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Carnet de route
C’était le dimanche, 9 janvier. Je partais en reportage à Libreville sur les 
chantiers de développement de la Communauté Economique des Etats d’Afrique 
Centrale (CEEAC) en compagnie de mon collègue Cheikh GAYE. Le  sujet est 
destiné 
à être destiné à être diffusé dans Wari, le magazine hebdomadaire de TV5 Monde 
que produit depuis Dakar le Groupe RACECO (Réseau Africain de Communication 
Economique).     
Notre malheur a commencé avec une panne décelée sur l’avion d’Air Mali qui nous 
transportait.  
Nous avons décollé de Dakar aux environs de 8h 30. Une escale d’une heure à 
Bamako, nous avons redécollé. Cap sur Libreville via Cotonou. A  peine 20 ou 25 
minutes après, le commandant de bord signale des problèmes techniques qui 
l’obligent à faire demi-tour sur Bamako. Il était 12 heures 20 à peu près. 
Notre 
malheur commence à ce moment-là. Aucun membre de la compagnie Air Mali n’était 
là pour nous informer de notre sort. De temps en temps, les services 
d’information de l’aéroport de Bamako Senou nous annoncent un premier 
(re)départ 
à 14heures, ensuite 15h 15, ensuite 17 heures. Nous avons fini par décoller 
après 19heures.
Finalement nous avons atterri à Libreville à 23 h 20. Au niveau des formalités 
de police, le premier policier prend mon passeport (togolais) et le tend à un 
autre derrière et lui tient : « Chef tiens ! C’est un journaliste ». Mon  
collègue cameraman a subi le même sort. C’est le « chef » en question qui 
revient à nous : « Avez-vous un ordre de mission ? », demanda-t-il après s’être 
assuré que nous avions le visa en bonne et due forme.
« Où sont vos lettres d’accréditation ? », a-t-il renchéri. « Nous n’avons pas 
cette lettre. Nous n’étions pas informés qu’il fallait avoir une lettre 
d’accréditation avant d’entrer sur le territoire gabonais en tant que 
journaliste », lui ai-je répondu.
Aussitôt, un autre policier nous accompagne pour  récupérer nos valises pendant 
que l’un de ses collègues photocopiait nos pièces d’identité. Ce dernier nous 
demande de le suivre. On remonte un étage plus haut, et on nous voit tendre des 
cartes d’accès à bord de l’avion par le chef d’escale d’Air Mali. « On nous a 
demandé de vous ramener à Dakar», a simplement dit le monsieur à qui j’ai 
demandé d’appeler le confrère correspondant de RFI venu nous accueillir à 
l’aéroport de Libreville mais que nous avons juste aperçu à travers la vitre.
C’est ainsi que nous avons été reconduits à Dakar avec une escale à Bamako où 
la 
police a pris nos filiations.   
J’ai tenu à faire cette contribution pour juste alerter notamment les 
journalistes désireux de se rendre au Gabon pour une raison ou une autre.
 
Fernand A. TONA
journaliste
   
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