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Nice regarde vers le haut ! Football Division 2
Nice a donc basculé du bon côté ! Plus
exactement à la septième place du classement, à une
victoire de Sochaux qui occupe la troisième place. Loin derrière
un Montpellier qui n'a pas perdu de temps pour lâcher les chevaux et
brancher le turbo ! Mais toujours dans les temps pour rester au contact des
meilleurs et envisager, pourquoi pas, des jours ensoleillés.
Cette victoire arrachée dans les dernières
secondes sur une « coquinerie » de Lionel Prat suite à un
coup franc tire-bouchonné et diabolique de Rodriguez, vaut
néanmoins son pesant d'or.
Pour la bonne et simple raison qu'elle redonne la parole au
terrain, aux joueurs et qu'elle remet les querelles de dirigeants et
d'élus au second plan. Au moins pour un moment, puisque les spectateurs
et les supporters viennent au Ray pour assister à un spectacle, assouvir
une passion, partager des émotions. Le football reste une affaire de
ballon et de pelouse, le temps d'un match, et pour croiser nombre d'observateurs
régulièrement, on peut certifier que le reste ne les
intéresse pas vraiment. Et pour tout dire, commence à les agacer
passablement.
Prat change tout ! Pourtant le temps d'une rencontre, Le Ray est encore
passé de la colère et de la déception à la joie et
à la satisfaction.
Bronca (et plus si pas affinité ! ! !) à la
mi-temps. Applaudissements nourris et demi-tour d'honneur à la fin.
Comme quoi deux buts de Prat peuvent changer les
caractères, fabriquer de l'espoir et rendre de la fierté. Le
buteur en est d'ailleurs pleinement conscient. « On a beaucoup souffert
mais jamais douté. Les promesses sont affichées mais demandent
confirmation sans tarder. »
L'attaquant niçois est sur un nuage. Personne n'a
oublié qu'il a marqué 8 fois lors des 6 derniers matchs du dernier
championnat. Et qu'il vient d'ajouter 4 unités lors des 5 premiers de la
saison. Un vrai total de goleador. « C'est effectivement pas trop mal sur
un plan personnel. Mais ce qui importe avant tout, c'est que le club avance,
progresse, monte en puissance. Que tout le monde y trouve son compte. »
Avec ce genre de statistiques, tout est permis. D'autant que
Laurent Gagnier a signé une bonne rentrée, que Kaba Mané va
bien finir par se brancher sur la même longueur d'onde que ses copains.
Que Cubilier et Aulanier sont de bonnes rampes de lancement sur le
côté droit.
Reste « le » problème Pablo Rodriguez,
complètement indépendant de la volonté du « gaucho
». Entre le 4-4-2 tactique qui a fait ses preuves et l'originalité,
le sens de l'animation et le talent de l'Argentin, Sandro Salvioni a choisi.
Peut-être que le temps arrondira les angles, permettra
au dialogue de s'instaurer, provoquera une douce évolution. Et que
« Pablito » trouvera d'autres marques pour imposer un style qui
mérite autre chose.
Personne n'est dupe Car la victoire n'a pas effacé de grosses lacunes. Et
sans un Valencony des grands soirs, on analyserait aujourd'hui, en
détails, les conséquences d'une nouvelle défaite.
Trop souvent mis en danger, trop souvent en position de
tête à tête, trop souvent bombardé par des attaquants
relativement libres de leurs mouvements, le portier a du multiplier les
prouesses de la première à la dernière minute. «
Encore plus que d'habitude, dit-il. Mais il le fallait car on s'est
arraché pour aller chercher ces trois points. A la mi-temps, on
était abattu mais on a bien réagi. Celle-là, on est
allé la chercher avec nos tripes. » Et avec les gants en or d'un
gardien ressuscité et tellement précieux.
Le capitaine José Cobos a trouvé, lui, les deux
mi-temps bien distinctes. Pas du même tonneau. « Au début, on
ne joue pas assez, on balance trop de ballons, à mon gout. Ensuite, c'est
notre fierté qui nous permet de revenir, d'égaliser très
vite. Après, comme toujours, on est pris entre deux sentiments : aller
chercher la gagne ou défendre un nul.
Aujourd'hui, au Ray, on n'a pas le choix, il faut aller de
l'avant. Et ça implique des risques. Mais que ça fait du bien
avant d'aller à Laval ! »
Un déplacement en Mayenne (demain) qu'il faut vite
préparer. Mais avec une victoire en poche, c'est tellement plus facile.
Sandro Salvioni ne s'enflamme pas pourtant. « Nous vivons toujours au jour
le jour.
Et je veille à ce que chacun garde bien les pieds sur
terre. »
Pour ceux qui font rimer le football avec rêve, les
choses sont claires. Le ciel est, pour l'instant, interdit !
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