"Face � la lamentable situation dans laquelle se trouve aujourd'hui
l'OGCNice C�te d'Azur, je ne peux pas cacher plus longtemps ma tristesse et
mon amertume."
Il y a trois ans qu'Andr� Bo�s s'est retir� des affaires. Trois ans qu'il
garde le silence, qu'il ne vient plus au Ray, qu'il a coup� le cordon,
l'image mais pas le son... qu'il souffre et se tient au courant de tout ce
qui concerne la grande passion de sa vie : la vie des Aiglons.
Non assistance � club en danger !
Aujourd'hui il ne peut pas ne pas intervenir dans le d�bat. "Sinon je
pourrais �tre accus� de non assistance � club en danger ! Au royaume de
l'incomp�tence, on ne peut pas rester muet ! Le Gym est devenu un �norme
g�chis et la ris�e de nombreux supporters. C'est intol�rable."
L'importateur de "Bobcat" attaque, dribble, croch�te. La passion d�gouline.
L'homme ne cherche pas ses mots, il y a tellement longtemps qu'il veut
ouvrir son coeur. "J'ai toujours �t� derri�re le club alors que d'autres
pr�f�rent �tre devant. J'ai toujours donn� quand d'autres ne pensaient qu'�
prendre. Avec le budget de cette saison, j'ai jou� quatre championnats ! On
jette l'argent par les fen�tres, on dilapide. C'est de la folie. On a
pr�tendu que j'�tais un pr�sident "amateur". Et bien j'en suis fier. Mais
sous ma pr�sidence, il y avait des r�sultats (mont�e, D1, coupe de France),
une �me, une ambiance, une joie de vivre, des comp�tences. Aujourd'hui je
plains les joueurs que l'on montre du doigt alors qu'ils n'ont pas discut�
leurs contrats avec un pistolet sur la tempe des pr�sidents !!! Moi je me
battais avec mon coeur et sans ambition politique ou professionnelle."
"On m'a vir� !"
Regrette-t-il d'avoir �t� l'homme qui a pass� le relais aux �trangers ?
"Mais je n'ai pas eu le choix : on m'a vir�. Sournoisement, petitement,
perfidement. Je n'�tais pas vendeur et surtout tr�s malheureux. En ouvrant
le capital de la SAOS, je me suis retrouv� en minorit� et proche de la
sortie."
Trois ans apr�s, le dirigeant d'entreprise n'a pas dig�r� l'affaire.
Et il lance un sacr� pav� dans la mare en proposant carr�ment ses services
aux italiens. "Ils ont besoin d'un homme � plein temps � Nice. S'ils
remettent un �tranger, �a ne marchera jamais, je connais trop cette ville.
Et s'ils veulent remettre les choses en ordre, j'arrive en courant pour
d�fendre les couleurs "rouges et noires". J'ai toujours r�v� que quelqu'un
mette de l'argent et que je d�fende ses int�r�ts. Je suis certain qu'avec
les sommes affich�es, je parviendrai � mettre en place un projet nous
permettant de retrouver rapidement notre place en D1. Cela ferait peut-�tre
du bruit car je remettrai des soldats � la place de tous ces g�n�raux ! "
Toujours titulaire d'un poste au conseil d'administration, l'homme connait
tous les dossiers. Et il a aussi sa version sur la venue de Francesco Sensi.
"Il est venu pour avoir un centre de formation performant et une p�pini�re
de jeunes joueurs fran�ais � sa disposition. Sans oublier les nombreux
projets immobiliers qui peuvent voir le jour sur la C�te. Et si �a continue
ils vont se planter sur tous les tableaux. Quant � certains dirigeants d'une
�poque pas si lointaine, qui avaient laiss� un h�ritage de 56 millions de
francs, mandat�s on ne sait trop par qui et pourquoi, ils feraient mieux de
rester en dehors de toutes ces pol�miques. Car s'immiscer ainsi dans la vie
du club est grave et d�plac�."
Andr� Bo�s n'a pas abdiqu�. Le coeur plus que la raison le fait encore
avancer dans le football. Comme un grand gosse qu'il n'a jamais cess� d'�tre
devant les rebonds d'un ballon. "80% de travail, 20% de chance", son credo
est plus que jamais valable.
Surtout en ces temps agit�s.
Yves Merens.
[EMAIL PROTECTED]
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