CMJD : Peshmergalité et Retraite assurées
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Une pensée pour nos frères déportés
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«Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage» disait De Gaulle avec ce réalisme exemplaire qui lui permit d’asseoir son rêve de «république une et indivisible». Dans son pays multiconfessionnel et sur les ruines imaginaires d’une antique province romaine. Un Far West «arabo-africain» où tribus et ethnies se côtoient dans leur «dernier retranchement». Bien plus qu’elles ne cohabitent. Sauf qu’en Mauritanie, le général ne visait ni gouvernance ni démocratie. Pour diviser et garder à vue un patchwork colonial, nul besoin de «gouverne» sur un territoire dont les tribus rivalisent en nombre avec les fromages
"Retraite assurée"
Mais la Mauritanie n’est plus l’œuvre d’un occupant que nos tribus et ethnies ont soutenu plus que combattu. Sans résistance unifiée ou reconnue. Les plus rétives ayant choisi la soumission à d’autres satrapies. Cette mécanique coloniale lui valut bien des élus dévolus à d’autres causes et patries. Un état indépendant qui, sous couvert de statut international, abdique et exploite sa richesse humaine et naturelle. Une armée- qui ne l’avait ni libérée ni défendue- dont les meutes putschistes la couvrent encore de gabegie. Sans pénitence ni compte rendu. A s’attarder sur le dessin d’enfant (kharmazeu Mermazeu»)- qui lui sert d’identité géographique -, on voit que ce pays ne doit rien à sa vox populi. Du collaborationnisme pro et postcolonial au putschisme de préretraite, la Mauritanie aura vécu tous les modes de gouvernance non choisie. Toutes formes de soumission massive aux sous-hommes: servants de l’intérieur, agis et dopés de l’extérieur. L’actuel pouvoir ne songe déjà plus qu’à sa «retraite assurée». Auto-blanchi de toute éventuelle curée politique ou à l’affût d’une guerre civile qui lui rendrait les rênes du pays. Quelle clause non écrite d’«irresponsabilité» libère ainsi le CMJD d’une vaste et dévastatrice programmatique que des mésalliances politiques auraient ourdie sous l’aile protectrice de sa bureaucratie? Est-ce ainsi qu’un pays vit et se définit..?
"Vermine peshmergale"
Pour autant, l’initiative gaullienne ne fut pas qu’une mauvaise idée. Il y avait même une touchante recherche dans cette volonté de retenir, par tout moyen et de bout en bout, un empire emporté par les flots de l’Histoire humaine. Quelle chance alors pour un «machin»taillé par un esprit colon entre côtes et crêtes de deux Afrique ? En effet, il faut plus qu’une vocation de principe pour asseoir une autorité publique sur un territoire désertique et pluriethnique. La vie d’une république ne se résumant pas à une intraveineuse de volontarisme putschiste connectée à une robotique gouvernementale et budgétivore. Quoiqu’en dise le putschisme présidentiel, la gestion publique ne peut être «irresponsable» ou angélique.
La Mauritanie attend une ambition visionnaire, à la mesure de ses moyens matériels et humains, qui la porte loin de l’aventurisme petits bras et rebelle. Un idéal mobilisateur qui réveille ses énergies dormantes et en rapatrie les ressources déportées ou manquantes.
Car sa mosaïque tribale et ethnique est fendue. La haine et l’ignorance y confluent. L’état bidasse y enracine la «culture de médisance» en reconduisant le «moins-disant peshmergal» dans son rôle de long courrier officiel. La démocratie «cmjidaire», c’est donc cela: rendre la vermine opérationnelle. Economique ou politique, partisane ou pseudo-journalistique, virtuelle ou anonyme, et tout à la fois, la vermine peshmergale n’attend plus que son tribunal des bobards (Aassouaqas) pour en arbitrer les attendus et sous entendus:«Il y a deux catégories de journalistes ; il y a les journalistes tout-venant, qui lisent des dépêches, etc. Pour ce travail, n’importe qui fait l’affaire. Mais il faut trouver des journalistes de qualité (…) ; ceux-là, il faut les chercher et vous devez bien en trouver». De Gaulle dut le comprendre avant de mériter sa retraite. Un demi-siècle plus tard, le CMJD ferait bien de l’entendre. Peu fréquentable à l’extérieur, déjà boudé à l’intérieur par le barreau et la presse, va-t-il se couper du peuple entier ? Avant que de pouvoir se retirer, de lui-même, pour sa «retraite assurée»? Quel gâchis !
Une charte du citoyen mauritanien
Pour sûr, la junte militaire- qui fête son anniversaire- ne peut continuer sur sa lancée d’autorité du quotidien. Sans finir par en assumer le peu de changement. Les putschistes y manquent de réserve et abusent de battues mercenaires ou électoralistes. En multipliant les «gestes» perdus et autres «opérations» inattendues. Alors que des officiers vraiment libérateurs seraient tout dévoués à la prospective et parole publiques: «l'action met les ardeurs en œuvre. Mais c'est la parole qui les suscite» dit le général qui sauva son pays...
Le référendum constitutionnel condamne le CMJD à une sortie honorable voire historique. Et le calendrier de transition lui accorde une session de rattrapage qu’il peut dédier à la quête et collecte de concours populaires. Pour lancer une réelle force de propositions et de changement pour l’avenir du pays. Au lieu de se limiter au simple toilettage de régime. Avec ou sans alternance certaine: «ce qui est à redouter, ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop-plein !». Pour limiter les dégâts et ratages de l’après -transition, il est urgent de «penser», «anticiper» et «partager» un projet visionnaire d’une société plurielle et fraternelle. Un pacte social et une charte du citoyen qui s’enseignent à l’école et se vivent dans les rues, bureaux et officines. A ce titre, un idéal de justice et démocratie ne peut abdiquer les vertus citoyennes d’un retour de déportés dont les droits et préjudices sont enfin admis. Ce n’est ni rassurant pour la retraite ni dissuasif pour une éventuelle vindicte.
Enfin, le CMJD doit savoir que les décisions publiques et pétroleuses implications n’en facilitent pas les replis. Seul le respect de la chose publique donne foi au sursis. Pour qu’une retraite soit assurée aux putschistes, il faut que les citoyens l’aient prescrite. Sous peine d’avoir à répondre de la gestion de la transition, et qui sait pour certaines pointures du CMJD, des temps obscurs de l’avant – transition. Le général «père» de l’état l’a dit: «les régimes, nous savons ce que c'est : des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas».
Une pensée pour nos frères déportés
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«Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage» disait De Gaulle avec ce réalisme exemplaire qui lui permit d’asseoir son rêve de «république une et indivisible». Dans son pays multiconfessionnel et sur les ruines imaginaires d’une antique province romaine. Un Far West «arabo-africain» où tribus et ethnies se côtoient dans leur «dernier retranchement». Bien plus qu’elles ne cohabitent. Sauf qu’en Mauritanie, le général ne visait ni gouvernance ni démocratie. Pour diviser et garder à vue un patchwork colonial, nul besoin de «gouverne» sur un territoire dont les tribus rivalisent en nombre avec les fromages
"Retraite assurée"
Mais la Mauritanie n’est plus l’œuvre d’un occupant que nos tribus et ethnies ont soutenu plus que combattu. Sans résistance unifiée ou reconnue. Les plus rétives ayant choisi la soumission à d’autres satrapies. Cette mécanique coloniale lui valut bien des élus dévolus à d’autres causes et patries. Un état indépendant qui, sous couvert de statut international, abdique et exploite sa richesse humaine et naturelle. Une armée- qui ne l’avait ni libérée ni défendue- dont les meutes putschistes la couvrent encore de gabegie. Sans pénitence ni compte rendu. A s’attarder sur le dessin d’enfant (kharmazeu Mermazeu»)- qui lui sert d’identité géographique -, on voit que ce pays ne doit rien à sa vox populi. Du collaborationnisme pro et postcolonial au putschisme de préretraite, la Mauritanie aura vécu tous les modes de gouvernance non choisie. Toutes formes de soumission massive aux sous-hommes: servants de l’intérieur, agis et dopés de l’extérieur. L’actuel pouvoir ne songe déjà plus qu’à sa «retraite assurée». Auto-blanchi de toute éventuelle curée politique ou à l’affût d’une guerre civile qui lui rendrait les rênes du pays. Quelle clause non écrite d’«irresponsabilité» libère ainsi le CMJD d’une vaste et dévastatrice programmatique que des mésalliances politiques auraient ourdie sous l’aile protectrice de sa bureaucratie? Est-ce ainsi qu’un pays vit et se définit..?
"Vermine peshmergale"
Pour autant, l’initiative gaullienne ne fut pas qu’une mauvaise idée. Il y avait même une touchante recherche dans cette volonté de retenir, par tout moyen et de bout en bout, un empire emporté par les flots de l’Histoire humaine. Quelle chance alors pour un «machin»taillé par un esprit colon entre côtes et crêtes de deux Afrique ? En effet, il faut plus qu’une vocation de principe pour asseoir une autorité publique sur un territoire désertique et pluriethnique. La vie d’une république ne se résumant pas à une intraveineuse de volontarisme putschiste connectée à une robotique gouvernementale et budgétivore. Quoiqu’en dise le putschisme présidentiel, la gestion publique ne peut être «irresponsable» ou angélique.
La Mauritanie attend une ambition visionnaire, à la mesure de ses moyens matériels et humains, qui la porte loin de l’aventurisme petits bras et rebelle. Un idéal mobilisateur qui réveille ses énergies dormantes et en rapatrie les ressources déportées ou manquantes.
Car sa mosaïque tribale et ethnique est fendue. La haine et l’ignorance y confluent. L’état bidasse y enracine la «culture de médisance» en reconduisant le «moins-disant peshmergal» dans son rôle de long courrier officiel. La démocratie «cmjidaire», c’est donc cela: rendre la vermine opérationnelle. Economique ou politique, partisane ou pseudo-journalistique, virtuelle ou anonyme, et tout à la fois, la vermine peshmergale n’attend plus que son tribunal des bobards (Aassouaqas) pour en arbitrer les attendus et sous entendus:«Il y a deux catégories de journalistes ; il y a les journalistes tout-venant, qui lisent des dépêches, etc. Pour ce travail, n’importe qui fait l’affaire. Mais il faut trouver des journalistes de qualité (…) ; ceux-là, il faut les chercher et vous devez bien en trouver». De Gaulle dut le comprendre avant de mériter sa retraite. Un demi-siècle plus tard, le CMJD ferait bien de l’entendre. Peu fréquentable à l’extérieur, déjà boudé à l’intérieur par le barreau et la presse, va-t-il se couper du peuple entier ? Avant que de pouvoir se retirer, de lui-même, pour sa «retraite assurée»? Quel gâchis !
Une charte du citoyen mauritanien
Pour sûr, la junte militaire- qui fête son anniversaire- ne peut continuer sur sa lancée d’autorité du quotidien. Sans finir par en assumer le peu de changement. Les putschistes y manquent de réserve et abusent de battues mercenaires ou électoralistes. En multipliant les «gestes» perdus et autres «opérations» inattendues. Alors que des officiers vraiment libérateurs seraient tout dévoués à la prospective et parole publiques: «l'action met les ardeurs en œuvre. Mais c'est la parole qui les suscite» dit le général qui sauva son pays...
Le référendum constitutionnel condamne le CMJD à une sortie honorable voire historique. Et le calendrier de transition lui accorde une session de rattrapage qu’il peut dédier à la quête et collecte de concours populaires. Pour lancer une réelle force de propositions et de changement pour l’avenir du pays. Au lieu de se limiter au simple toilettage de régime. Avec ou sans alternance certaine: «ce qui est à redouter, ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop-plein !». Pour limiter les dégâts et ratages de l’après -transition, il est urgent de «penser», «anticiper» et «partager» un projet visionnaire d’une société plurielle et fraternelle. Un pacte social et une charte du citoyen qui s’enseignent à l’école et se vivent dans les rues, bureaux et officines. A ce titre, un idéal de justice et démocratie ne peut abdiquer les vertus citoyennes d’un retour de déportés dont les droits et préjudices sont enfin admis. Ce n’est ni rassurant pour la retraite ni dissuasif pour une éventuelle vindicte.
Enfin, le CMJD doit savoir que les décisions publiques et pétroleuses implications n’en facilitent pas les replis. Seul le respect de la chose publique donne foi au sursis. Pour qu’une retraite soit assurée aux putschistes, il faut que les citoyens l’aient prescrite. Sous peine d’avoir à répondre de la gestion de la transition, et qui sait pour certaines pointures du CMJD, des temps obscurs de l’avant – transition. Le général «père» de l’état l’a dit: «les régimes, nous savons ce que c'est : des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas».
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