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Paul AVOUGOU-NDILA-OSSIALA 

1er Vice Président du Comité Exécutif 

REMASTP 

Président de l'Association des journalistes Scientifiques du Gabon


Administrateur-Gérant de PAC Consulting Services

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De : Clotaire   RODONNE SIRIBI <[email protected]>
À : Reseau Sida Afrique eForum <[email protected]> 
Envoyé le : Mercredi 22 février 2012 18h13
Objet : [ReseauSidaAfriqueeForum] Urgence Sanitaire en République Centrafricaine
 


Chers tous, 
Juste pour partager avec vous cet article pour vous prier de relayer le plus 
largement possible et sensibiliser les potentielles institutions à intervenir 
en RCA ou nous mettre en connexion avec celles que vous connaissez pour sauver 
des vies.


Mardi 13 décembre 2011
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Centrafrique: Des taux de mortalité au-dessus du seuil d'urgence (MSF)




 


 







 


 







 





Communiqué de presse de Médecins Sans Frontières






Centrafrique: Des taux de mortalité au-dessus du seuil d'urgence






Bangui 12 Décembre 2011— Médecins Sans Frontières appelle les acteurs nationaux 
et internationaux à intervenir face à cette
crise.






La République centrafricaine (RCA) est en proie à une urgence médicale 
chronique. Au cours des 18 derniers mois, quatre enquêtes
de mortalité rétrospective menées dans certaines régions par MSF ont révélé des 
taux de mortalité trois fois plus élevés que le
« seuil d'urgence » qui définit une crise humanitaire. Ces
taux reflètent une situation « hors contrôle », et ce alors que les
taux les plus élevés ont été observés dans des zones épargnées par le
conflit ou les déplacements de populations.






Dans un nouveau rapport publié par MSF sous le titre « République 
centrafricaine : une crise silencieuse », l'organisation
conclut que l'aide médicale actuelle ne suffit pas à répondre à l'ampleur des 
besoins sanitaires des populations. Un plus grand
nombre d'acteurs doit se mobiliser pour mener des activités médicales couvrant 
l'ensemble de la population.






La République centrafricaine détient la deuxième espérance de
vie la plus faible du monde, soit 48 ans, et le
5ème taux de mortalité par maladies infectieuses et parasitaires le
plus élevé au monde. Les taux de mortalités dans plusieurs régions de
la RCA sont la conséquence d'épidémies saisonnières, d'une économie en
panne, ainsi que des conflits, déplacements de populations et d'un
système de santé très faible.






«
Un système de santé laminé par des années d'instabilité
politico-militaire, des problèmes structurels gigantesques,
l'insécurité dans l'Est et le Nord du pays... Tout ça donne un état
sanitaire catastrophique et un accès aux soins de base extrêmement
limité pour la grande majorité de la population... Tous ces facteurs
ont eu des conséquences catastrophiques sur la santé des populations et
expliquent en grande partie des taux de mortalité aussi élevés », déclare 
Olivier Aubry, chef de mission pour MSF en RCA.


 


«
Par exemple, en juillet dernier, à Carnot, la mortalité chez les
enfants de moins de cinq ans était trois fois plus élevée que la
mortalité des enfants du même âge dans le camp de réfugié de Dadaab au
Kenya, où vivent dans des conditions extrêmes les populations qui ont
fui la Somalie. A Carnot, cette crise est restée silencieuse. »


 


Et
pourtant, comme l'indique le rapport de MSF, l'engagement des autorités
du pays et de la communauté internationale ne prend pas la bonne
direction. Le gouvernement et les bailleurs internationaux ont réduit
leurs dépenses en matière de santé tandis que les organismes
humanitaires ne parviennent pas à endiguer la crise sanitaire. En dépit
des besoins immenses, le gouvernement centrafricain ainsi que les
bailleurs de fonds semblent se désengager de l'offre de soins dans le
pays.






Selon Pascal Monkoj, les besoins en termes d'assistance médicale sont criants : 
«
Si je n'avais pas été soigné par MSF, je serais mort à l'heure qu'il
est. Je souffrais de diarrhée, de migraine alors je suis allé voir un
médecin à Batangafo et il m'a référé au laboratoire pour faire des
tests. Les résultats ont confirmé que j'étais séropositif. Grâce au
traitement, je ne suis plus malade, je suis heureux et je ne m'inquiète
plus. »


 


MSF appelle tous les acteurs, tant à l'intérieur du pays qu'en dehors, à se 
mobiliser face à l'urgence médicale en République
centrafricaine. Si les modèles d'aide classiques n'ont pas fonctionné, de 
nouveaux doivent être envisagés.


 


Programmes MSF en République centrafricaine






Médecins
Sans Frontières travaille en République centrafricaine depuis 1997. Fin
2010, l'organisation comptait une équipe de 1 243 personnes dans le
pays. Nos programmes soutiennent 9 hôpitaux et 36 centres et postes de
santé. Nous travaillons systématiquement avec les structures du
ministère de la Santé en coopérant avec eux aussi étroitement que
possible. En 2010, nous avons soigné 582 253 patients externes et 21
605 patients hospitalisés en RCA.


 


 


Copyright © 2011 Médecins Sans Frontières. Droits de reproduction et de 
diffusion
réservés.


 


Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com).


 


 


 


NDLR :
Ce dramatique et triste constat qui fait froid au dos n’est pas fait
par Centrafrique-Presse ni par la diaspora centrafricaine que Bozizé
diabolise et accuse d’abaisser l’image de la RCA mais par une ONG
humanitaire qu’on ne peut ni soupçonner ni accuser de faire de
l’anti-bozizisme primaire et qui heureusement, soulage les populations
de la misère et leur apporte un minimum de soins médicaux tout en
suppléant aux graves manquements et carences des autorités du pays.


 


 


 


Communiqué de presse de MSF


 


Centrafrique : Une journée à l'hôpital de Paoua


 


7 Décembre 2011


 


Géré
par MSF, l'hôpital de Paoua est le seul de la sous-préfecture pour une
population d'environ 120 000 personnes. Les équipes de MSF travaillent
en collaboration avec le ministère de la Santé dans tous les services
de l'hôpital (pédiatrie, chirurgie, maternité, urgences,
hospitalisations et consultations externes ainsi que dans la prise en
charge de la tuberculose et du VIH).


 


Il
est 7 heures 30 à l'hôpital MSF de Paoua. C'est le moment pour l'équipe
de jour de faire le point sur la nuit écoulée avec leurs collègues de
garde. Le médecin de garde la veille explique les cas de patients qu'il
a hospitalisés au cours de la nuit dans les différents services et, si
certains lui ont posé problème, il demande l'avis de ses confrères.


 


Plus tard, vers 8 heures, le Dr Frédérique Eygonnet se dirige vers le 
département de pédiatrie dont elle a la
charge. « Paoua est le seul hôpital de la zone, explique-t-elle. Les
patients viennent de la ville mais aussi des centres de santé situés en
périphérie, à environ deux heures de route. En moyenne, nous recevons
chaque jour quatre à cinq patients transférés par moto de nos centres
de santé. »


 


D'une
capacité d'accueil de 155 lits environ, l'hôpital MSF de Paoua est
composé de plusieurs bâtiments qui abritent les différents départements
de médecine, chirurgie, maternité, malnutrition et pédiatrie. Mais
aussi le « village TB », une aile de l'hôpital réservée aux patients
souffrant de tuberculose ainsi qu'un bâtiment dédié aux patients vivant
avec le VIH.


 


Dans la cour centrale, sous un arbre, une dizaine de motos sont stationnées. 
Elles assurent la référence des patients provenant
des différents dispensaires gérés par MSF en brousse.


 


En compagnie de Neema Kaseje, la chirurgienne, Frédérique fait le tour des 
patients qui ont reçu ou attendent
des soins chirurgicaux. Neema raconte à sa consoeur qu'elle a été appelée deux 
fois au cours de la nuit précédente : «


Vers
23 heures, on est venu me chercher pour un patient qui avait une
fracture à la tête après une chute. J'y suis retournée plus tard dans
la nuit pour une césarienne. Mais ça va, c'est la routine, rien de
particulier à signaler aujourd'hui. »


 


Puis, avec l'infirmier et l'aide-soignant, Frédérique
visite les départements des soins intensifs pédiatriques et de
néonatologie. Elle s'enquiert de chaque patient auprès de sa maman et
de l'infirmier de garde. Dans le service de néonatologie, un nouveau-né
préoccupe particulièrement Frédérique. Née trois jours auparavant, la petite 
fille souffre d'insuffisance respiratoire. Frédérique demande à l'infirmier de 
mener un examen
radiographique.


 


«
La visite prend beaucoup de temps, le service est surchargé, souvent
deux enfants par lit... Régulièrement, ma visite est interrompue par
des urgences. La plupart du temps, il s'agit d'enfants avec un
paludisme grave à forme anémique, qu'il faut transfuser rapidement. »


 


Un
peu à l'écart, deux nourrissons sont alités sous le regard inquiet de
leur mère. Atteints de paludisme, ils sont anémiés et doivent recevoir
une transfusion sanguine. Le paludisme est l'une des principales causes
d'hospitalisation qui, si elle n'est pas soignée, entraîne de nombreux
décès chez les enfants de moins de cinq ans.


 


Gaspard a deux ans. Il a été admis pour un paludisme grave de forme anémique. 
L'enfant présente également un
marasme, une forme sévère de malnutrition. Il faut rapidement le transfuser et 
lui administrer un traitement anti-paludique.


 


«
Dans certains cas de paludisme graves, de forme neurologique par
exemple, les enfants ont des convulsions ou tombent parfois dans le
coma. Au début de ma mission, c'était assez intimidant et même
carrément stressant, on a l'impression de ne rien pouvoir gérer, de
courir à la catastrophe, et puis rapidement, on réalise qu'on a acquis
des automatismes, et on se retrouve à faire des massages cardiaques à
des bébés dans le calme, presque sans transpirer, confie Frédérique. »


 


Il est près de 15 heures, l'heure pour elle de retourner à la base MSF située 
non loin de l'hôpital. De garde ce soir,
 


Frédérique se tient prête à retourner à l'hôpital en cas d'urgence. Mais en 
voiture cette fois, car les
déplacements de nuit ne peuvent pas se faire à pied.


 


 


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Clotaire RODONNE SIRIBI, Pasteur

Président de l'ONG Groupe d'Action de Paix 

et de Formation pour la Transformation(GAPAFOT)

BP 2413 Bangui République Centrafricaine 

Tel: 00236 75 04 38 54 Fax: 00236 21 61 35 61 

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