http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=A <http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=A&Id=2860&utm_source=NL_FR&utm_me dium=email> &Id=2860&utm_source=NL_FR&utm_medium=email <mailto:[EMAIL PROTECTED]> Prune Antoine - Paris - 7.11.2007 Enquête
Syndrome post-Erasmus : SOS détresse Erasmus = fêtes non stop + gaudriole, le tout à l'étranger. Mais une fois rentrés, la majorité des étudiants traversent une phase de déprime, entre nostalgie et apathie. La fin de linnocence? Passage à vide ? (dreampixels.de/flickr) <http://www.cafebabel.com/photos/depressionerasmus.jpg> Passage à vide ? (dreampixels.de/flickr) La débandade. Ou plutôt, la 'loose'. « Lancien Erasmus ne sait pas quune fois rentré, sa maison lui semblera moche, sa ville froide, la fac chiante, la télé glauque, les amis nuls, » énumère Fiorella de Nicola, une étudiante italienne qui a consacré sa thèse de sociologie à une <http://www.sodeni.it/erasmus/nota.html> 'Anthropologie de lErasmus. Et ses conclusions sur ce quelle nomme le syndrome post-Erasmus, sont éloquentes. « Lannée à létranger est chargée démotions, de rencontres, de découvertes constantes et du sentiment dêtre un peu spécial », détaille Aurélie, une étudiante orléanaise passée par la fac de Newscatle. « A la maison, tout redevient trop simple et vide parce que la nouveauté perpétuelle est lune des composantes de lexpérience Erasmus ». Juliane, partie étudier les langues étrangères à Glasgow, renchérit : « lorsque l'on rentre chez soi, on réalise que tout est exactement pareil quavant. Alors quà lintérieur de nous, tout a changé. » En 2007, Erasmus, alias le <http://www.cafebabel.com/fr/dossier.asp?id=360> programme déchanges universitaires le plus connu de lUE, souffle ses 20 bougies. Et trinque à une véritable <http://fr.wikipedia.org/wiki/Erasmus> success story. Un million et demi détudiants partis, des universités partenaires aux quatre coins du continent et l'équivalence effective des diplomes partout en Europe. Seule ombre au tableau, absente des statistiques et réjouissances officielles : une fois la parenthèse enchantée refermée, la majorité des étudiants reviennent, dépités sinon déprimés, à la case papa-maman et au quotidien barbant. Décalage avec son environnement, difficulté à partager son expérience, idéalisation de létranger, repli sur soi...Après la dolce vita entre vodka et fiesta, la phase datterrissage est turbulente, pouvant même mener à une dépression, dans les cas les plus sérieux. Diganostic : syndrome post-Erasmus « Erasmus, cest comme un rite de passage contemporain », souligne <http://psychologue.nantes.free.fr/> Christophe Allanic, psychologue clinicien et spécialiste de lexpatriation. « On quitte dabord sa ville natale, ses parents pour se retrouver dans linconnu parmi dautres pères/pairs, cest une épreuve. » Qui, une fois surmontée, ne doit pas faire oublier la nécessité danticiper et de penser le retour. « Il est ainsi plus facile de partir que de revenir », met en garde Allanic. « Réintégrer le nid après avoir découvert lindépendance, cest le pire, » juge par exemple Domenico, 28 ans et président de lassociation étudiante <http://www.planeterasmus.net/> Planeteramus. «D'autant plus si l'on vivait avant dans une petite ville et que l'on navait jamais quitté ses parents, » ajoute t-il. « Il faut se réhabituer à la normalité, », pointe quant à elle Mina, 21 ans. En clair, renoncer à lexcuse du charmant accent, à la sensation dêtre « différent ». Se résoudre à redevenir un français comme les autres et non plus une rare créature exotique. Basta donc les soirées tiramisu-tortilla-quiche lorraine, les discussions arrosées entre Polonais et Italiens ou les colocations type auberge espagnole! Raconte la, ton année Erasmus ! Létudiant laissé seul avec son vécu, finit souvent par se sentir étranger dans son propre pays et dans limpossibilité de partager cette expérience avec son environnement familier. « Comment résumer une expérience si riche en quelques phrases jetées au hasard à sa famille ? », glisse ainsi Pauline, 21 ans, dont une année passée en Irlande. Pour aller mieux, de nombreux étudiants se tournent vers les associations d'ex-Erasmus, hantent les 'international party' ou se lancent dans l'aventure de l' <http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=T&Id=2128> eurocouple. Leur espoir ? Récréer artificiellement un deuxième âge dor. Agnieszka Elzbieta Dabek, secrétaire générale du Erasmus Student Network ( <http://www.esn.org/> ESN), le reconnait, « Beaucoup d'ex-E proposent de participer bénévolement pour donner des conseils, transmettre leurs aventures ou organiser des soirées... » Garder la flamme certes, au risque de cultiver une nostalgie sans issue. Erasmus, le début Christohpe Allanic considère lui « ce processus de deuil », entre déprime et idéalisation, comme « parfaitement normal». A condition quil ne dure pas plus de quelques semaines. En réalité, ce blues du retour ne fait que marquer lentrée dans lâge adulte et la perte dun monde idéal. « Si tout a soigneusement mis en place pour encourager la mobilité des jeunes Européens, rien n'a été imaginé pour 'l'après' », poursuit encore Allanic. En clair, il serait temps que les universités s'intéressent au retour de leurs étudiants et les accompagnent dans cette transition, « sans quoi lexpérience peut tourner au désastre. Car finalement, nest-ce pas aux adultes daider les enfants à grandir ? » Finies donc les bonnes excuses... <mailto:[EMAIL PROTECTED]> Prune Antoine - Paris - 7.11.2007 Copyright © 2007 Babel International ---------------------------- Vali "Noble blood is an accident of fortune; noble actions are the chief mark of greatness." (Carlo Goldoni) "When the power of love overcomes the love of power, the world will know peace." (Jimi Hendrix) Aboneaza-te la <http://groups.yahoo.com/group/ngo_list> ngo_list: o alternativa moderata (un pic) la [ngolist] Interested in Romanian news, stories, articles, traditions? Then please consider joining my Yahoo Group: <http://groups.yahoo.com/group/RO-maniacs/> RO-maniacs Please consider the environment - do you really need to print this email?
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