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Nouakhchott Une prostituée sénégalaise et un policier mauritanien déguisé en taximan se retrouvent au commissariat.

L'OBSERVATEUR, Paru le Jeudi 14 Sep 2006

Mariame Gaye, une prostituée en service en Mauritanie s'était fait aborder par un taximan qui a passé une nuit avec elle sans lui payer le prix de la passe. Elle a alors porté plainte contre le gars pour séquestration et viol. Ce n'est qu'au commissariat où elle s'est retrouvée avec le mis en cause qu'il a su qu'en fait de taximan, elle avait affaire à un policier. Finalement, elle a retiré sa plainte pour ne pas être poursuivie, elle aussi, pour prostitution, un délit sévèrement réprimé en Mauritanie.

Mercredi matin, une jeune femme s'est invitée au commissariat de Sebkha. En face du chef de poste, elle déclina son identité et dit le pourquoi de sa présence: «Je m'appelle Mariame Gaye, je suis une Sénégalaise résidente à Sebkha. Je suis venue porter plainte contre un taximan du nom de Kâne, qui m'a séquestrée, ligotée et violée hier nuit chez lui». Dès l'enregistrement de sa déposition, deux policiers l'accompagnèrent sur le lieu des faits pour amener manu militari ce taximan. Arrivés sur les lieux, les hommes en tenue sont surpris de constater que le présumé violeur n'est autre qu'un de leurs collègues policiers. Mais ils firent respecter l'ordre de leur chef hiérarchique. Ils lui demandent de les suivre au commissariat. C'est ainsi que le mis en cause et la plaignante se retrouvent au commissariat. En le voyant, le chef de poste est stupéfait. Mais il le met tout de même au parfum des faits qui lui sont reprochés par Mariame Gaye. Interrogé, le policier donne sa version des faits, mais ne nie pas en bloc les accusations formulées à son encontre. «Je faisais le taxi hier nuit comme d'habitude pour arrondir la fin du mois quand je ne suis pas de service. J'ai été arrêté par cette jeune femme. Elle m'a laissé entendre qu'elle voulait aller au bar-dancing « VIP». Pour le transport, nous sommes tombés d'accord sur 300 Ouguiyas (600FCFA). Quand nous sommes arrivés, elle m'a tendu 100 Ouguiyas (200 FCFA). Somme que j'ai refusée de prendre », raconte le policier qui ajoute : « Elle m'a dit qu'elle n'avait que ces 100 Ouguiyas avant d'ajouter que si je voulais coucher avec une fille, elle est disposée à cela moyennant 3.000 Ouguiyas. Je lui ai dit que je n'avais que 2.000 Ouguiyas. Sur ces mots, nous sommes partis chez moi. Après m'être soulagé, moi aussi j'ai refusé de lui payer son argent comme elle l'avait fait avec moi». Après avoir entendu le policier, le chef de poste interrogea Mariame Gaye qui tergiverse avant de révéler qu'elle est une prostituée. Le chef de poste de lui poser la question de savoir si elle sait que la pratique de ce métier, bien vrai qu'il soit le plus vieux du monde, est passible de lourde peine en Mauritanie. Mariame Gaye, à court d'arguments, a alors cherché et obtenu un arrangement à l' amiable. Il a retiré sa plainte et l'affaire a été classée sans suite.






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