Opinia mea:
 
Mi-ar fi placut sa inteleg mentiunile in engleza facute dupa articolul din Le Figaro, dar nu e vina nimanui ca nu stiu engleza. 
 
Referitor la film,
eu, ca traitor al acelor timpuri, n-as viziona nici pe gratis un asemenea film, si n-as fi de acord acord cu finantarea ( dac-ar fi cazul s-o decid eu ) pentru astfel de productii cinematografice, care, dupa parerea mea, dezinformeaza pe cei care n-au trait acele vremuri din Romania si, mai ales, creaza o falsa imagine despre trecut, pentru tinerii nascuti dupa 1989.
 
Iar daca filmul este facut numai ca o aplicatie artistica, cred ca exista nenumarate medii din care se pot alege subiecte usoare, viata dinainte de 1989 a celor mai multi neputand fi incadrata in genul de "comedie", fie ea si "dramatica".  
 
Nici chiar daca realizatorul filmului l-a facut ( filmul ) pe banii lui, n-as accepta filmul, deoarece creaza la nivel international o imagine mult prea idilica fata de calvarul in care au trait pana in 1989 majoritatea copiilor, chiar si cei din generatia  dansului.
 
Copilul meu s-a nascut cu patru ani inaintea dumnealui, dar nici familiei mele, nici altor familii ( destul de multe, cu care comunicam atunci ) nu le-ar fi ars sa faca "jocuri de rol", cand ( cu banii lor !!! ) aveau doar dreptul sa cumpere numai "ratia" pentru intreaga familie, adica gaturi si gheare de pui costelivi, ratia de paine, faina sau malai, cand aveau doar dreptul de stat la rand afara in frig, ceata, ploi, ninsori, de la miezul noptii pana dimineata la ora 6.00, uneori chiar si cu copilul, daca nu era prea mic, pentru ca macar doua persoane din familie sa ia cate doua sticle de lapte, doua borcanele cu iaurt, si, doar daca voia vanzatoarea, sa aiba sansa cate unui borcanel cu smantana ( naveta cu smantana fiind prima retrasa in incinta magazinului, inainte de inceperea vanzarii, care se facea totdeauna sub cerul liber, intr-un loc cat mai dosit cu putinta din spatele magazinului ).
 
Daca realizatorul filmului nu a trait sau nu a auzit de la parintii sai ca asa procurau " painea"  cea de tote zilele si  lactatele pe care le avea probabil pe masa, inseamna ca poate acea familie ( chiar daca condamna atunci regimul si planuia uciderea dictatorului - de fapt, dupa razboi multi viteji s-arata !!! ), acea familie apela la forma de aprovizionare prin "relatii", ceea ce altii, chiar cu riscul infometarii, au refuzat sa faca.
S-au poate familia Domnului Catalin Mitulescu era o familie de vegetarieni 100%...
  
Faptul ca realizatorul filmului generalizeaza ca la 17 ani dupa 1989 toti suntem liberi si plini de speranta in viitor ( deci sunt asa chiar si cei care inca mai au ca locuinta canalizarile si ca alimentatie aurolacul !!! ), imi da sentimentul ca realizatorul ori are un interes sa prezinte lucrurile asa, ori nu are puterea sa inteleaga nici ce-a fost inainte de 1989 si nici incercarile la care suntem inca supusi astazi.
 
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Prezint scuze, daca opinia mea nu este in acord cu opinia Dumneavoastra, pe care aveti tot dreptul sa o exprimati, dar la care nu voi face nici un alt comentariu.
----- Original Message -----
From: Vali Nas
Sent: Friday, September 01, 2006 1:37 AM
Subject: [romania_eu_list] Les fantômes de Ceausescu

Les fantômes de Ceausescu

Brigitte Baudin
Publié le 30 août 2006
Actualisé le 30 août 2006 : 10h10

Dans son dernier film, Catalin Mitulescu évoque ses souvenirs d'enfance sous la dictature roumaine.

LE 25 décembre 1989, le procès expéditif et l'exécution de Nicolae Ceausescu et de sa femme Elena sont diffusés en direct par les télévisions du monde entier.

Dix-sept ans après la chute du régime du dictateur roumain, le cinéaste Catalin Mitulescu évoque les derniers mois au pouvoir de Nicolae Ceausescu dans Comment j'ai fêté la fin du monde, une tragi-comédie pleine de dérision avec une pointe de nostalgie d'un temps révolu.

Eva (Dorotheea Petre), 17 ans, et son frère Lalalilu (Timotei Duma) vivent à Bucarest, avec leurs parents. Et voilà qu'un jour, au lycée, Eva et son ami Alex cassent accidentellement le buste de Ceausescu. Drame ! Protégé par son père, un officier du Parti, Alex n'est pas inquiété. Eva, par contre, se retrouve dans une maison de correction. Elle s'en échappe et fuit la Roumanie en traversant le Danube. Lalalilu, quant à lui, prépare un plan pour tuer le tyran responsable du départ de sa soeur.

«J'avais 17 ans en 1989, l'âge d'Eva dans le film, explique Catalin Mitulescu. J'ai écrit ce premier long-métrage en m'inspirant de mes souvenirs de jeunesse, de la vie de ma génération. C'est un voyage un peu nostalgique dans la mémoire. Je suis né en 1972. J'ai grandi pendant la dictature de Nicolae Ceausescu. Mon frère et moi avions l'âme révolutionnaire. Nous aspirions à la liberté. Mes parents vivaient par contre dans la peur de la milice, des dénonciations. Ils nous imposaient de garder le silence, de nous méfier des voisins, de tout le monde. Électricien dans une usine automobile, mon père gagnait peu d'argent. On ne mangeait donc pas toujours à notre faim. Mais cela ne nous empêchait pas d'être heureux.»

Jeu de rôle

À l'époque, Catalin Mitulescu et sa famille écoutent Free Europa, une radio clandestine qui leur donne des nouvelles de l'étranger. C'est aussi leur manière à eux de faire acte de résistance. Ils regardent aussi chaque soir l'unique programme de la télé relatant un épisode de la vie quotidienne de Ceausescu ponctué de chants patriotiques. L'occasion pour eux d'exorciser leurs angoisses, de chasser les démons, à travers un jeu de rôle.

«On se réunissait dans la cuisine et l'on imaginait que Ceausescu était notre prisonnier, se souvient Catalin Mitulescu. Mon père jouait le tyran. Il endossait un vieux manteau, enfonçait sur sa tête un bonnet en mouton. Il imitait sa façon de parler, de marcher. Mon frère et moi lui faisions promettre n'importe quelle absurdité. On l'enfermait ensuite à clé, dans la salle de bains. Nous nous prenions parfois tellement au jeu qu'il devait nous supplier de le laisser sortir. Ma mère intervenait alors et tout rentrait dans l'ordre.»

Dix-sept ans après la chute de Ceausescu, la Roumanie est entrée dans une nouvelle ère : celle de la démocratie. Mais, elle ne s'est toujours pas débarrassée des fantômes d'un lourd passé encore trop proche.

«Dans la dernière année de son règne, Ceausescu ressemblait à une marionnette avec son chapeau sur la tête et ses gestes d'une raideur mécanique, se souvient le réalisateur. Il répétait les mêmes discours machinalement, comme un moulin à paroles. C'était Guignol ! Jusqu'à son exécution. C'est le sentiment qui me reste avec le recul et que je veux transmettre dans ce film. Aujourd'hui, malgré la crise économique et des problèmes politiques, nous sommes libres et pleins d'espoir en l'avenir. Nous pouvons sortir du pays à notre guise, voyager dans le monde, s'ouvrir à d'autres cultures. Dans le palais de Ceausescu abritant à présent le Parlement flotte encore l'esprit démoniaque du despote. Il faudra du temps avant que la Roumanie ne se débarrasse complètement de ses fantômes.»

Comédie dramatique de Catalin Mitulescu, avec Dorotheea Petre et Timotei Duma. Durée : 1 h 46.

© lefigaro.fr

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Vali
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