Strainii se inghesuie la concertele fanfarei Ciocarlia.  Ce pacat ca nu suntem in stare sa apreciem ce avem.
 
Vali

An aristocratic title is not enough to ensure a noble behaviour.  A person's greatness comes from acknowledging the mistakes and agreeing to correct them.

"When the power of love overcomes the love of power, the world will know peace." (Jimi Hendrix)

 
 
Le Courrier des Balkans
Mise en ligne : mardi 18 avril 2006

Musiciens : Oprica IVANCEA Clarinette soprano, Saxophone alto, Ioan IVANCEA Clarinette soprano, Vocals/voix, Costica "Cimai" TRIFAN Trompette, Lazar RADULESCU Trompette, Vocals/voix, Nicusor "Pusac" CANTEA Trompette, Percussion, Craciun IVANCEA Saxophone alto, Constantin "Sulo" CALIN Vocals/voix, Tenor horn, Laurentiu Mihai IVANCEA Baritone horn, Constantin "Pînca" CANTEA Tuba, Monel TRIFAN Tuba, Constantin "Gisniac" URSU Drum.

Par Simon Rico

Discographie :
1998 Radio Pascani, Piranha Records.
1999 Baro Biao, Piranha Records.
2001 Iag Bari, Piranha Records.

La Fanfare Ciocarlia est née presque par hasard en 1996 lorsque deux allemands, Helmut Neumann (flûtiste de jazz) et Henry Ernst (ingénieur du son) ont débarqué à Zece Prajini, village Rom en Moldavie roumaine, car Neumann était marié à une fille d’un village voisin (Clejani, d’où viennent les non moins célèbres Taraf de Haïdouks). Fort étonnés d’entendre jouer une fanfare en Roumanie, eux qui les croyaient réservées à l’ex-Yougoslavie, ils proposent aux meilleurs musiciens du village de venir jouer en Allemagne. Ce n’est qu’au moment de la tournée que la formation prend le nom de Ciocarlia, qui veut dire alouette, en hommage à un air tzigane célèbre.

Alors que le “manele”, “turbo folk” à la sauce roumaine, règne sans partage sur les radios roumaines, le groupe renoue avec une tradition musicale héritée des fanfares militaires ottomanes. Depuis la fin du XIXe siècle, la musique de ces orchestres de cuivres se transmet d’une génération à l’autre, sans partition. La formation est surtout reconnue à l’étranger, les Roumains restant peu friands d’un genre musical qui leur paraît suranné. Une tendance amorcée depuis la mort de Ceausescu : les fanfares sont de moins en moins nombreuses dans les fêtes, souvent remplacées par une sono, formule moins onéreuse. La fanfare Ciocarlia produit de fait une musique quasi exclusivement réservée à l’export, même si elle continue à jouer en Roumanie. Ce qui conduit le groupe à faire le grand écart entre tournées internationales, devant plusieurs milliers de spectateurs - jusqu’au Japon, et animations traditionnelles pour quelques dizaines de danseurs. Quitte à annuler à la dernière minute quand la voiture tombe en panne...

1er album depuis Iag Bari, sorti en 2001, Giri Garabdi confirme la virtuosité des 12 trublions de la Fanfare Ciocarlia et leur capacité à dépasser le mur du son. Si je vous ai dit que Boban Markovic nous laissait à peine le temps de reprendre notre souffle, ici c’est pire, une fois que la machine est lancée, elle ne s’arrête plus. Ça risque de vous piquer les oreilles puis de vous chauffer les mollets. Pas le temps de dire ouf que déjà vous êtes aspirés par le morceau d’après. Ces types-là jouent vite, très vite. Sans que la qualité d’interprétation ni l’orchestration, toujours harmonieuse, des cuivres n’en pâtissent. Le son des instruments est d’une chaleur incroyable. On tombe sous le charme de mélodies simples mais terriblement efficaces. Chaque instrument a son importance et l’on peut distinguer chacune des parties grâce à la richesse sonore de l’enregistrement. Chaque écoute est l’occasion de découvrir de nouveaux sons. Ici, pas le temps de s’ennuyer.

Au fin fond de la Roumanie on sait faire danser. Les trompettes virevoltent, les tubas ahanent, mais tiennent la rythmique d’un souffle de fer, puissamment épaulés par une grosse-caisse des plus toniques. Accordéon et clarinette amènent la légèreté indispensable. Un bémol : Les parties vocales cèdent trop souvent à la mode “ manele ” (peut-être pour conquérir le marché roumain) jusqu’à dénaturer l’accompagnement musical. La version radio d’Alili est ainsi un ton au-dessous du reste de l’album : elle sonne franchement “ commercial ” : basses gonflées à l’excès et voix tendance pop de mauvaise qualité.

Malgré ces travers, il faut insister sur l’originalité de ce disque. Son univers musical ne se limite pas - loin de là - aux tubes cuivrés habituels, vus et revus. Il s’étend du Jazz (Caravan, standard écrit par Duke Ellington) à la musique de film (007 James Bond Thème de John Barry) en traversant la musique latine (Rumba de La Lasi). Voir également les nombreux gimmicks semés le long des 16 morceaux dont les emprunts à la culture populaire (films hollywoodiens, jeux vidéos, hits, séries télé) sont nombreux. Oprica Ivancea et les siens ont l’art de se réapproprier un répertoire désormais mondialisé pour revitaliser des musiques traditionnelles, dont le tort serait de tourner un peu trop en rond. Sans pour autant sacrifier les influences ottomanes et balkaniques. La synthèse entre les jeunes et leurs aînés fonctionne donc parfaitement. Chacun s’accommode des influences des autres, les agite, les mixe, pour servir un cocktail au goût explosif.

Le groupe mérite donc son surnom de “fanfare la plus rapide de l’Est”. On peut aussi bien dégainer un titre pour réveiller les danseurs les plus éreintés qu’en écouter tranquillement un autre aux influences jazz plus prononcées. En général le calme précède la tempête. Car la spécialité de ces Roumains surexcités, ce sont les changements de rythme. On commence lentement pour on accélérer d’un coup, et ne plus s’arrêter. Respirez bien fort avant d’écouter. Servir chaud.

Mélange de sonorités roms aux accents orientaux avec de la dance, musique électronique commerciale.

© 1998-2005 Le Courrier des Balkans (balkans.courriers.info)



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