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Selon les représentants de l'UE en Roumanie, un système centralisé de banque de données recensant tous les projets devrait permettre d'éviter les doublons et de s'assurer que toutes les procédures requises par Bruxelles ont été respectées.
Réputée être championne des détournements de fonds européens en raison d'un haut degré de corruption institutionnalisée, la Roumanie veut retrouver sa crédibilité. Bucarest a créé depuis juin 2005 un département de lutte antifraude (DLAF) sur le modèle de l'Office de lutte antifraude (OLAF) créé par la Commission européenne en 1999.
DES INSPECTEURS BIEN PAYÉS
Pépinière de jeunes cerbères des finances, cette institution discrète et rattachée directement au cabinet du premier ministre commence à faire parler d'elle. "La gestion des fonds européens en Roumanie a été très critiquée , explique le secrétaire d'Etat Tudor Chiuariu, le chef du DLAF, âgé de 29 ans. Nous sommes décidés à changer la donne."
En 2003, l'ancien ministre de l'intégration européenne, Hildegard Puwak, a dû démissionner car la société gérée par sa famille n'a pu justifier les 150 000 euros dépensés pour une formation fantôme. Les hommes politiques, mieux renseignés sur les procédures complexes des subventions, ont été les premiers à profiter du pactole bruxellois. Des pratiques que le DLAF veut arrêter.
Structure atypique dans le paysage institutionnel bucarestois, le DLAF est composé de 45 inspecteurs dont la moyenne d'âge est de 30 ans. "La moitié d'entre nous ont fait leurs études en Europe occidentale , affirme Tudor Chiuariu. Notre ambition est de faire de la Roumanie un exemple dans la gestion des fonds européens."
Les rapports issus des contrôles menés par ses inspecteurs du DLAF sont envoyés au parquet et peuvent servir de pièces à conviction face aux juges. Outre l'amende administrative pour détournement de l'argent européen, les fraudeurs risquent désormais la prison. Sur les 51 dossiers ouverts en 2005, qui portent sur des fraudes totalisant 14 millions d'euros, 43 ont été finalisés. Fini le temps où des pseudo-inspecteurs se "sucraient" au passage et fermaient les yeux sur une affaire douteuse.
Dans un pays où le salaire moyen est de 270 euros, les employés du DLAF sont payés 1 200 euros par mois pour ne pas céder aux tentations.
"Notre défi est de devenir un exemple pour les fonctionnaires et de changer le style d'administration, conclut Tudor Chiuariu. Nous savons que la Commission ne jettera pas 31 milliards d'euros dans un trou noir. Savoir les gérer, c'est d'abord une preuve du respect que nous nous devons à nous-mêmes."
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Alex MURARU
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