C'est l'histoire d'un mec... dirait Coluche, qui est arriv� juste avant la fin de l'ann�e 1998 comme le P�re Noel pour coacher une �quipe de Nice � la d�rive ! Un peu moins de deux ans plus tard, Guy David refait ses valises pour aller jouer les pompiers de service du c�t� de Caen. La lanterne rouge de la deuxi�me division. C'est aussi l'histoire d'un profond malentendu entre un homme et un club qui avaient tout pour vivre une belle histoire d'amour et qui se s�parent sur un divorce retentissant. C'est l'histoire d'un entraineur qui �tait venu jeter les bases d'un travail sur le long terme et qui a �t� remerci�... deux fois ! C'est l'histoire d'un homme qui cultive l'amiti�, la complicit�, la fid�lit�, la comp�tence et le respect et qui n'a jamais ou trop peu, �t� entendu � Nice. C'est l'histoire de Guy David qui part le c�ur en lambeaux apr�s avoir embrass� Roger Ricort, Fred Gioria, Robin Huc, Christian Schmidt et quelques amis. - � Vous allez donc entrainer Caen ? - Non, je suis en n�gociations bien avanc�es pour devenir le directeur sportif d'un club que j'ai d�j� fr�quent� une saison et qui aura Jean-Louis Gasset comme coach. Je ne pars pas dans l'inconnu mais je change de m�tier. C'est une nouvelle aventure qui d�bute. - Vous allez faire dans le Calvados ce que vous vouliez r�aliser � Nice ? - Pour Nice, c'�tait un souhait, apr�s avoir mis le club sur de bons rails. Et l'id�e �tait de passer ensuite le relais dans les meilleures conditions � un Roger Ricort qui poss�de toutes les qualit�s requises. Et � tout un staff qui me paraissait plein d'avenir. - Quel bilan tirez-vous de votre exp�rience ni�oise ? - Une fin sous forme d'�norme plaie qui n'est pas pr�s de se cicatriser ! Pour autant, il faudra bien tourner la page mais j'ai le sentiment de ne pas avoir pu aller au bout de mes id�es. J'avais retrouv� une culture du sud et je voulais m'y int�grer. - Quel en sont, � votre avis, les responsables ? - Je n'ai pas connu la derni�re direction italienne, je ne peux donc pas la juger. Je reste persuad� qu'avec Paolo Taveggia, il y avait quelque chose de bien � faire mais Rome n'a pas choisi. Mais je crois bien que l'origine de notre d�part ne vient pas d'Italie mais bel et bien d'un groupuscule ni�ois qui a min� notre terrain. Et si je souhaite sinc�rement un grand avenir � l'OGCN, je pense qu'il faudra bien r�gler cette partie du probl�me. - Apr�s analyse et une vie � l'int�rieur du club, pensez-vous qu'il y a de la place pour une grande �quipe � Nice ? - J'en suis absolument convaincu et �a va se faire car personne n'est indispensable. Il me semble que j'avais choisi de d�fendre une identit� m�me si je ne suis pas n� ici et que je ne le faisais pas trop mal ! Aujourd'hui, il y a des r�sultats : tant mieux. Mais on jugera sur la dur�e... - C'est tout de m�me un immense g�chis ? - Incontestablement ! C'est l'endroit o� j'ai senti le plus de potentialit� et le plus de travail � accomplir en m�me temps. Toutes les fondations sont � revoir. Malheureusement Nice est une ville de rumeurs qui brisent les comp�tences. - Vous n'�tes jamais retourn� au Ray depuis votre �viction ? - Non car cela me fait trop mal. C'est peut-�tre �goiste comme sentiment mais je n'en ai pas eu la force. - C'�tait pourtant un peu votre �quipe quelque part ? - Personne ne doit s'attribuer les choses de cette fa�on. Les jeunes ont �t� pr�par�s en interne par des gens de valeur. D'autres sont arriv�s � la suite de longues discussions entre diff�rentes personnes. Mais la rumeur, toujours la rumeur fait que chacun veut s'attribuer une part du g�teau. Ce n'est pas mon style. - Vous reviendrez donc sur le banc d'en face le 17 f�vrier ? - Je n'ai pas encore regard� le calendrier en d�tail car je ne suis plus entraineur ! ! ! Mais ce sera probablement dans les tribunes car c'est Jean-Louis Gasset qui sera le coach. - Laisser votre staff � Nice, c'est un cr�ve-c�ur ? - Et plus que �a... Des gens extraordinaires qui prouveront bient�t que la d�cision prise, n'�tait pas la bonne. Je n'oublierai jamais ces gens devenus des amis. - Avez-vous � un moment, envisag� le pire : ne pas retrouver de club ? - Paradoxalement non car je suis rentr� dans une p�riode de grande s�r�nit�. Il fallait peut-�tre que ma carri�re passe par ce genre de moments. Les nouveaux dirigeants ont peut-�tre anticip� mon avenir. Il me semblait qu'� Nice, on allait vivre le bon moment. Lelouch a tourn� � La bonne ann�e �. Mais on n'�tait pas pr�s � faire un casse ! �. Yves MERENS Vendredi 08 Septembre 2000 ___________________________________________________________ T O P I C A The Email You Want. http://www.topica.com/t/16 Newsletters, Tips and Discussions on Your Favorite Topics
