lamentable des systèmes d'éducation et de santé, ainsi que d'autres sujets reliés aux droits de la personne, peut-on lire dans une lettre ouverte datée du 18 juillet et signée par Amnistie Internationale, RSF, Human Rights Watch et d'autres groupes de défense des droits de la personne. La lettre fait allusion aux « allégations crédibles selon lesquelles les détenus sont maltraités en détention » et que Amanklychev et Muradova se sont fait administrer des psychotropes pour les contraindre à avouer s'être livrés à des « activités subversives ». Les arrestations se sont produites quelques jours à peine avant l'arrivée à Ashgabat d'une délégation du Parlement européen venue discuter une entente commerciale avec le Turkménistan, pays riche en gaz naturel, précise Human Rights Watch. RSF classe en 2005 le Turkménistan au troisième rang, en queue de peloton, des pays qui respectent la liberté de la presse, seules la Corée du Nord et l'Érythrée étant considérées comme pires encore. Human Rights Watch qualifie le pays de « l'un des plus répressifs et des plus fermés » du monde. En plus de ne tolérer aucune dissidence ni liberté politique, le gouvernement a interdit l'opéra, le ballet, le cirque, l'orchestre philharmonique et les associations culturelles non turkmènes. Par ailleurs, ceux qui ont des croyances religieuses en particulier les adeptes de fois autres que le l'Islam sunnite et l'orthodoxie russe sont en butte à la persécution. Consulter les sites suivants : - RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=18228 - Human Rights Watch : http://hrw.org/english/docs/2006/06/20/turkme13588.htm - CPJ : http://www.cpj.org/news/2006/europe/turkmen21june06na.html - Revue de la liberté de la presse dans le monde en 2005, de l'Institut international de la presse, chapitre sur le Turkménistan (IIP) : http://www.freemedia.at/cms/ipi/freedom_detail.html?country=/KW0001/KW0005/KW0137/&year=2005 3. TURQUIE : UNE LOI ANTITERRORISTE MENACE LES JOURNALISTES ET LES MÉDIAS FAVORABLES AUX KURDES Le parlement turc a approuvé des modifications à une loi antiterroriste, en dépit de l'inquiétude de voir ces modifications instaurer de nouvelles limites à la libre expression, selon ce qu'indiquent l'IPS Communication Foundation (BIANET) et Reporters sans frontières (RSF). Les mesures doivent encore être ratifiées par le président Ahmet Necdet Sezer. Selon RSF, les modifications à la Loi de 1991 sur la lutte contre le terrorisme, votées le 29 juin par le parlement, pourraient mener à des poursuites arbitraires contre les journalistes qui couvrent les « organisations terroristes » et auront des répercussions particulières pour les médias favorables aux kurdes. Un article controversé prévoit en effet une peine de trois ans de prison pour « toute diffusion de déclarations et de communiqués par des organisations terroristes ». Une autre disposition prévoit des amendes et des peines de prison pour « toute personne qui fait la propagande d'une organisation terroriste ». Martin Scheinin, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la protection et la promotion des libertés fondamentales tout en contrant le terrorisme, a fait part de plusieurs sujets d'inquiétude à propos de ces modifications dans une lettre du 21 mai au Comité parlementaire turc sur la Justice, rapporte BIANET. L'un de ces sujets d'inquiétude, c'est qu'en raison de la « définition très large du terrorisme et de la longue liste des délits terroristes », la loi pourrait être utilisée contre l'expression non violente d'opinions. Scheinin soulève en outre des questions sur la légalité des modifications par rapport aux dispositions des conventions internationales, dit BIANET. RSF fait remarquer que la Turquie négocie actuellement son éventuelle adhésion à l'Union européenne. Consulter les sites suivants : - RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=18243 - BIANET : http://www.bianet.org/2006/07/01_eng/news81682.htm - Initiative for Freedom of Expression : http://www.antenna-tr.org/index.asp?lgg=en AFRIQUE 4. ANGOLA : DEUX JOURNALISTES SONT ASSASSINÉS Deux journalistes angolais ont été tués en l'espace de huit jours, rapporte Reporters sans frontières (RSF). « Ces deux assassinats rappellent tristement que l'Angola a été, dans les années 90, un pays particulièrement meurtrier pour les journalistes », dit RSF. Augusto Sebastiao Domingos Pedro, correspondant du « Jornal de Angola », propriété d'État, dans la province occidentale de Bengo, a été battu à mort le 8 juillet après une altercation avec un chauffeur, Bento Valente, à une station d'essence de Luanda. Il travaillait pour le journal, seul quotidien du pays, depuis 1997. Par ailleurs, Benicio Wedeinge, directeur de la station de télévision publique TPA dans la province méridionale de Cunene, a été tué de deux projectiles tirés par un intrus non identifié qui était entré par effraction chez lui à Onjiva, aux petites heures du 16 juillet, rapporte sa nièce. Les autorités n'ont encore arrêté personne dans cette affaire. Avelino Miguel, rédacteur en chef du « Jornal de Angola » et président du Syndicat des journalistes de l'Angola (SJA), croit que le soudain regain de violence s'inscrit dans une stratégie d'intimidation des médias en prévision des premières élections que le pays connaît depuis 15 ans, que le gouvernement a promises, mais sans préciser de date jusqu'à maintenant. RSF fait remarquer que la liberté de la presse est gravement limitée par le quasi-monopole de l'État sur les médias et par des lois très strictes sur la diffamation. « La situation de la presse s'est pourtant considérablement améliorée depuis la fin de la guerre civile en 2002, et le président José Eduardo Dos Santos a annoncé sa volonté de libéraliser le paysage médiatique », ajoute RSF. Consulter les sites suivants : - RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=18293 - Dossier récapitulatif de Human Rights Watch : http://hrw.org/english/docs/2006/01/18/angola12306.htm ASIE-PACIFIQUE 5. CHINE (HONG KONG) : L'AVENIR D'UN RADIODIFFUSEUR PUBLIC EST EN JEU Au moment où l'espace de liberté des médias se contracte à Hong Kong et où de nombreux journaux auparavant indépendants mettent des bémols à leur couverture des sujets délicats, la nécessité d'avoir un radiodiffuseur public véritablement indépendant est plus essentielle que jamais, dit l'Association des journalistes de Hong Kong (Hong Kong Journalists Association, HKJA). Pourtant, les défenseurs de la liberté de la presse craignent de possibles mesures en vue de transformer la société Radio Television Hong Kong (RTHK), propriété du gouvernement, en un organe de propagande d'État. En janvier 2006, le gouvernement a mis sur pied un comité chargé de passer en revue la situation de la radiodiffusion publique à Hong Kong, indique la HKJA dans son rapport annuel de 2006, intitulé « RTHK Under Siege » [RTHK en état de siège]. Étant donné les vives critiques de la RTHK formulées par les politiciens pro-Beijing, qui font valoir qu'elle ferait mieux de refléter les vues du gouvernement, il y a beaucoup de suspicion quant aux motifs de cette révision. Les premières nouvelles du comité de révision étaient rassurantes pour ceux, dont la HKJA, qui demandent que la RTHK, actuellement un ministère du gouvernement, se transforme en un radiodiffuseur public indépendant, libre de l'ingérence financière ou des pressions du gouvernement. En mars, le comité a rendu public un rapport sur ses consultations auprès de personnalités de la radio et de la télévision et d'universitaires, qui ont fait consensus sur la nécessité d'un radiodiffuseur public jouissant de l'indépendance de la rédaction. L'incertitude demeure, toutefois, quant aux dernières recommandations du comité et à la façon dont le gouvernement et le premier magistrat de Hong Kong vont répondre aux conclusions de la révision. L'éventail des options va du maintien du statu quo à la création d'une société indépendante (sur le modèle de la BBC), en passant par la transformation de la RTHK en un porte-parole du gouvernement et la vente au secteur privé. Parmi les autres sujets de préoccupation pour les journalistes de Hong Kong au cours de la dernière année, il y a le fait que le gouvernement a déposé un projet de loi sur l'interception des communications et la surveillance secrète, ce qui pourrait compromettre la confidentialité du travail journalistique, dit la HKJA. Le rôle de Yahoo Holdings (Hong Kong) dans la transmission de renseignements aux autorités de Beijing, ce qui a débouché sur la peine de dix ans de prison infligée au journaliste Shi Tao, fait également l'objet d'une enquête de la Commission de protection de la vie privée de Hong Kong. Par ailleurs, le journaliste Ching Cheong de Hong Kong, qui doit répondre à Beijing à des accusations d'espionnage, est toujours détenu, plus d'un an après son arrestation. Selon la HKJA, la détention a eu un effet peu rassurant sur la couverture médiatique de la situation en Chine continentale, les journalistes craignant les représailles s'ils s'écartent des paramètres mal définis de ce que Beijing juge acceptable. Lire le rapport de la HKJA : http://www.hkja.org.hk/press_free/a_report/AR2006.pdf Consulter les sites suivants : - Présentation d'ARTICLE 19 devant le Comité de révision de la radiodiffusion en tant que service public http://www.article19.org/pdfs/analysis/hong-kong-psb.pdf - La FIJ lance un appel en faveur d'un radiodiffuseur de service public à Hong Kong http://www.ifj.org/default.asp?index=3658&Language=EN - Un radiodifuseur sent le vent de frayeur passer à Hong Kong http://www.iht.com/articles/2006/07/11/business/hkradio.php - Les membres de l'IFEX exigent la libération du reporter détenu Ching Cheong http://www.ifex.org/en/content/view/full/74020 - CPJ : « Hong Kong complaint targets Yahoo for role in jailed journaliste case » [La plainte de Hong Kong vise Yahoo pour son rôle dans l'affaire du journaliste jeté en prison] http://www.cpj.org/news/2006/asia/china31mar06na.html 6. MALAISIE : DIX-HUIT LIVRES SUR L'ISLAM ET LA RELIGION SONT INTERDITS Depuis la mi-juin, les autorités malaysiennes ont interdit dix-huit livres traitant de l'Islam et de religion, au motif qu'ils étaient susceptibles de « troubler la paix et l'harmonie », selon ce que rapportent l'Alliance de la presse de l'Asie du sud-est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA) et ARTICLE 19. Le Ministère de la Sécurité intérieure a interdit plus de 45 ouvrages depuis 2003. Six des livres sont publiés en malais et le reste en anglais. Ces livres comprennent des ouvrages de spécialistes réputés de l'Islam, comme John Esposito, auteur de « What Everyone Needs to Know about Islam » [Ce que chacun doit savoir sur l'Islam] et Karen Armstrong, auteure de « The Battle for God: Fundamentalism in Judaism, Christianity and Islam » [La Bataille pour Dieu : Le fondamentalisme dans le judaïsme, le christianisme et l'Islam]. L'interdit est décrété conformément à la Loi de 1984 sur les imprimeries et les publications, que de nombreux observateurs considèrent comme « un instrument d'oppression pour limiter la liberté d'expression et créer un climat de peur, ce qui suscite l'autocensure dans les médias, ainsi que chez les écrivains et les artistes de Malaisie », dit ARTICLE 19. Un groupe de défense des droits des femmes de Kuala Lumpur, « Sisters-in-Islam », proteste contre cet interdit, indique la SEAPA. « L'espace nécessaire au débat se rétrécit et les lecteurs malaysiens se voient privés d'idées et de débats provenant d'écrivains et d'érudits renommés », dit le groupe Sisters-in-Islam dans un appel au ministère. Le premier ministre Abdullah Ahmad Badawi « est sur la corde raide : il doit assurer des discussions ouvertes sur le libéralisme et le pluralisme dans l'Islam, et il doit en même temps préserver une base politique forte chez les musulmans conservateurs », dit la SEAPA. En début d'année, le gouvernement a révoqué le permis de publier de certains journaux locaux parce qu'ils avaient fait paraître des articles sur les caricatures danoises si controversées qui faisaient des gorges chaudes du prophète Mahomet ou pour avoir reproduit les caricatures. Consulter les sites suivants : - SEAPA : http://seapa.wordpress.com/2006/07/04/malaysia-bans-18-books-on-religion/ - ARTICLE 19 : http://www.article19.org/pdfs/press/malaysia-18-books-banned.pdf - Rapport de Freedom House sur la Malaisie http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=16&year=2005&country=6783 - Institut international de la presse, Revue de la liberté de la presse dans le monde en 2005 http://service.cms.apa.at/cms/ipi/freedom_detail.html?country=/KW0001/KW0005/KW0123/ -------------------------------------------------------- MISES À JOUR 7. ÉGYPTE : MÊME MODIFIÉE, LA LOI SUR LA PRESSE RESTE RÉPRESSIVE En dépit de la promesse faite en 2004 par le Président Hosni Moubarak d'abolir les lois qui criminalisent les délits de presse, la nouvelle loi modifiée de l'Égypte sur la presse prévoit toujours des peines d'emprisonnement pour insulte aux fonctionnaires dans les médias. L'Assemblée nationale du pays a approuvé les modifications le 10 juillet, le lendemain du jour où quelque 25 journaux eurent refusé de paraître et où les journalistes se sont rassemblés pour dénoncer les nouvelles mesures. L'incapacité du président d'honorer sa promesse et d'aligner les lois égyptiennes sur les normes internationales a suscité les critiques du Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, HRInfo), du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), et de Human Rights Watch. Les journalistes reconnus coupables de publier de « fausses » informations, de diffamer le président et les chefs d'État étrangers et d'insulter les institutions de l'État telles que le parlement, la magistrature et les forces armées, sont passibles de peines pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement, indique le CPJ. La loi double en outre les amendes prévues pour diffamation et autres délits, ce qui fait naître la peur que le gouvernement ne tente d'asphyxier financièrement les médias critiques. Les groupes de défense de la liberté de la presse ont, cependant, accueilli favorablement l'intervention de dernière minute de Moubarak afin de retirer une disposition controversée qui prévoyait des peines de prison pour les journalistes qui diffamaient les fonctionnaires par des accusations de corruption. Certains autres articles de l'ancienne loi, qui prévoyaient aussi des peines d'emprisonnement, ont également été abandonnées. Les modifications surviennent deux semaines à peine après qu'un tribunal eut condamné deux journalistes, Ibrahim Eissa et Sahar Zaki, à un an de prison pour avoir publié un reportage sur les efforts d'un juriste égyptien qui essaie de traîner le président et sa famille devant les tribunaux pour répondre à des allégations de corruption et d'abus de l'aide étrangère. Le Cairo Institute for Human Rights (CIHRS), HRinfo, le CPJ, Human Rights Watch et l'Association mondiale des journaux ont fait part de leur inquiétude devant ce jugement. En mars, une coalition d'éditeurs, d'enseignants, de militants des droits de la personne et de dirigeants syndicaux a lancé une campagne nationale pour abolir les peines de prison pour délits de presse, selon ce que rapporte l'Organisation égyptienne de défense des droits de la personne (voir à : http://www.ifex.org/en/content/view/full/73258/). Consulter les sites suivants : - HrInfo : http://www.hrinfo.net/en/reports/2006/pr0708.shtml - CIHRS : http://www.cihrs.org/Press_details_en.aspx?per_id=109&pr_year=2006 - CPJ : http://www.cpj.org/news/2006/mideast/egypt12julyr06na.html - FIJ : http://www.ifj.org/default.asp?Index=4060&Language=EN - Human Rights Watch : http://hrw.org/english/docs/2006/07/11/egypt13712.htm CONFÉRENCES, ATELIERS ET ÉVÉNEMENTS 8. L'IPS COMMUNICATION FOUNDATION TIENDRA À ISTANBUL UNE CONFÉRENCE SUR LES MÉDIAS DITS ALTERNATIFS L'IPS Communication Foundation (BIANET) tiendra le Forum international des médias indépendants du 3 au 5 novembre 2006 au campus Dolapdere de l'Université Bilgi d'Istanbul. Cet événement de trois jours vise à rassembler des professionnels des médias indépendants, des étudiants, des travailleurs, des intellectuels, des militants et autres, de partout à travers le monde, qui « s'efforcent de susciter un environnement de communication indépendant et démocratique » et qui travaillent à rendre « possible une autre communication ». Le Forum vise entre autres à : partager les expériences de création de médias indépendants; contribuer à la création d'environnements médiatiques plus ouverts, plus démocratiques, plus transparents et plus accessibles; enfin, encourager la coopération entre les réseaux mondiaux, régionaux et locaux de médias dits alternatifs. BIANET organise le forum en collaboration avec InterPress Service (http://www.ipsnews.net/) et grâce à une subvention du « Programme d'initiative européenne pour les droits de la personne et la démocratie », de l'Union européenne. Pour plus de renseignements, communiquer avec Ehan Ustundag, Coordonnateur, IPS Communication Foundation Forum, à [EMAIL PROTECTED] ou Ertuğrul Kürkçü Secrétaire général de l'IPS, à [EMAIL PROTECTED], ou consulter http://forum.bianet.org/index/english/index2.php. -------------------------------------------------------- « DANS LES AUTRES NOUVELLES » 9. DES MÉDIAS LIBRES POURRAIENT AFFAIBLIR LES PAYS EN CRISE, CONCLUT UNE ÉTUDE Des médias indépendants et libres pourraient faire plus de mal que de bien dans des États qui se reconstruisent après des crises ou des guerres, indique une nouvelle étude réalisée par deux chercheurs de la London School of Economics and Political Science (LSE). Dans leur document, « Why Templates for Media Development Do Not Work in Crisis States » [Pourquoi les modèles préétablis de développement des médias ne marchent pas dans les États en crise], James Putzel et Joost van der Zwan font valoir que, plutôt que de soutenir la démocratisation, la libéralisation des médias pourrait potentiellement nuire à l'édification de l'État. Les auteurs demandent qu'on reconnaisse que le développement d'un environnement médiatique ouvert et libre exige l'existence d'un État fort. « La théorie traditionnelle veut que la création de médias indépendants soit au cur des efforts pour consolider la sécurité, un gouvernement efficace et le développement dans le sillage de crises et de guerre », dit Putzel. « Mais ce que nous constatons nous amène à conclure que là où l'État est fragile et où le processus politique est instable et délégitimé, le premier objectif visé par les donneurs d'aide devrait être de soutenir la formation d'un État qui fonctionne. » Le dossier recommande aussi, le cas échéant, de permettre et d'encourager une « judicieuse réglementation des médias par l'État pendant les premières phases de l'édification de l'État, afin de minimiser le potentiel de conflit violent et fractionnel et de maximiser le potentiel d'édification de la cohésion nationale ». Pour télécharger le dossier, aller à : http://www.crisisstates.com/download/publicity/FINAL.MEDIA.REPORT.PDF 10. DES DOYENS D'ÉCOLES DE JOURNALISME DES ÉTATS-UNIS SE PORTENT À LA DÉFENSE DE LA PUBLICATION DES « SECRETS » DE L'ADMINISTRATION BUSH Dans un article d'opinion paru le 9 juillet dans le « Washington Post », d'éminents directeurs d'écoles de journalisme se sont portés avec vigueur à la défense de la liberté de la presse dans une affaire de programme secret, dans l'ignorance duquel l'administration Bush voulait tenir le public. La controverse découle d'articles parus le 23 juin dans le « New York Times », le « Los Angeles Times » et le « Wall Street Journal », qui révélaient les efforts du gouvernement pour traquer le financement du terrorisme. Le président Bush a dénoncé durement le « New York Times », qui a pris la tête dans cette enquête, tandis que la Chambre des Représentants condamnait aussi le journal. Certains critiques ont qualifié l'attitude du journal de « trahison » et exigé qu'on porte des accusations de nature criminelle. Dans leur article, Geoffrey Cowan, Alex S. Jones, John Levine, Nicholas Lemann et Orville Schell font remarquer que les journalistes sont confrontés à un dilemme : « ayant à choisir entre le risque qui pourrait résulter de la divulgation et le risque parallèle de tenir le public dans l'ignorance un dilemme devenu d'autant plus lourd de sens depuis les attentats du 11-Septembre ». Les doyens font valoir que, en cas de doute, « la presse doit publier lorsque les rédacteurs en chef sont convaincus qu'il en résulterait davantage de tort pour notre société démocratique de tenir le peuple américain dans l'ignorance de ces informations que de l'en informer ». Lire l'article entier à : http://editorandpublisher.com/eandp/news/article_display.jsp?vnu_content_id=1002802088 -------------------------------------------------------- ALERTES DU SECRÉTARIAT DU RÉSEAU DE L'IFEX ÉMISES AU COURS DE LA DERNIÈRE SEMAINE 10 JUILLET 2006 Pologne - La police ferme un site web néofasciste qui menaçait des journalistes (RSF) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75584/ République démocratique du Congo - Un journaliste est relâché après 75 jours de prison (JED) - http://www.ifex.org/es/content/view/full/75585/ Philippines - De nouveaux renseignements sur l'incendie criminel d'une station de radio laissent entrevoir une possible implication de l'armée; plusieurs employés sont blessés (AMARC) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75588/ Inde - La FIJ s'inquiète du contrôle accru des médias qui est proposé dans un nouveau projet de loi sur la radiodiffusion (FIJ) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75589/ Israël/Palestine - L'IIP dénonce le fait qu'on a tiré sur deux photographes palestiniens en deux jours (IIP) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75591/ République démocratique du Congo - Le CPJ condamne le meurtre d'un journaliste pigiste (CPJ) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75592/ 11 JUILLET 2006 Russie - Deux ans après le meurtre de Klebnikov, toujours aucune justice; la famille porte plainte auprès de la Cour suprême (CPJ) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75593/ Gambie - Un journaliste du « Daily Observer » toujours détenu (MFWA) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75594/ Argentine - Des policiers de Santa Cruz agressent un photojournaliste (IPYS) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75595/ Iran - À l'occasion du troisième anniversaire du décès en détention de la journaliste Kazemi, un appel est lancé pour obtenir un procès en bonne et due forme dans cette affaire (RSF) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75597/ Turquie - Le premier ministre est prévenu que les modifications à la loi sur la terreur pourraient imposer la censure des questions kurdes (RSF) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75600/ Guatemala - Une autre station de radio communautaire est fermée à la suite d'une descente, en dépit de discussions avec le gouvernement sur le nouveau cadre juridique (AMARC) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75601/ Swaziland - Le ministre de l'Information est prié de fournir des preuves dans l'affaire de diffamation contre le « Times of Swaziland » (MISA) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75603/ Union européenne - Le parlement européen condamne les infractions à l'éthique par les entreprises du secteur de l'Internet (RSF) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75604/ Mexique - Un journaliste est porté disparu dans l'État de Coahuila (RSF) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75606/ Pakistan - La disparition d'un autre journaliste est l'indice d'une tendance troublante, dit la FIJ (FIJ) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75608/ Malaisie - ARTICLE 19 condamne l'interdiction par les autorités de 18 livres parce qu'ils troublent la paix et l'harmonie (ARTICLE 19) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75609/ Mongolie - Un rédacteur de la télévision est passé à tabac après avoir diffusé une émission controversée (Globe International) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75610/ Pérou - Des manifestants agressent des reporters (IPYS) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75611/ Kazakhstan - Le bureau d'un site web est la cible d'une introduction par effraction; trois ordinateurs sont volés (Adil Soz) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75613/ 12 JUILLET 2006 Europe/Allemagne - La Fédération européenne des journalistes appuie le boycott des concerts de Robbie Williams par les médias allemands (FIJ) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75636/ Égypte - Des députés du parlement en appellent à la censure d'un film (EOHR) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75638/ Colombie - Un producteur de Radio Caracol annonce son départ du pays en raison de menaces (RSF) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75640/ République démocratique du Congo - Le procès pour le meurtre de Ngyke doit s'ouvrir le 12 juillet (JED) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75642/ Égypte - Les journalistes risquent toujours la prison en vertu de la Loi sur la presse, dit Human Rights Watch (HRW) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75645/ Guatemala - Des propriétaires de petites entreprises et des résidents agressent des journalistes dans une ville de la côte (IPYS) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75646/ Singapour - La fermeture par le gouvernement d'un blogue de nouvelles déclenche des manifestations; la SEAPA met en garde contre un affrontement imminent entre l'État et les blogueurs (SEAPA) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75647/ Chine - Le cinéaste et blogueur Wu Hao est relâché (CPJ) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75649/ Azerbaïdjan - Un journaliste critique est détenu en vertu d'une accusation fallacieuse reliée à la drogue, disent ses collègues (CPJ) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75650/ Bangladesh - RSF condamne l'incapacité des autorités à répondre aux menaces de mort qui ont précédé l'attentat à la bombe perpétré contre un hebdomadaire indépendant (RSF) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75651/ Chine - RSF presse le président du Parlement européen de soulever les cas de certains journalistes et cyberdissidents emprisonnés pendant sa visite en Chine (RSF) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75653/ Iran - Le gouvernement recourt à une accusation liée à la « révolution de velours » contre Ramin Jahanbegloo et d'autres journalistes (RSF) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75655/ Turquie - La Cour d'appel confirme la peine de prison avec sursis infligée à Hrant Dink (RSF) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75657/ 13 JUILLET 2006 Salvador - Des manifestants attaquent 13 journalistes lors de protestations contre les hausses de prix (RSF) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75659/ Mongolie - CORRECTION : Un rédacteur de la télévision est tabassé après avoir diffusé une émission controversée (Globe International) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75661/ Iran - Des organisations arabes et égyptiennes appellent à la remise en liberté du détenu politique iranien Ali Akbar Mosuavi-Khoini (HRinfo) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75662/ Israël/Liban - Sept journalistes et travailleurs des médias sont blessés en l'espace de deux jours (RSF) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75664/ Népal - Le rédacteur en chef d'un journal et trois journalistes sont menacés par des dirigeants politiques locaux (CEHURDES) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75667/ Russie - Deux jeunes journalistes allemands sont arrêtés pendant des manifestations contre la tenue du sommet du G-8 (RSF) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75668/ Iran - Le blogueur Abed Tavancheh est libéré sous caution (RSF) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75670/ Chine - Le journaliste Li Yuanlong est condamné à deux ans de prison (CPJ) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75672/ 14 JUILLET 2006 Israël/Liban - Un caméraman de Reuters est blessé par une roquette du Hezbollah; le CPJ demande à Israël d'expliquer ses attaques contre la chaîne de télévision « Al-Manar » (CPJ) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75692/ Argentine - La décision d'une station de télévision publique de retirer une émission-débat soulève encore plus la controverse (RSF) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75693/ Haïti - Aucun signe de justice un an après le meurtre du journaliste Jacques Roche (RSF) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75698/ Russie - À la veille du sommet du G-8, les autorités tentent d'étouffer la dissidence (HRW) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75699/ Thaïlande - Le gouvernement doit abandonner les accusations de sédition et de diffamation utilisées pour faire taire les opposants, dit Human Rights Watch (HRW) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75700/ Russie - À la veille du sommet du G-8, le CPJ demande instamment qu'on se penche sur le dossier de la situation de la presse en Russie (CPJ) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75721/ République démocratique du Congo - Un journaliste est arrêté puis relâché pour avoir « insulté » un gouverneur de province (JED) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75722/ Birmanie - La censure force un magazine à annuler sa dernière livraison (SEAPA) - Alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75724/ Russie - La Chambre haute du parlement approuve un projet de loi qui qualifie d'« extrémisme » la critique des officiels de l'État par les médias (CPJ) - Mise à jour de l'alerte http://www.ifex.org/es/content/view/full/75725/ --------------------------------------------------------------- Le « Communiqué » de l'IFEX est publié chaque semaine en français, en anglais et en espagnol par le Secrétariat de l'Échange international de la libre expression (IFEX). L'IFEX est un réseau mondial constitué de 72 organisations qui militent pour la défense de la libre expression. Le Secrétariat est animé par les Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE) en collaboration avec les organisations membres de l'IFEX. Rédacteur du « Communiqué » : Geoffrey CHAN. Traducteur : Jacques ISABELLE. Faire parvenir le courrier à [EMAIL PROTECTED] Le « Communiqué » de l'IFEX autorise la reproduction ou la republication de son matériel à condition d'en reconnaître la source. Les opinions exprimées dans le « Communiqué » sont la responsabilité des sources auxquelles elles sont attribuées. Vous pouvez contacter le Secrétariat de l'IFEX au 555, rue Richmond Ouest, bureau 1101, C.P. 407, Toronto (Ontario) M5V 3B1, Canada. Téléphone : +1 416 515 9622; télécopieur : +1 416 515 7879. 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