Apr�s plusieurs heures de d�lib�ration, la commission d'appel de la DNCG a
d�cid� de maintenir l'OGCNice en deuxi�me division. Ses dirigeants ont en
effet satisfait � la demande de garanties bancaires exig�es par la FFF.

11h45... L'imposante d�l�gation de l'OGCNice avec, � sa t�te, Silvio
Rotunno, pr�sident du conseil d'administration de la SAOS, p�n�tre au 49 de
l'avenue d'Iena � Paris, si�ge annexe de la FFF.

Une partie difficile s'annonce... Elle va se jouer au 4eme �tage de
l'immeuble cossu dans le plus grand secret face � la commission d'appel de
la Direction Nationale de Contr�le et de Gestion (DNCG) pr�sid�e par M.
Jean-Jacques Mesmin. Le but � atteindre ? Faire annuler la d�cision prise il
y a quinze jours en premi�re instance par la commission de r�trograder
l'OGCN en championnat National pour manque de garanties financi�res et
bancaires.

Sourires crisp�s.
L'audience s'annon�ait donc longue, tendue et crispante. Elle le sera
effectivement. A 14 heures, les ascenseurs lib�rent enfin les repr�sentants
ni�ois. Les mines sont plut�t sombres. En tout cas, aucun sourire
annonciateur d'une issue favorable. MM. Silvio Rotunno, pr�sident de la SO
INV. et avocat d'affaires du pr�sident de la Roma,  Francesco Sensi, ainsi
que Fabrizzio Lucchesi, directeur du club romain, sortent aussit�t dans la
rue.

Visiblement ils ont besoin d'air ! Ils sont accompagn�s par Jean-Luc Bailet,
directeur g�n�ral de l'OGCN, charg� des secteurs financier et administratif,
d'Ange Feracci et Franck Lorino, respectivement pr�sident et tr�sorier de
l'Association SAOS Nice, et d'Alain Hautecoeur, avocat du club. C'est �
Jacques Gallo, expert comptable de l'OGCN que revient la mission de faire le
point sur cette audition.
"Suite au d�lib�r� de la premi�re instance, la commission nous avait demand�
des compl�ments d'information � caract�re �conomique et financier aussi bien
en ce qui concerne la saison qui se termine que pour la prochaine,
2000-2001. Nous avons donc pr�sent� aujourd'hui un dossier extr�mement
solide au niveau des garanties bancaires, en particulier en appui de la
lettre fournie par la So. INV., actionnaire majoritaire, lors de la premi�re
convocation."

Une commission pointilleuse.
Ayant eu affaire � un pr�sident de commission "connaissant tr�s bien le
dossier" (sic), M. Gallo devait poursuivre : "Il a pos� de nombreuses
questions pertinentes portant en particulier sur les perspectives d'avenir
du club, sur son organisation au plan sportif, mais aussi administratif
ainsi que sur les relations internes entre Rome et Nice."

En v�rit� le sujet pr�occupant en priorit� les dix membres de la DNCG fut de
savoir pour quelles raisons exactes le budget pr�visionnel 2000-2001 �tait
aussi important, de l'ordre de 85 MF. "Mr Rotunno a r�pondu que, par mesure
de prudence, ce sont les contrats actuellement en cours qui avaient �t� pris
en consid�ration, que cela repr�sentait, certes, une masse salariale tr�s
importante pas forc�ment compatible habituellement avec celle d'un club de
deuxi�me division fran�ais, mais que les dirigeants romains �taient
parfaitement conscients du probl�me et que, m�me avec des objectifs sportifs
ambitieux, il �tait impossible de continuer sur des bases financi�res aussi
�lev�es !".

Fabrizio Lucchesi devait alors embo�ter le pas au pr�sident de la So. INV.
en affirmant : "La restructuration du club est d�j� en route depuis la
semaine derni�re puisque j'ai rencontr� plusieurs joueurs afin d'�voquer la
politique de gestion future du club".

Autant dire qu'il y a certainement du "d�graissage" dans l'air au niveau de
l'effectif ni�ois ainsi que des salaires revus � la baisse.

Un pav� dans la mare.
Il fut aussi beaucoup question, on s'en doute, de garanties bancaires.
"Chose encore inhabituelle, devait reprendre Jacques Gallo, la commission
nous a demand� de fournir des assurances mois par mois et non annuelles ou
globales comme c'est le cas ordinairement. C'est d'autant plus difficile de
fournir ce genre de garanties d�s lors que le budget pr�visionnel n'est pas
arr�t� de mani�re d�finitive.Habituellement, on demande plut�t des garanties
au niveau du pr�sident, du conseil d'administration, mais pas sur le plan
financier de fa�on mensuelle. J'ai d'ailleurs senti la commission tr�s
pointilleuse sur ce dossier...".
Mais le pav� dans la mare, c'est un courrier explosif envoy� le matin m�me
par fax � la DNCG par quatre associations de supporters ni�ois et adress� �
Francesco Sensi qui allait avoir son importance. Faisant �tat dans les
grandes lignes de la d�fiance �mise vis � vis des dirigeants actuellement en
place, et visant plus particuli�rement M. Rotunno "lequel pr�te une oreille
bien trop attentive � des gens qui ont d�j� g�r� le club par le pass� et qui
l'ont entra�n� au d�p�t de bilan en 1991", cette lettre devait mettre
l'accent sur un �pisode douloureux de l'OGCNice. "Le club souffre toujours
de cette mauvaise gestion et nous ne pouvons admettre que ces personnes en
question retrouvent une quelconque responsabilit� au sein du club". Des
propos diam�tralement oppos�s, en revanche, faisant l'appologie de Paolo
Taveggia, le seul, selon ce courrier, "� pr�senter un projet coh�rent,
r�aliste et �conome !". V�ritablement �coeur� par cette missive aussi
inattendue que d�lictueuse (�mise � partir du fax m�me de .... l'OGCN !),
Jean-Luc Bailet ne devait pas cacher, par ailleurs, son incompr�hension
vis-�-vis des questions pos�es par la commission. "Ses membres se sont
montr�s �tonnament h�sitants et interrogateurs sur la participation
financi�re de M. Sensi, sur son d�sir de continuer � investir dans l'OGCN.
Pourtant MM. Rotunno et Lucchesi ont lev� toute ambigu�t� � ce sujet; mais,
assur�ment, le fax envoy� par le collectif des supporters a pes� lourd dans
le d�bat.

Un gros soulagement.
En v�rit� ce n'est qu'� 17h10 que le verdict, que le soulagement, que la
d�livrance devaient enfin tomber.

"Nice est maintenu en deuxi�me division", devait pr�ciser Jean-Jacques
Mesmin. Nous avons pris bonne note des garanties financi�res apport�es par
la soci�t� m�re italienne, la Holding So. INV. et ces garanties ont �t�
renforc�es par des cautions bancaires dont les engagements couvrent � la
fois la situation au 30 juin de cette ann�e, mais aussi la saison 2000-2001
dans son ensemble.La banque romaine de la So. INV. a fourni des modalit�s de
caution permettant un versement mois par mois, mais seulement dans la mesure
o� la holding en question ne ferait pas face � ses engagements pour financer
l'OGCN. La d�cision a �t� prise par les membres de la commission apr�s une
assez longue discussion,  les avis �tant relativement partag�s � propos d'un
club qui pr�sente encore un montant important de d�penses que la soci�t�
m�re finance pour l'instant par des appels de fonds qui constituent
davantage des profits exceptionnels plut�t que des recettes d'exploitation
normale. Mais ce n'est pas le seul club dans cette situation", devait
conclure le pr�sident Jean-Jacques Mesmin.

Fin du feuilleton donc avec une happy end que tout le monde souhaitait. A
pr�sent, il va falloir mettre en oeuvre de nouvelles structures afin que de
tels �v�nements ne viennent plus perturber la vie du club de la cinqui�me
ville de France.

Daniel PEGOIS.
[EMAIL PROTECTED]

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