Guy David vient donc de boucler son deuxi�me sauvetage en deux ans ! Sur une note remarquable et une large victoire � Gueugnon (4-0), un club europ�en et vainqueur de la coupe de la Ligue. L'entra�neur ni�ois attend donc maintenant que les dirigeants prennent le relais et gagnent la bataille administrative avec la DNCG. (Elle commence aujourd'hui avec la venue de M. Lucchesi au si�ge du club.) Il faudra ensuite qu'ils lui pr�cisent bien les contours de sa future mission car il ne veut surtout pas revivre la m�me gal�re que lors de la derni�re inter-saison. " Tu pars tranquillement en vacances, je m'occupe de tout, lui avait dit le pr�sident de l'�poque, Primo Salvi. Un entra�neur entra�ne, un point c'est tout. " Quelques mois plus tard on mesure encore les effets d'une telle politique rocambolesque ! La Ferrari promise a toujours roul� sans les roues de devant. Son conducteur a m�me �t� remplac� pendant le Grand Prix. Pour monter de D2 en D1, ne vaudrait-il pas mieux faire confiance � une bonne Fiat ou une bonne Alfa ? C'est ce que pense Guy David, un homme qui a toujours eu la t�te sur les �paules et un grand sens de la mesure. - Que pensez-vous globalement du bilan apr�s votre retour ? - Je suis assez heureux car l'op�ration �tait encore plus d�licate que l'ann�e derni�re. Ce groupe a une �me et c'est dommage que le championnat se termine. - Ce dernier match � Gueugnon ? - Il repr�sente une excellente r�ponse de tout un groupe qui est attach� � ses couleurs dans une p�riode " virtuelle " ! Avec tout ce qui se passait autour de nous, nous �tions partag�s entre la haine et l'impuissance. Les joueurs ont eu beaucoup de m�rite. L'encadrement �tait en totale osmose avec eux dans une p�riode de fiction ! - On vous sent tr�s remont�, presque en col�re ? - Aujourd'hui et demain, il faut encore convaincre, expliquer, argumenter, se justifier. On a pourtant un bilan. Etre encore en train de se dire " qu'est-ce qui va nous arriver ? " est ahurissant. - Avez-vous n�anmoins un regret ? - Non car je ne sais pas comment j'aurais pu faire autrement. A la r�flexion, je n'aurais pas d� recommencer la saison avec Salvi. Est-ce que les joueurs auraient compris ? Ne se seraient-ils pas sentis trahi ? J'ai aval� des couleuvres puis des boas ! D�s le stage, les co�quipiers de Tatarian le sentaient. Et quand je ne suis pas naturel, je ne suis pas bon. Je n'�tais pas un bon acteur, je faisais comme si... - Pas question de recommencer dans les m�mes conditions ? - Surtout pas ! Taveggia et les joueurs le savent. Mon �quipe aussi. Ils n'ont jamais pens� " � leur gueule " dans ces moments d�licats. C'est suffisament rare pour �tre soulign�. Il faut donc continuer � leur faire confiance et proc�der � quelques simples retouches. - Est-ce que ce groupe pouvait faire mieux ? - Oui, probablement. Gueugnon et quelques autres matches le prouvent. Avec un noyau plus serr�, c'�tait possible. Mais il fallait laisser du temps au temps pour ne pas condamner sans raison. On a commenc� la saison par de bonnes prestations mais on s'est fait pi�ger. Ensuite, tout s'est m�lang�. Et le vestiaire a eu du mal � trouver une certaine complicit�. Le groupe avait des valeurs : on a voulu les conserver avec des gens diff�rents et ce n'est jamais �vident. - Comment allez-vous aborder les prochaines �ch�ances ? - J'attends sans avoir le choix. pour l'instant. Je souhaite surtout rencontrer enfin mon pr�sident (Ndlr : M. Sensi) pour d�velopper avec lui quelques-unes de mes id�es. Et j'esp�re qu'il donnera � M. Taveggia les pouvoirs de repr�senter Nice devant le football fran�ais et devant la Roma. - Avec votre staff � vos c�t�s ? - On ne demande pas la lune. Simplement d'�tre mis en examen pendant un an et d'�tre jug� � la fin sur nos capacit�s, notre travail, nos comp�tences et nos r�sultats. Avec des contrats d'un an, c'est nous qui prenons le risque de r�ussir et de passer le fruit de notre travail � d'autres. On n'a aucune garantie mais on n'a pas peur de travailler ainsi sans filet. - Le recrutement ? - Je souhaite y participer activement avec Taveggia et Ricort. Mais pas n�gocier les contrats, �a ne me regarde pas et c'est le travail des dirigeants, si �a peut les rassurer. - Etes-vous n�anmoins encore optimiste ? - Il y a eu un tel travail de sape qui a min� notre action qu'il sera difficile d'obtenir tout ce que l'on veut. On a savonn� des planches sur lesquelles nous �tions en �quilibre. On nage encore trop dans l'h�ritage Salvi, il faut tourner la page, passer � un autre chap�tre. Yves MERENS. ___________________________________________________________ T O P I C A The Email You Want. http://www.topica.com/t/16 Newsletters, Tips and Discussions on Your Favorite Topics
