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Comment tourner autour du... vase ! Football LA MAIRIE DE NICE ET LE GYM SE SONT RENCONTRES
Toute la ville en parlait ! Enfin tous ceux qui aiment encore
le football du côté du Ray. Francesco Sensi allait-il claquer la
porte rouge et noire ? Le maire, Jacques Peyrat allait-il reprendre les
clés d'une association locale ? Une autre équipe allait-elle se
présenter dans la foulée pour relancer cette affaire ?
Des questions que nous pouvions légitimement nous poser
après les déclarations des Italiens en début de semaine, au
retour de Wasquehal.
Hier matin, pendant presque deux heures, Jacques Peyrat a
effectivement reçu Federico Pastorello, le représentant de
Francesco Sensi. A la sortie, rien n'a filtré du côté de la
mairie. Black-out total. Impeccable mutisme. Communication zéro. Bonjour
l'information !
Le tour du vase ! Rayon club, Federico Pastorello n'a fait aucun mystère.
Pour confirmer ses inquiétudes, pour expliquer le message qu'il a
apporté au premier magistrat. « Un échange très
positif dans un climat plein de respect, dit-il. J'ai fait part du grand
mécontentement du président de la Roma qui prétend que les
5 MF non versés, ont fait déborder le vase. Avec le père
« spirituel » de la ville (sic), on a fait le tour de la question...
et du vase ! J'ai essayé de faire comprendre au maire que, dans
l'état actuel des choses, l'OGCN n'était pas une bonne affaire. Et
qu'un patron qui travaillait à la tête d'une usine qui ne produit
que du débit et pas de crédit, était placé devant
une alternative : changer de gestion ou vendre la société. »
« M. Sensi ne cache pas qu'il a sa part de
responsabilités dans cette histoire mais il est de plus en plus impatient
pour régler une situation qui ne peut pas s'éterniser. »
Vendre, le grand mot est lâché. Combien ? A qui ?
Pastorello tente d'analyser froidement. « A 100 MF, personne ne sera
candidat ! Pour toute autre somme, Sensi est perdant. Je vais donc essayer
d'arrondir les angles entre les deux décideurs pour terminer la saison de
la meilleure façon possible. Qu'ils se rencontrent enfin ! Le maire a
adopté une position d'attente et il dit justement que son travail n'est
pas de chercher un repreneur et d'être un intermédiaire. Sensi,
lui, a envie de dire stop car il sait bien que mettre encore beaucoup d'argent
dans ces conditions, est stupide. Les deux positions sont donc relativement
éloignées. »
D'autres candidats... Existe-t-il une autre voie ? Des rumeurs circulent bien
à Nice. Milan Mandaric, le prédécesseur, ne serait pas
opposé à un retour. Primo Salvi a été aperçu
dans le secteur, en grande discussion avec des personnes du monde du football !
Plus sérieusement, une autre équipe se préparerait mais
attendrait sagement dans l'ombre, en comptant les coups (bas)
échangés par les uns et les autres.
Pastorello encore : « Je crois que l'on peut continuer
cette saison comme ça. Il n'y a aucun risque que tout capote d'un seul
coup car la DNCG a exigé et obtenu des garanties bancaires. Jamais Sensi
ne laissera tomber un club, une ville et des hommes qu'il a mis en place.
»
Dit-il cela pour s'auto-persuader, pour exorciser les
démons ? L'homme est habile négociateur, il ne dévoilera
jamais son jeu, le premier. « Sincèrement, il faut être un
peu fou pour acheter Nice aujourd'hui ! En fin de saison, ce sera
peut-être un peu mieux. Ou moins mal ! Notre coup de gueule peut
débloquer la situation, faire avancer les choses. Nous vivons vraiment au
jour le jour en nous accrochant à nos compétences. Le fauteuil sur
lequel nous sommes assis est vraiment inconfortable et nous sommes
coincés entre Rome et Nice. Rien n'est facile. »
En attendant, les jours passent, la saison a
redémarré et le Gym perd son temps. Ses supporters ont attendu
encore moins longtemps pour se convaincre que le temps de la désillusion
était toujours d'actualité ; que les perspectives étaient
bien sombres.
Chacun se renvoie la balle ou le ballon. En cachette ou en
pleine lumière, le résultat est là. Ou plutôt, pas
là !
Qui paiera cette inconséquence, cette
légèreté ?
Les supporters que nous avons encore croisés hier, sont
interloqués, désabusés et presque choqués. «
Le foot, c'est notre dernier espace de bonheur ! »
Ceux qui jonglent avec les chiffres peuvent-ils encore
entendre ce genre de message tellement simple ?
Yves MERENS.
L'interview de Valencony sur le "Fanàticou Nissart"
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