Avec le nouvel entra�neur italien de l'OGC NICE

Sandro Salvioni : une main de fer dans un gant de... fer !

Il a un faux air de Pierre Barthez, l'ancien play-boy du tennis fran�ais des
premi�res ann�es du professionnalisme de la petite balle qui �tait encore
blanche. Quelques grains de sel dans une coiffure soign�e. Un regard d'acier
qui colle bien � son curriculum vitae, lui le milieu de terrain puis
d�fenseur de devoir qu'il a �t� tout au long de dix belles saisons
professionnelles. La voix est persuasive, parfois chantante, parfois grave
selon les sujets. A chaque seconde, on sent que l'homme qui vient de donner
un coup d'acc�l�rateur formidable � l'entr�e d'un virage dangereux, ne veut
pas sortir de la route malgr� les embuches et les pi�ges. Et la difficult�
de la t�che qui s'annonce. Alessandro Valter Salvioni, le Bergamasque a
sign� � Nice pour r�ussir !

1m80, 47 ans mais une silhouette de junior. Il fait partie de ces gens sur
lesquels les ann�es glissent sans creuser les rides. Sandro est mari� et va
... marier sa fille unique de 25 ans en septembre. "La veille ou le
lendemain d'un match de Nice, je ne sais plus. Il va falloir que je
m'organise", dit-il en riant. Ce sera presque la seule fois de l'entretien
qu'il nous a accord� � Pinzolo tant le bonhomme est d�j� concentr� sur son
sujet. Et si le football est sa passion ("J'ai un coeur en forme de
ballon"), c'est aussi son m�tier. Et l�, s�rieux � tous les �tages.

- On dit que vous �tiez un joueur de temp�rament ?
- Ce n'est pas faux. On me confiait des missions et je m'en acquittais du
mieux possible. Antonioni ou Dossena s'en rappellent encore quand je les
croise. J'ai jou� aussi contre Platini et Maradona.

- Comment est venue cette envie d'entra�ner ?
- Comme une suite logique � ma premi�re vie de joueur. J'ai arr�t� le plus
tard possible, � 36 ans et ensuite c'�tait inscrit dans mon esprit.

- Avez-vous �t� inspir� par des gens du m�tier ?
- Sacchi bien entendu. Orrico dont j'ai failli devenir l'adjoint � l'Inter.
Et aussi Domenghini et Simoni.

- Comment avez-vous �t� contact� par Nice ?
- Par Federico Pastorello qui est mon ami et dont le p�re a �t� longtemps
l'administrateur g�n�ral de Parme. C'est lui qui m'avait fait signer dans ce
club quand j'�tais � Vastese et que je m'occupais d'un de leurs jeunes
joueurs pr�t�s. Ils m'ont vu travailler longuement et ils ont �t� s�duits.

" Nice a une grande histoire "

- Et pour Nice ?
- Pastorello m'a donn� 24 heures. Au bout de trois, mes valises �taient
pr�tes ! Il y a une totale confiance entre nous et � 27 ans, je sais d�j�
qu'il est un grand personnage avec beaucoup de charisme, de pr�sence,
d'ambition. Les Ni�ois vont �tre surpris.

- Vous allez tenter deux bancos � la fois : passer des jeunes aux seniors et
d'Italie en France. N'est-ce pas un pari os� ?
- C'est effectivement un changement total de vie. J'en suis conscient mais
je suis avide de prouver que je peux r�ussir en faisant passer mes id�es.

- Nice n'est finalement pas si loin de l'Italie ?
- J'aurais suivi Pastorello n'importe o� dans la mesure o� je pouvais
travailler correctement. Mais je sais aussi que Nice a une grande histoire
et que cette �quipe doit retrouver son rang. Il y a tout � reconstruire.

- Francesco Sensi a d�j� " us� " trois pr�sidents et chang� quatre fois
d'entra�neur en une saison et demi. Craignez-vous cette r�alit� ?
- �a ne m'int�resse pas. Je regarde toujours devant, vers l'avenir. Je ne
veux pas rentrer dans les pol�miques d'hier.

- Pourquoi n'�tes-vous pas venu � Nice pour la reprise de l'entra�nement ?
- Simplement parce que je n'ai pas eu le temps et qu'il y avait Alberto
Bartali pour animer les deux premiers jours. Quand j'ai dit oui �
Pastorello, je ne connaissais rien des calendriers du championnat de France.
Je croyais sinc�rement avoir plus de temps devant moi alors qu'il y avait
urgence.

" Je ne veux pas condamner avant de voir "

- Est-ce important de travailler au sein d'un staff italien ?
- �a m'est un peu �gal mais sur un plan pratique, pour communiquer, c'est
peut-�tre mieux. L'essentiel, c'est la confiance qui existe entre nous.

- Comment avez-vous trouv� ce groupe ?
- J'ai �t� surpris de son excellent niveau. On peut bien travailler ensemble
m�me s'il y a beaucoup de choses � r�gler. Un exemple ? Les joueurs se
rangent toujours par affinit�, � table, dans les chambres, etc... Or moi, je
veux qu'ils se regroupent par postes : la tactique, la complicit� sur le
terrain, la solidarit�, la mani�re de voir les choses ensemble, �a commence
l� !

- Souhaitez-vous des renforts ?
- Pas pour le moment car je suis au stade de l'�valuation. J'ai eu " carta
bianca " sur le plan technique, c'�tait mon exigence mais je sais qu'il y a
un budget � respecter. Les premiers matchs amicaux dicteront ma conduite.

- Cette �quipe marque peu de buts depuis plusieurs saisons ?
- Je le sais mais je ne veux pas condamner avant de voir. Et si c'�tait une
question d'organisation ? Travaillons ensemble et apr�s on avisera.

- Est-ce que �a ne vous g�ne pas de ne rien conna�tre de la D2 fran�aise ?
- Je ne peux pas dire que ce soit un avantage. Mais ma philosophie me pousse
� m'attacher � ma propre �quipe. Je dis avec beaucoup d'humilit� qu'il faut
d'abord imposer notre jeu. Apr�s tout s'enchainera.

- Qu'aimez-vous en dehors du football ?
- Malheureusement le ballon me prend tout mon temps. Je suis n�anmoins un
passionn� de tous les sports. Ma m�re a �t� une grande championne de volley
et mon p�re un excellent gardien de but. Comme tous les Italiens, j'aime
aussi le cin�ma et les bons chanteurs."

Yves MERENS

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