----- Original Message ----- From: "noelle G" <[EMAIL PROTECTED]> To: <[EMAIL PROTECTED]> Sent: Sunday, March 17, 2002 10:20 PM Subject: Tr: Tr: � qui profite le ..grime
| Pourquoi l'�cart se creuse-t-il ? | | Ns devons travailler pour tout le monde, Il va de soi et nous sommes pay�s pour �a. Mais on bute sur le pb de l'h�t�rog�n�it� qui supposerait un d�cuplement de moyens. Difficilement concevable financi�rement, et pr�occupant pour la gestion des masses d'�l�ves : l'organisationnel n'est pas facile � ma�triser et pire, on y cherche le salut qui ne vient pas toujours. mettre en place jusqu'au CM2 des | ateliers qui correspondent aux gamins, g�n�ralement au bout d'une semaine de | remplacement j'ai tj quatre ateliers en route en fran�ais et en math et en | sport aussi sauf pour le sport co, C'est bien. or, normaleme,t si l'esprit des cycles | avait �t� �tudi� correctement : il aurait fallu ajuster nos emplois de temps | au moins deux 1/2par semaine et faire un ou deux ateliers par classe en se | r�partissant les gamins en fonctions des difficult�s et en �tablissant des | passerelles par module. Encore mieux et c'est un peu vers quoi nous dirigent les nouvelles IO. L� ou c'est possible, chaque prof va de fait avoir plusieurs classes, un peu comme au coll�ge, qui plus est classes � g�om�trie variable. Je souligne cela car il faut s'attendre � des d�sillusions, mais je ne condamne pas : il faut �tre conscient des risques d'effets pervers, essayer d'anticiper et de pr�venir, mais ne pas sombrer pour autant dans l'immobilisme. Au risque de voir, dans une centaine d'ann�e, un �mule de Julien Esqui� - soit dit tr�s respectueusement - lancer un manifeste pour retrouver le bon vieux temps d'avant, celui que nous connaissons aujourd'hui et dont les �l�ves normaux auront plus tard la nostalgie.. | L�, ds la plupart des �coles on se d�brouille seul. Projet individuel pour | les enfants en difficult�s, et bons qui s'ennuient on en fait quoi ? C'est | l� peut-�tre que le b�t blesse, Je ne dis pas "peut �tre", je dis "�videmment" et "sans aucun doute" car ceux qui ont d'�normes difficult�s, qui | n'ont m�me pas le profil CLIS, qui restent ds les classes car il n'y a pas | de place ds des �tablissements sp�cialis�s, on n'en fa it quoi : on | bricole, Il y a du personnel sp�cialis� pour prendre ces cas extr�mes en charge, mais j'ai cru constater qu'ils sont parfois utilis�s pour des �l�ves qui ne relevaient pas a priori de leur comp�tence, au d�triment des cas plus lourds. Ce constat n'est pas personnel. On a supprim� les GAPP, on les a remplac�s par des RASED, pour cette raison m�me : l� ou des GAPP existaient, les ma�tres "ordinaires", ne se sentant pas form�s pour cela, avaient tendance � leur soumettre de plus en plus de cas difficiles. On peut penser que si les cas les moins lourds pouvaient �tre trait�s dans les classes "ordinaires", on pourrait alors, � l'autre bout de la cha�ne, augmenter les moyens pour les cas les plus lourds on perd une energie pas possible alors que d'autres sont l� et | subissent 5 heures de classe par jour, seuls.... La classe consomme �videmment de l'�nergie mais il faudrait, comme avec les moteurs thermiques, essayer de r�duire les pertes par frottement et autres. Mettre de l'huile, comme susurre le groupe montpelli�rain, ou plus techniquement parler d'ergonomie du m�tier, tant sur le poste �l�ve que sur le poste enseignant. Pourquoi l'�l�ve pi�tine, pourquoi le prof se fatigue, pourquoi le rendement en souffre, pourquoi on n'ose pas poser les probl�mes en termes de confort, de rendement, de s�curit�, puisque c'est cela l'ergonomie. Ce n'est pas tout � fait irr�aliste puisque les sciences de l'�ducation www.offratel.nc/magui/devolve.htm s'en pr�occupent enfin.. | J'ai tj l'image du gosse que l'on op�re parce qu'il a l'appendicite, les | mauvaises connections, ou une pathologie psychique ne sont pas prises en | compte, comme si ns ne pouvions pas souffrir de mal �tre ! | | Et il y a des gosses qui souffrent de mal �tre, on fait ce qu'on peut, pour | ceux qui sont calmes �a va, on peut un peu s'occuper des autres, mais pour | les violents, les agit�s : ils ns phagocytent compl�tement... | au d�triment des autres qu'ils soient faibles, moyens ou bons.... Mettons entre parenth�se ces organisations d'�cole qui permettraient de r�gler autrement nos probl�me. Admettons qu'il faut aussi penser l'ORGANISATION DE LA CLASSE en fonction de ces contraintes parfois tr�s lourdes que tu �voques ici. Voir quelle organisation permettrait de lib�rer un peu le temps du ma�tre pour individualiser ses interventions. Voir quelle autre organisation permettrait de lib�rer un peu les agit�s en les d�scotchant licitement de leur si�ge. Voir quelle autre organisation permettrait peut �tre de temp�rer la violence... Voir alors s'il n'y a pas moyen de concilier toutes ces r�ponses potentielles en amm�liorant progressivement les choses. Et ceci, il va sans dire mais mieux en le disant, sans pr�juger de l'intervention d'autres acteurs sp�cialis�s. J'ai bien dit "organisation" et pas "p�dagogie", car il est des p�dagogies qui ne sont en fait que des "organisations", m�me s'il est d'usage de parler plut�t de "p�dagogie". Michel MONOT P�dagogie de Ma�trise � Effet Vicariant : www.offratel.nc/magui/ "Nous ne vous demandons pas de r�p�ter nos formules, mais de vous en servir pour d�couvrir ce que nous n'avons pas encore d�couvert" (Gaston BERGER) ----- Pour vous desabonner : ecrivez a : [EMAIL PROTECTED] Pour obtenir de l'aide : ecrivez a : [EMAIL PROTECTED]
